‹ Salon de 1833Chapitre 7 sur 16 · LB8 CAI78BRIE · texte numérisé non relu

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— Tiens , Merlin de Thion ville !

— Oui, par M. Sentis. Je le retrouve bien dans cette peinture; cependant je voudrais que Fartiste eut £ait la tète plus forte ; cette tète de Merlin, où il y a du lion et du taureau, tète encore puissante , énergique, comme elle le fut à la Convention. Ces deux jeunes femmes qui sont devant Merlin ne sont pas heureusement rendues.

. *— Ma foi , je les aime presque autant que cette grandedemoiselle de madame Tripier-Lefran, née Lebrun, coinme elle l'a écrit dans le coin de son tableau.

, — Qui ? Cette personne , longue , maniérée, kinsonnée? Je le crois bien.... Tenez, voilà une très-jolie chose , cette jeune persomje en robe lilas par M. Etex. Le dessin de la^tête est plein de finesse ; les étoffes sont largement taiUées ; la couleur est un peu grise , je crois. Vous retrouvez ce défaut dans presque tout ce qui estsortidePécole de M. Ingres, et c'est dommage , parce qu'il y a d'ailleurs un mérite solide; mais le système et le besoin d'exagération qui presse tous les systématiques à la suite! Les ingristes poussent la donnée de leur maître

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jusque ses dernières conséquences ; M. Ingres est fort indifférent pour la couleur : eux la méprisent ; ils afiSectent un ton qui ne tient pas à la nature^ ils se font une vérité de convention^ unrf vérité froide , généralement plate ^ réduite à la forme qu'ils épurent jusqu'à la sécheresse, n en est un pourtant qui ne s'est pas brouillé avec la grâce : ce n'est malheureusement pas le plus fort; c'est M. Bourdon, l'auteur d'un portrait d'une dame en robe grise , assise devant un chevalet, oîi elle dessine, et réfléchie par une glace placée à sa gauche. I<a pose est jolie; le cou et le dos sont chaTmans ; la robe est peinte avec beaucoup de soin ; mais la tète et la main sont &ibles , et puis tout cela est dans cette harmonie grisâtre dont je pariais. Un autre portrait par M. Bourdon, auquel je ne vois que ce ton à reprocher , c'est celui que vous voyez là-haut> * d'une dame aux cheveux châtains-clairs, à la robe blanche, à la ceinture bleu-de-ciel , dont la tête penchée légèrement à gauche est jolie: ce que je n'ai pu dire encored'unetête de femme sortie de l'école ingriste. Le plus fort des élèves de M. Ingres , j'entends de ceux qui suivent le maître et adorent la ti'ace de ^es pas , comme

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disait le poète Latin , c'est M. Âmamy-I)iiva(. Voici son portrait par lui-même. L'exécation en est fort bonne et le dessin très-pur ; mais je trpuve que les cheveux manquent de lumiàre^ et que le ton n'esrni suffisamment vrai , ni^flisamment brillant. Le portrait de femme ^ madame D.^ que voilà là-bas est une chose originale.

— Oui , il a l'air d'être arrivé par le dernier convoi de la Chine. Quelle pâleur! quelle absence de saillie ! ce n'est point du tout agréa*blè à voir.

— Mais c'est intéressant à étudier. Braquez votre lorgnette $ur cette peinture que j'ai beaucoup examinée y et dont je puis vous indiquer toutes les qualités, ensevelies sous la teinte systématique qui vous repousse^ Voyez d'abord :

la silhouette est d'une élégance....

— Peut - être affectée dans certaines parties* qui vont jusqu'à l'angulosité.

— Voyez ensuite le modelé d'une délicieuse finesse. H n'est guère possible de trouver quelque chose de plus précieusement fait, que la poitrine , le front , les joues et les mains.

— D'accord ; mais pourquoi celte bizarrerie

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dans le choix des couleurs des étoffes qui revêtent et entourent cette dame ?

— Pourquoi ? Cest apparemment pour que des tons foncés ne viennent pas pâlir encore ce visage si pâle y et ne rejettent pas plus loin dans le fond une tète qui n'aspire pas assez à venir ea avant. Le portrait de madame Du...

est un morceau d'étude plein de talent à la fois et d'exagération. M, Amaury - Duval a cherché autre chose dans le portrait de ma-^ dame Emma G...^ mais il n'a pas réussi. Les yeux sont ouverts d'une manière désagréable ^ la bouche grimace en riant, les cheveux sont lourds et durement peignés sur le front ; cette tète est sans grâce ^ et vous ne diriez jamais^ à la voir, que l'original est très-gracieux et ne porte pas perruque. Cependant, il y a i^i un talent d'exécution remarquable comme dans tous les portraits du même auteur. Un ouvrage de M. Duvâl que je recommande à votre atten^ ticm quand vous irez voir les dessins, c'est un portrait dessiné , tellement plein de qualités , qu'on peut le comparer aux ravissans portraits que M. Ingres a £aits dans ce genre. M. Âmau-** ry-Duval n'a pas encore abordé la pemture

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historique: il serait fâcheux qu'il restreignît ses, études solides à un genre^qui grandit beaucoup à la vérité, aujourd'hui, et a spffi à l'illustration de plusieurs artistes anciens, et modernes^ mais qui ne doit pas exercer sur l'école française la haute influence que l'ingrisme espère de son système. C'est dans les compositions qu'un peintre montre sa science, et prouve qu'il a observé la nature dont il faut qu'il reproduise la forme modifiée par les passions. Les portraits de M. Bremont ne sont pas fort inférieurs à ceux de M . Du val . Messieurs P . et J. , le premier debout et appuyé sur une canne^ —la canne est un des accessoires presque obligés des portraits ingristes , bien que M* Ingres ne l'ait pas inventée-r- l'autre assis dans un fauteuil. M. P. est plus gris queM. J.j M. J. est plus .saillant sur la toile : en résumé, ce sont deux bons ouvrages dans la donùée de l'école d'où procède M. Bremont. Une chose de M. Bremont que je n'aime pas , c'est le portrait de madame E. . , que vous voyez assise, les bras croisés, entre deux rideaux droits — un de plus qu'il n'est d'usage d'en niettre , aux termes du protocole ingriste^ article du rideau de fond — les che-

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veux défirisés à Fanglaise^-le dessous du nez barbouillé d'une touche noire, qui a Fair d'une couche épaisse de tabac, toute la £sLce sèchement accusée, et dessinée un peu anguleuse*ment, comme presque toutes les tètes du tableau {épisode de i8i4) exposé par M. Bremont.

Dans ce tableau qui n'est pas^ sans mérite, je n'estime réellement que la jeune fille cherchant un refuge auprès de sa mère, et le groupe d'une vieille femme avec un petit enfant.

M. Perlet n'est pas encore aussi habile que MM. Bremont et Duval; la Esmeralda écrî* vant avec sa chèvre le nom de Phœbus , a des qualités sans doute, mais pas celles que le . sujet réclamait impérieusement : la grâce , la jeunesse et la beauté. La tête pensive de la" bohémienne devait être jolie, elle est maigre, sèche, sans idéalité, comme serait celle d'une grisette malade. Le portrait d'homme en vêtement du moyen âge, est assez lumineux et d'un ton agréable. M. Popleton, outre quelques-uns des dé&uts de ses camarades^ il est complètement sans relief et sans charme.

— Mais, M. Ingres est-il bien content de tout cela?

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— Je ne taie y et firanchement ^ jç ne pour^ rais croire qu'il en fut satis&it; je sui^ cou* vaincu qu'il est emba]:raMe de «a queue ^ coiti-me Delacroix de la sienne^ comme tous les che£i de parti de la leur. La queue tous pousse^ elle exagère vos idées jusqu'à les défigurer , mais vous n'osez là désavouer ouverte* ment^ parce que vous craignez de rester tout seul; il est si doux de voir son nom inscrit sor une bannière I Demandez à M. Ingres^ à td écrivain politique^ à tel tribun > ce qu'ils pensant de ceux qui les suivent^ ils vous répondront à l'oreille : u Us me gênent; ils me font . porter la responsabilité de leurs fiaiutes ; ils me compromettent^ je ne sais comiment m'en dé-^ barrasser. »

-*— C'est la &ute de M. Ingres. Artiste exclue sif ^ il est professeur exclusif; il a du faire des enthousiastes^ parce qu'il est éininent dans l'art, parce qu'il est éloquent, parce qu'à l'exemple du prêtre cathoUque il rétrécit le paradis pour le rendre plus désirable , il dé-^ clare mortel jusqu'au plus petit péché véniel , il crie : « hors de mon égHse, pas de salut ! » Avec cela , on mène loin les imaginations ar*

dmteè y on feh des fonatiques ; et puis on est dépaMé y fion pâs en talent ou en foi ; mais en doctrines^ et l'on donne son nom à une religion dont on serait bien fâché d'être l'apôtre. —Avant de nous retirer, et j'avoue qu'il en est temps, car voilà trois grandes heures que nous rôdons dans ces salles énormes , sans nous être reposés pltu de quelques minutes àdii^rens in* tervalles^ avant de nous retirer, il faut que je Yous signale quelques ouvrages encore , car je voudrai!^ finiravec vous cette revuedeportrâits. Ley» la tête et regardez cette dame grasse, vêtue d'une robe dont la couleur tient du violet et de ce beau rouge qu'ont certains fruits , la cerise àl'eau-dè-vie par exemple; c'est l'ouvrage d'une demoiseUe; il vaut miemc que beaucoup d'ouvrages d'hommes , sans compter la courtisane du •! A* siècle par M. Dcvilliers , le duc de Bourbon de M. Délavai.— Il y tient à ce pauvre vieux défunt duc! — Leportrait deM. Brîgônet par M. Foomierde Bervîlle , la couleur tapageuse de M. Magimel, le portrait de M. D. par M. Maricot ; le portrait jaune et horriblement grimiKder de M. R. par M. Gharon ; sans les compter, dis^e, ou en les comptant. Mâde-

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moiselle Allait est une personne de goût ^ qui aime beaucoup la peinture et la lait comme vous voyez. Ce portrait et celui de M. Vatout sont bien; mais vous leur préférerez peut-être comme moi celui d'une jeune personne^ un peu pâle, la fille, je crois, de M. Henri Duval. Cette manière est bien simple, sans recherché; mademoiselle Âllart ne veut pas se &îre plus grande qu'elle n'est ; elle sent bien qu'elle n'est pas fortement coloriste , aussi se tiçnt-elle à une peinture modeste, sage, consciencieuse, qui vatout doucement de progrès en progrès; elle tend à épurer son dessin en l'affermissant, et cherche le ton sur une palette tranquille, et l'ira peut-être prendre plus tard dans ces combinaisons de force et de finesse , de transparence et de chaleiu: oîi puise madame Hugo , auteur de cette tête très-agréable d'une jeune Grecque y q\ïQ je regrette de ne pas trouver assez bien ensemble. Puisque nous voilà dans les talens de femme , voyez ce portrait demadame Rang par madame Rang ; joli ton , peu de saillie dans le clair obscur ; ouvrage estimable. Je ne trouve pas mal le portraitde mademoiselleCaroline^Palliet, la fille de notre ami l'expert du musée; j'aime

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mieux celui de cette vieille dame , fort pâle , vêtufi et coiffée de noir : bien modelé , d'un ton nni^ dessin un peu mou. Madame Ser-t vières est connue dès-long-temps parmi les femmes artistes. Une victime de M. Isabey père, madame Dàbos auteur de cette tète d'étude couronnée de fleurs : crème ccrforiée. Un talent qui se révèle , mademoiselle C. Gérard, auteur de plusieurs portraits. Je vous engage à remarquer surtout celui de madame F. G. , chapeau jaune , robe blanche brochée de cou-t leur mauve : de la lumière , un bon modelé , point de ce frou-frou de couleurs éclatantes , point de ces larges reflets rouges y point de ces brillantes facettes sur des surfaces de bois ou de fer-blanc vernissé qui distinguent le talent de mademoiselle Godefroid ; et avec tout cet éclat, tout cet apprêt , la peinture de mademoiselle Godefroid est lourde , plombée ^ sans finesse. C'est un pastiche outré de la manière de M. le baron Gérard. Voyez plutôt cette petite fille dans un champ de fleurs jusqu'aux épaules/ idée ingénieuse de l'école impériale , espèce de jeu de mots en peinture — La jeune fille , les fleurs^ les fleurs^ la jeune fille ! — ^ M. Gérard

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aurait w cette idée , nm» il Faurfiit «pnméc; avec plufl de grâce^ parce que c'était uo peintre trè«-6pirituel.' Mademoiselle Godefroid a étouffé spa petit modèle aoos le» coqudicota^ lea bluet^ et les marguerites^ il y est empêtré et je be you-* drais pas parier qu'eJIe ^e s'y blessera pas , \m pauvre enfant ^ parce que toutes ces tiges sout dures comme le^ roseaux de plomb des bassins de Versailles* E9t--ci9 là l'enfEuice , la p^te fiUe qui saute ^ court , chante et rit? Ëst-oe là Tea* pace qu'il lui &ut , la grand air qu'elle aime ? Mademois^e "^"^^ est à son aise dans cette caxie pagne comme serait un papillon aoua la cloche de verre qui couvre le parterre artificiel de votre cheminée- Rende^^-moi^ M. Gérard! Lea portraits de mademoiselle V^^> -^ là M« G^ rod de l'Ain , et ici M, Julien de la Drome -^ sont ressemblans ^ mai$ ils manquent un peu de simplicité dans le ton et dans la touche« La condamnation J'^^ne d,e j^piçayn me semble

bien mieu:v: ; la tête de la mère d'fUisabeth ^sA d'une très^boune fxpre^ion ; ^Ik est h^i^ > calme et noUe ; la maia e«t aussi. trèsioUe.

L'ensemble de l'ouvrage nie satia&it ; il y « de bons détails d'étol^ et de personnages siiQon«<

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dairé». Je n'ai pas le temps d'analyser^ et je vous indkpieà peiné les meîllettres choses du tableau. Mad^noiseUe Pages est une personne détalent! elle chercha^ il y a trois ou quatre ans^ les traces de M. Dubufife , au moins quant à la nature des sig^s ; oetteannëe ^ die est dans les conditions de modestie de êoa sexe. Je me rappelle un portrait de femme blonde qu'elle exposa en 4 854 ; c'était an morceau gracieux. Mademoiselle Swageis est K^iloin de ce mérite; sa mariée est une tète qu'un ooi£fear voudrait peut-être pour la montre de sa boutique , mais que tous ne iroudriez point dans votre cabinet. Le petit tafalean d'une jeune mère agaçant son enfent comme dh le livret ^ est de la plus molle et de k plus &ible peinture qui se &sse. Savez-vous avec quoi cette dame agace son fils? Avec le bout de son sein y et le petit marmot accourt ; n'esfeK^pas bien imaginé? Vivent les jolies idées^ ma foi ! B en estquelquesunes de cette force au salon 7 mais pas beaucoup ; je ne vois même gisère que cctie de mademoiselle Marigny qui poisse lui être comparée.

Le Mari au bal, toutefois, est d'un ordre plus élevé; e'e^ de la tragédie bourgeoise^

tandis que la mère à Fenfant agacé est de TidyUe a^tique. Mademoiselle Marigny s'est feite peintre moraliste , elle nous montre les dangers de Fadultèrej mademoiselle Swagers ne sort pas des, jeux innocens dii berceau des nourrices, ha. jeune mère de mademoiselle Swagers n'est que bien -, le mari de mademoiselle Marigny, ce mari en domino noir, qui se se démasqué quand sa femme passe avec un amant y ce mari est superbe ! Je ne sais, pourquoi je ris en le voyant. Si le Bal interrompu de W. J. Petit n'existait pas, parodie d'une charmante idée de M. Destoucfaes , le Mari au baly sde mademoiselle Màrigny, serait le plus amusant des tableaux du salon. Je m'y arrête toujours ; ils me délassent de la peinture sérieuse. C'est la ferce après les émotions de la tragédie. Beaucoup de femmes s'adonnent au paysage; quelques-unes y réussissent^ comme mesdames de Vins-Peysac, Sarrazin de Belmont et Clerget-Melling ; d'autres cherchent encore et réussiront, conune ma-n dame Empis, dont je ne veux pas vous feire voir une vue de Dieppe, otmiçr et terrain sont d'une étrange faiblesse, mais dont voua véiTez

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avec intérêt cette forêt que voilà. Madame Emptô devrait prendre des conseils de M. Jo«livard ; il lui apprendrait à rendre la nature avec une simplicité qui n'exclut pas Félégance , avec une bonhomie qui est quelquefois le suprême de l'esprit dans la composition et la touche .

Partons maintenant; je ne vous laisse plus que le temps de jeter un coup d'œil sur deus; enfems^ peints par M. Keller;, et qui sont d'un ton très-agréable ; sur cette jeune fille rousse et assez fine de couleur, qui regarde à la fenêtre, par M. Gros -Claude, peintre dont la naïveté descend dans ses autres ouvrages jusqu'au vulgaire du plus bas étage ; sur le portrait rubicond et vrai du colonel Castres, par M. Grosse ; sur ce peintre représenté par M, Delorme , les deux poings croisés , tenant son pin-t ceau d'une main et son appuie-main de l'autre, planté là comme un homme condamné à l'ex-.

position publique, je ne sais pour quel délit pittoresque} sur cette dame en robe grise, qui a eu la bonté de poser pour que M. De-, moussy peignît un perroquet qu'elle tient sur on doigt y à longueur de bras ; sur le portrait

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d'artktten Uoose bleue ^ dont la Ute, jetée par M. Aiffre dans la prétention des effets^ re^ semble à celle d'un charbonnier qui se serait un peu débarbouillé le dimanche > ou encore à celle d'un rentier^ qui se moilche ayec des mouchoirs bleus qui déteignent. Je ne vous ferai plus faire que deux stations , l'une devant les ouvrages de M. Gigoux^ l'autrci devant les portraits de M. A. Faure. Le portrait de notre ami Etienne Ârago est fort ressemblant ; je n'y voudrais qu'un peu plua de fermeté et de htmière ; tel qu'il est powtant je le préfère à celui que M. ^teuben a fait de Af« Arago^ k député. Ce n'est pas que cdui-iâ ne soit assez estimable^ mais il me parait un peu dur et manquant de cet accent de la cfaair^ qui était ,si bien dans la charmante étude de Jeune femme allaitant un enfant^ que nous avions au salcm dernicar. Une tête de vidUard> pânte psff M. Fawe^ a de k vérité, de l'expression et une' couleur naturelle. Le portcait d'un o£Bcier d'inBauiterie légère , que je crois être M* le capitaine Faure ^ frère de l'arti^^ est une fcMrt bonne chose ; il y a du ressort, de la tournure,, un ton ferme et brillant, une exécution fecUe

et pure. Quant à M. Gigoisx ^ «on portrait de madame Marie Méat^saîer n'eat pas bon; maîa^ il prend ^a revanche dana aon Uentenantr^é* aérai Joaef Dwemicki^ et dans son comte pa^ latin Ai^toine Ostrowd^i. C^ deux portrait»

attestent le talent d'un coloriste; on y doit looer la force et la largeur de l'e^cécation. Une chose pleine du sentiment de la couleur > mai» oii le dessin est cruellement n%%é^ c'est le lever de madame Dubatry. La figure assise près dn lit est d'un ton e^ccellent; toute l'harmonie du tableau est très-agréable. Je ne sais pas pourquoi lé nonce du pape est là en eoa« tume de cardinal y c'était assez de lui mettre une calotte rouge pour dégrader la pourpre, et xî'était rester dans le vrai. Le petit lever de la Dubarry n'admettait pas le costume d'étiquette, mais l'élégant habit du matia. Le Maréchal ferrant ^ de M. Gigoux, pouvait être un homme du peuple, fort, rougi par la fatigue et le vin, sans être lourd et commun de forme.

La tète, le cou et la poitrine sont d'un dessin très-répréhensible; si la correction se joignait ici à la couleur, ce serait un excellent morceau. Au tableau ai Henri IV chez Gaèrielley il

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