LA FOLLE
Ce mot excite mon étonnement. Suzanne est Anglaise; Fazur de ses yeux, la beauté d\me carnation que Témotion colore vivement , For de sa chevelure en désordre, le caractère de cette tête appartiennent à la race saxonne. « Tiens , dit-elle , cVst là ! » Et elle montre du doigt un hausse-col, troué par une balle; son autre main s'ippuie sur le haut de sa poitrine, les palpitations de son sein découvert indiquent la violence de son émotion. Je ne peux retenir mes pleurs.
(( Qu'ils sont cruels I vois ! ils ont attaché
» mon bras; ils nFont enchaînée » Une
corde pressait et meurtrissait sa main délicate. Je me hâtai de la détacher. Je me souviendrai toujours de ce regard douloureux et reconnaissant qu'elle jeta sur moi. Elle me fît asseoir auprès d'elle, sur un banc de verdure, à l'ombre d'une draperie rouge suspendue à des saules.
(f Adolphe c'est le fils d'un officier fran-
)) çais....jele vis à Paris » Suzanne passait
sur son front celle de ses mains qui était libre. Ses beaux yeux bleus se fixaient avec désespoir sur le hausse-col. La contraction pénible de ses sourcils et le rire subit de sa bouche me saisissaient d'efiProi. « Ce n'est rien , continua-t-elle ;
)) je suis bien , très-bien Tu t'étonnes de l'é-
» tat où je me trouve Hélas ! ce combat , la