I.A REDOUTE DE KABRUNN
Ira dans la chambre où donnait le capitaine Pelletier de Chambnre, commandant d’une compagnie franche que l’ennemi lui-même avait surnommée Vinfernale. Le ])rojectilc éclata près du lit tle l’intrépide capitaine qu’il éveilla brusquemeut, comme on peut croire. ^’^on moins impassible que Charles XII , dans une circonstance à j)eu près semblable , Chamburc se lève et écrit au prince de Wurtemberg le billet suivant :
'( Prince, vos bombes ont troublé mon som- » mcil; j’ai résolu défaire une sortie a^'ccmes » braves pour cnclouer vos mortiers : l’expé- » rience vous prouvera qu’il est tou jours dan- )i gereux d’éveiller le lion qui dort.
» Minuit, i6 novembre i8i3; un quart » d’heure avant ma sortie. »
Auguste de Chambure.
Sa lettre écrite, il rassemble sa compagnie, lui eu donne lecture et déclare qu’il est résolu d’aller déposer lui-même sa missive dans un des mortiers d’où est partie la bombe qui l’a éveillé: Promet tez,-moi de me suivre, continua-t-il, nous prendrons la redoute; j(‘ vous réponds du succès. Tous en lirent le serment, et il sortit avec eux pour l’accomjilir.
Le capitaine (diambure se dirigea sur la redoute de Kabrunn, eu longeant l’allée de