I.K GKiVERAL MOIULI.O
(|ui lui annonce le terme de ses prospérités et de ses grandeurs.
r/ln'stoire racontera les courageux eli'orts de ces j)atriotes de réquateur, des Tîolivar, des Arisinendi , des Brion , des Zéa , des Saint-Martin; nobles défenseurs de la patrie régénérée, qui , sur une terre affranchie, ouvrent un asile sacré aux arts , à la gloire, à la philosophie et aux victimes de l’oppression.
En rappelant les succès militaires de Morillo, une réflexion se présente; c’est que le génie de la guerre et la victoire même sont impuissans j)Our asservir une nation qui a la ferme volonté d’être libre. Combien de fois les relations de Alorillo n’ont-ellcs pas représenté les Américains vaincus, dispersés, hors d’état de reparaître sur le champ de bataille : combien de fois ces espérances n’ont-elles pas été trompées! Pendant que le despotisme ordonnait ses fêtes et ses chants de triomphe , les soldats de la liberté , retirés au fond des déserts ,sous un ciel dévorant , organisaient leurs phalanges, et revenaient saisir la victoire. Leur courage a cédé plus d’une fois à la discipline et à la tactique euro[)éennes ; mais leur résol ution ne s’est jamais démentie. Enfin, ils ont lassé la constance d'un ennemi sanguinaire. Le farouche Morillo est revenu dans sa patrie délivrée,
LE GÉNÉRAL MÜRILLO.
Cl pcut-èlre le verrons-nous expier ses exploits du nouveau Monde, en triomphant pour la cause de la justice et de la liberté.
LE PORTRAIT
Lne aine ardente , un sang brûlé par le soleil et les fatigues semblent animer les traits de ce guerrier : on voit que les dangers de la patrie ne l’arrêteront pas , et que la pitié ne le fera pas plus reculer que le péril ; un feu sombre jaillit de ses yeux pleins d’audace : c’est bien là ce chef inflexible qui s’ouvrit un passage jusqu’aux^ montagnes , à travers les bataillons de Bolivar ; qui fit fusiller tant d’insurgés pris les armes à la main : c’est ce marin , endurci à tous les dangers, ce sergent devenu généralissime, qui ravagea les colonies espagnoles, et devint fameux par un courage impitoyable contre tant d’hommes armés pour la conquéle d’une patrie et de la liberté !
[ ^o vin. ]
M. DUPIN, AVOC/VT.
flr bonus , dicendi peritus.
U'hoDinic vertueux habile à bien dire.
( QtlNTlLIEN. )
fmplebit terras voce ,* et Jeralia jussa Fulmine compescet lingtiœ.
Sa voix retentira dans l'univers j la foudre de son éloquence enchaînera la cruelle injustice. ( Clal'DIEN. )
M. Dupin parcourt la plus honorable carrière. La réunion des lumières du jurisconsulte, du talent de l’orateur, d’un noble caractère, d’un amour ardent de la justice et de la gloire nationale le placent au premier rang dans sa profession et lui ont acquis une gloire qui tourmente la médiocrité, toujours envieuse, et qui a reçu des attaques mêmes de ses ennemis un nouvel éclat.
iVomme en ivSi5 député d’un des collèges électoraux delà Nièvre , à la Chambre des rcjirésentans, M. Dupin, dans un de ses opuscidcs, rend compte du sentiment qu’il éprouva. <( .le » considérai , dit-il , que je ne changeais point » de profession , que j’aurais seulement une