‹ Salon d'Horace Vernet. Analyse historique et pittoresque des quarante-cinq tableaux exposés chez lui en 1822Chapitre 41 sur 86 · N° XVII. ] JOSEPH VERNET · texte numérisé non relu

N° XVII. ] JOSEPH VERNET

Se fait attacher sur l'avant d'une felouque , pour peindre une tempête d'après nature (i).

J'ai failli me noyer ; mais j'ai fait ma tempête.

(l'Enthousiaste , comédie de Beaunoir. )

<( Joseph Vernet , rappelé dans sa patrie en lySa pour peindre les ports de la France^ quitte ritalie et s'embarque à Livourne dans une petite felouque. Pendant la traversée, une violente bourrasque s'élève et menace de briser le frêle bâtiment sur les rochers. Au milieu des vives alarmes de Féquipage et des passagers , J. Vernet n'éprouve d'autre crainte , que celle de ne pas voir assez ) bien et d'assez près l'admirable spectacle ) d'une tempête. Attaché sur l'avant du bâti- > ment, et de là , contemplant avec ravissement ) la scène terrible qui s'offre à ses regards, il confie en même temps à sa mémoire et

(i) Ce tableau est le seul, que M. Horace Vernet ait exposé au Salon du Louvre , en 1822.

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