‹ Salomon, son règne, ses écritsChapitre 94 sur 339 · CHAPITRE XVTI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVTI

COMMERCE DE SALOMON AVEC l'iNDE

Tant de grands travaux entrepris en même temps épuisaient les trésors amassés par David , absorbaient non seulement les impôts et les revenus de toute sorte, mais ouvraient des déficits. Nous verrons Salomon emprunter à Hiram des sommes considérables, cent vingt talents d'or'. Il importait donc de créer, s'il était possible , de nouveaux revenus.

Les rapports du roi d'Israël avec les marchands de Tyr éveillèrent dans son esprit l'idée de demander au commerce ce qui manquait au trésor. Pourquoi, comme ses voisins, Israël n'entreprendrait-il pas des courses maritimes? Salomon conçut le projet de se livrer aux échanges , et de procurer ainsi à son royaume une source de richesses à laquelle il n'avait pas encore puisé ^ Le commerce enrichit plus sûrement et d'une façon plus durable que le butin des guerres. Les Phéniciens, avec leurs colonies, presque seuls dans le monde l'avaient compris ; presque seuls

* III Reg. IX, 14. En évaluant le talent d'or à 131 850 francs, ce serait une somme de 15 822 000 francs qu'Hiram aurait avancée à Salomon.

* Au temps des Juges, les deux tribus de Dan et d'Aser se livraient déjà à une sorte de commerce maritime, dans les ports de Joppé et de Tyr. Mais ce commerce dut être fort restreint et ne put s'établir d'une manière durable (Jud. v, 17).

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