‹ Salon d'Horace Vernet. Analyse historique et pittoresque des quarante-cinq tableaux exposés chez lui en 1822Chapitre 59 sur 86 · D'ANISSON-DUPERRON FILS · texte numérisé non relu

D'ANISSON-DUPERRON FILS

Difficile est cointnunia pingcre.

Ce qu'il y a de plus difficile dans les arts, ce sont les choses simples et communes.

( Horace. )

Cest un jeune enfant qui tient à la main les jouets de son âge. L"'artiste a échappé à Técueil de ces sujets sans intérêt dVmotion ou d''invention, par le fini des détails , et Fagréable expression quMl a su y répandre. Un distique de Voltaire surnage au milieu des volumineux écrits de son temps ; un Arabesque de Raphaël porte le caractère de perfection qui n''appartenait qu*'à ce grand homme. Dans cette composition peu importante , la grâce , le précieux , la vérité , la coideur, trahissent également le pinceau du maitre.

LE PORTRAIT

Ce jeune enfant a[)|)artenait à une famille d^nqirimeurs , qui a obtenu de la considération

PORTRAIT D^INISSON. 123

et de la fortune en se livrant aux travaux de cet état honorable. La direction de rimprinierie royale leur est aujourd'hui confiée.

La famille de ce jeune homme Ta perdu il y a peu de temps ; et , dans ses regrets , elle a demandé au peintre de chercher à reproduire sur la toile les traits de celui qui lui avait été enlevé. On assure que la ressemblance est parfaite, et que Tartiste a deviné son modèle qu*'il avait à peine entrevu.

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