LE CAMOENS
enceinte liquide , prête ù retomber plus terrible. Il a sauve son manuscrit. Il Têlève audessus de sa tête, avec l’expression d’une joie exaltée, pour le garantir d’un nouvel outrage. L’arc-en-ciel, qu’on aperçoit au loin, et les cavernes de la côte, annoncent à la fois la fin de l’ouragan, le salut du poète et la conservation du monument de sa gloire.
Sous les pieds du poëte, un nègre, admirablefnent bien dessine, et qui a vainement essayé de sauver des objets précieux, est étendu mort sur le rivage.
La pose du Camoëns est inspirée , et le pinceau qui a si bien deviné l’entbousiasme poétique et l’attitude triomphante de l’bomme de génie qui vient d’arracher son chef-d’œuvre à la destruction, a été guidélui-mêmeparun enthousiasme heureux qui perpétuera son soiœenir.
Le costume est exact et l’elfet piquant. Cependant, soit que l’auteur ait retouché son ouvrage avec un soin trop minutieux , soit que la finesse des détails ait nui à l’ensemble, soit qu’il faille attribuer cette impression à quelques pentimenti trop tardils ou trop nombreux ; il semblerait que ce tableau, d’ailleurs distingué sous plusieurs rapports , n’a pas toute la franchise et toute la naïveté qui se font remarquer dans les antres compositions du même peintre.
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SCÈ\KS DE MOMÈRE,