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PRÉFACE NON

naisons mouvantes, est pour l'art et la poésie la matière première universelle. C’est dans la société vivante que tous puisent, c’est à la société vivante que tout revient. »

Ainsi faire de l'artiste une intelligence vibrante et passionnée, un esprit pensant et méditatif, une conscience réfléchie, un homme en un mot, dans la haute ct complète acception du terme, voilà le principe et la fin de la critique de Castagnary.

Son œuvre est là,1l ne faut pas la chercher ailleurs.

Cette œuvre à marqué en son temps, mais la vertu n’en est pas épuisée. C'est une œuvre durable et de longue portée, parce que c'est une œuvre d’enseignement et d'éducation, dont on n’apercoit les résultats qu’à lointaine échéance.

Castagnary n’a pas prétendu à faire l'instruction technique et professionnelle des artistes, peintres ou sculpteurs : là-dessus, le plus chétif d’entre eux aurait pu lui en remontrer Mais il a visé en citoyen, en philosophe qu'il était, à faire comprendre aux artistes la destination sociale de l’art, et comment, par un habile et judicieux emploi de leurs facultés et de leurs talents, ils peuvent et doivent concourir, non seulement à divertir les oisifs et à charmer?les {gens de goût, mais à rehausser la dignité de la vie générale, en ajoutant au patrimoine commun de l’humanité.

Il a été compris de tous ceux auxquels il s’adressait. Son autorité élait reconnue et acceptée, et ses conseils ont été suivis. La plupart des idées qu'il a exprimées ont élé taxées de paradoxes, lorsqu'il les

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