SOLILOQUE DE L'ÉPOUSE PENDANT LA NUIT
Gh. V. — 2. Je dormais, mais mon cœur veillait. Voilà que j'entendis la voix de mon bien-aimé. Il frappe: Ouvre-moi, dit-il, ma sœur, mon amie, ma colombe , car ma tête est toute couverte de rosée , mes cheveux sont trempés des pleurs de la nuit.
3. (Je répondis) : J'ai enlevé ma tunique, comment la remettre? J'ai lavé mes pieds , comment les salir encore * ?
4. Mon bien-aimé étendit alors sa main à travers l'ouverture de la porte , et mon cœur frémit de tendresse.
5. Je me levai pour ouvrir à mon bien-aimé. Et voilà qu'un parfum de myrrhe se répand sur ma
' En Orient, la chaussure, qui ne consistait qu'en une sorte de semelle attachée par des courroies, laissait les pieds à découvert. Il était nécessaire de se les laver souvent. Si l'épouse s'était levée, il lui aurait fallu de nouveau se laver les pieds, que la poussière du sol aurait salis.