‹ Salon d'Horace Vernet. Analyse historique et pittoresque des quarante-cinq tableaux exposés chez lui en 1822Chapitre 14 sur 86 · DE BEDLAM · texte numérisé non relu

DE BEDLAM

poussière , les morts , le chariol des blesses.... ) Vois.... j''al encore de la paille dans mes che- ) veux , mais je la garde ; je veux la garder tou-

> jours.... CVsl plus beau qu'une guirlande.... )) Ta présence et ta pitié me font du bien ;

) ma tcte sVclaircit. Je te dirai bien vile.... Car

> ces moniens de raison , ces cruels momens » sont courts. JVtais à Paris en i8i5 ; Adolphe ) m''aima; il me plut. Il est brave , Adolphe ; il

est beau, il est sensible. L'heure du combat venait de sonner; il voulut partir; il s'arracha de mes bras ; il rejoignit l'armée française. Mais je le suivis ; je lui appris comment on aime. C'était bien mal à moi , n'est-ce pas, de nourrir, pour un ennemi de ma patrie , cette passion qui brûle encore , qui brûlera toujours , là , dans mon sein ? L'amour , hélas ! a toujours été plus fort que ma raison ; c'est lui qui a dévoré ma vie , bouleversé mon être , anéanti mes facultés ; enfin , je résolus de suivre Adolphe ; j'abandonnai tout.... et un soir.... quel souvenir !.... il fallut l'attendre le jour de la bataille de Mont- Saint- Jean... je l'attendis, je l'attends en- ) core... il reviendra ; Shakspeare l'a dit....

» Yes the beloved shall corne again (i). (i) Hamlet, act. 111.

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