‹ Salons de W. Bürger, 1861 à 1868 (volume 2)Chapitre 3 sur 11 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

ennuyeux, mais il n'ignore pas que ce Bûrger a du moins le mérite de s'être fait l'apôtre d'un art nouveau ayant une signification intelligible à tous, un caractère spontané, universel, conforme aux aspirations modernes.

« En publiant les Salons de Thoré, dit-il, Biirger a édité un souvenir du passé. En publiant les Salons de Biirger, j'édite peut-être une prévision de l avenir, o

Et il ajoute tout aussitôt, avec une sorte de gaieté mélancolique :

« C'est ennuyeux de travailler toujours pour nos neveux, — de ne jamais exister dans le présent. Mais peut-être qu'il ri y a pas de présent... : il y a seulement ce qui a été et ce qui sera. »

Ce qui a été, — le passé, — préoccupait médiocrement Thoré-Biirger ; ses regards se tournaient toujours vers l'avenir, vers ce qui sera. Parmi les artistes, il n'aimait que ceux qui regardaient eux-mêmes en avant, les novateurs, les révolutionnaires, les peintres de l'humanité réelle, vivante, sans cesse renouvelée.

C'est à cet amour du progrès et de la nouveauté, comme aussi à sa passion pour le juste, le vrai et le

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