PORTRAIT DE MADAME SMITH
feleric et d’ecole ! Le jiinceau paraît s’être promené librement sur cette toile, comme une baguette magique ; il en a fait un miroir. Ce vêtement lourd, que nos dames ont adojitêpour riiiver, le jieintre a eu l’art de le draper avec grâce, et de s’en servir pour dessiner le bras de son modèle. Appuyée contre une terrasse, dans une espèce de rêverie légère , pleine de naturel et de cbarme, elle sourit, et rappelle, par sa pose et son ensemble , les lignes du chevalier romain qui servent d’épigraphe à cet article.
Il semble qu’on ne puisse donner trop d’admiration et d’éloges à cette couleur si pure, si vive sans être exagérée , à cette manière large et suave , qui caractérisent ce tableau , et à l’accord charmant ([ui y règne. Il faut s’arrêter , et s’écrier encore avec Pétrone : « Les mots )) ne peuvent atteindre au charme de l’ou- )) vrage ! Tout ce que je dirais serait au-des- » sous de sa beauté (t). »
(T; Nitlla esL vox qiiœ formam c.jiis possil comprchc/ulrre. (^uicquid dixero minus erit.
[\“ Xl\.]
\M SOLDAT DE W ATERLOO.
Ti'ars , big tears gush front thr rough soldier's lid.
Hts tread is on an empire*s dust^
The grave of France, the deadlj- ff 'aterloo.
De grosses lamies tombent des yeux du vieux soldat: il foule la poussière des braves, le cercueil de la France, les champs de\N alerloo.
(Loid Byron.)
l > jour s’est écoule depuis la bataille. Les derniers traîneurs ont (|uittc la plaine, roui est silencieux dans ces champs funéraires, que coin raient hier des milliers d’èlrcs humains. Là, vingt rois ligués contre un chef; là, trente nations unies contre un peuple, ont attaipié avec crainte , et , long-temps vaincus, ont enfin triomphé sans honneur. Les cris de mort , de terreur ou de victoire, retentissaient hier encore dans ces lieux ; huit cents pièces de canon tonnaient sur ces collines désertes : leurs formidahles éclats réjiétés par les échos du Mont- Sainl-Jean , le galop rapide des coursiers de la Sprée et de la \ istule, tie la Tamise et du