N° XIX. ] LE SOLDAT DE WATERLOO
Tears , big leais gitsh /"rom lltc r'oiigh soldier's lui.
ffis tread is on an empire 's diist ;
The grave of France, (lie deadly Waterloo.
De grosses larmes tomLent des yeux du vieux soldat : il foule la poussière des braves , le cercueil de la France, les champs de Waterloo.
(Lord Byron.)
Un jour s''est écoulé depuis la bataille. Les derniers traîneurs ont quitté la plaine. Tout est silencieux dans ces champs funéraires, que couvraient hier des milliers d'hêtres humains. Là, vingt rois ligués contre un chef; là , trente nations unies contre un peuple, ont attaqué avec crainte , et , long-temps vaincus , ont enfin triomphé sans honneur. Les cris de mort , de terreur ou de victoire, retentissaient hier encore dans ces lieux ; huit cents pièces de canon tonnaient sur ces collines désertes : leurs formidables éclats répétés par les échos du Mont- Saint-Jean , le galop rapide des coursiers de la Sprée et de la Yistule , de la Tamise et du