MESSIEURS
mais partisan déclare de la liberté constitutionnelle , magistrat courageux , citoyen dévoué aux intérêts de son pays , après avoir fait tous ses efforts pour prévenir ou calmer les sanglantes réactions de Nîmes , et déployé une grande énergie dans la poursuite fies assassins , révèle tout-à-coup dans une pétition aux chambres législatives l’existence d’un gom’ernement occulte.
Traduit devant la Cour de cassation , au sujet de cette pétition et du refus de nommer les révélateurs qui s’étaient confiés à lui , M. Madier de Montjau réclame en vain le droit de choisir un défenseur dans le barreau de Paris. On voulait qu’il désignât le nom de cet avocat avant de délibérer si on le lui accorderait. Il résiste à cette exigeance, et prépare sa défense écrite.
On se rappelle encore l’effet prodigieux de cette défense devant la Cour de cassation. Tl y parut, ayant à ses côtés son vénérable père ainsi que M. Dupin, son conseil et son ami. L’audience était présidée par M. de Serres , garde-des-sceaux.
Après les plaidoiries, M. de Lally-Tollendal, qui se connaît en courage et en éloquence , embrassa et félicita le jeune magistrat. Il reçut à Paris le plus brillant accueil.
Le peintre a saisi M. Madier de Montjau fils, dans l’instant où il relève le mot serieusement
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dont s’rtait servi M. le g;mle-des sceaux, en l’inlerrooeant sur l’existence du gouvernement occulte.
LE POUTHAIT. '
situation intéressante et l’émotion qui en résulte donnent an dernier portrait un caractère ])artieulier , et attirent sur lui les regards. Les arts vivent de passion jointe à l'itFiilation lldèle de la nature : aussi doit-on rendre justice à la fois à la belle et forte expression du portrait de de Montjau fils, et au coloris franc, large, vrai, de celui de M. de Montjau père.