DT^'E ÉTABLE AA ACIIES
Fail d’après naliire en 1818, dans le parc d'une maison à Sèvres , qui appartenait autrefois à madame de Coislin.
Tranquille et doui ahri de la vache pesante. Dont le lail , expri.nc par d'innocentes mains » Remplit de son nectar une cruche ecumante.
(Léonard.)
On dirait que le peintre a (doione volontairement tout ce <|ui potivait donner du charme à son tableau et faire oublier par quelques accessoires rinsiouibauce du sujet. Potter a toujours eu soin de placer ses belles geuiisses au milieu de gras pàttirages. Bergbem entourait ses moutons et ses bœufs, d’arbres verts, de prairies, d’accidens varies, de ruisseaux limpides; il asseyait avec grâce ses bergères aux pieds nus, sur la croupe du cheval de labour ou de rtîne patriarcbal. Le célèbre Carie Dujardin faisait errer ses troupeaux près des fraîches cavernes, dans des gorges de montagnes , dans des vallées tapissées d’une douce verdure.
l44 INTÉRIEUR d’une ÉTABLE A VACHES.
M. V ernet n’a employé aucun de ces moyens. Il a réussi cependant ; ses vaches , la paille qui leur sert de litière , les moindres accessoires de leur demeure , tout est vrai , rien n’est orné. Les animaux sont bien rendus et leur attitude est la nature même. Mais ce mérite , assez mince pour un artiste du rang de M. Veriiet , ne peut nous arrêter long-temps : un autre tableau attire toute notre attention; et du plus petit de ses ouvrages , nous nous hâtons de passer à la plus vaste de ses compositions.