II. t
i. 7>- La réorganisation de TËcole 4es beaux-arts et la réorgailisaliou des Salons périodiques. —- La surintendance et TAcadéaiie. — Le gouvernement des arts passe à l'État. — Puissance des cotnités et du jury. — La révolution a du suçcbs. -r Le classement et les récompenses. — L'auarchie de l'art. — Chance de renaissance. — Là criti(|ùe a besoin (lé libeHé. — La critique descriptive. — Le Sphinx de M; Gustave tfdi'ëad^ — Âvez-vdiis vu Hes sphiîix^ — VCEdipe de fi. Ingré§. — Lit pëitiiiltë 'i ses moyens proprés. — Les JSyndics dé Fteiûbraihdt. — L'iiiéàl et le stjle. — Divers styles et diverses époqiies. — TJibléabi lie style. — Les iiiéliaîiléS. — MM. Levy, Pdvis dé Chavàlitles, Èdgènë Fâuré, Tîbërt, !>bfacét, tliesener, Glàize fils, Leloii* fils. Ghïïe pë^e, etc.
IL — Le nonvcau-né^ dé M. Millet. — AU&téHté de ses paysanneries. — Caractère des travailleurs rustiques. — Les Paysans ^ de Balzac. — Joies de la campague. — La Bergère et son troupeau,
— Les pastorales des maîtres hollandais. — Un peu de Rabelais et de Panurge. — M. Jacque^ M. Ëugéiiè Leroux.— Leâ Bonnes domrnêreSf de M. Charles Marchai. — Les Cuisiniet^s et les Rëtameurs, de M. Ribot. — Peintures décoratives de M. Monginot. — M. Schreyer, de Berlin^ et M. Alfred Yerwée^ de Bruxelles. — Les
* Égyptiens, de M. Aima Tadema. — MM. Pasini^ Patrois, Duveau, Dauban, Dargelas, Maisiat, }i^^^ Ëiigètlie Morih. -^ Les paysages médaillés. — MWi. Weber, dé Berliii, Ëerchfere, feresl, Lavieille, Nazon, Hanoteau. — La Leda de M. 36iirdan. — Geiit femmes nues au Salon. — Vénus et Phryné.
IlL — M. Meissonier. •— La Retraite de Russie, — Gros et Gharlet.
— La Bataille de Solférino, — De la proportion dans les arts. — Teniers et Raphaël. — L'onlbre et le plein aîh — Terburg et
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Ruisdael. — Dispositions physiologiques. — lia Barricade d€ M. Meissouier. — Prix des Meissonier à la vente Demidoff. — M. Gérôme et son Aimée. — Portrait de M. Amédée Thierry. — M. G.-R. Boulanger. — Gella Frigidaria. — La chaste Suzanne.
— Six baîgneuses à contempler. — La Baigneuse et le Sommeil^ de M. Bouguereau. — La petite Baigneuse, de M. Antigna. — Étude d'enfant et portrait^ par M. Amaury Duval. — Le Matin^ de H. Dugasseau. — M.. Amand Gautier. — L'Âtalante de M. Bin. — Eve et Vénus. — Daphnis et Ghloé^ par M. Lobbedez. — Femme nue, par M. Dauvergne. — La Nymphe des bois, par M. Victor MûUer.
— L'amour et la nature. — La Grève et la Leçon d'anatomie, par M. Feyen-Perrin. — MM. Tony Faivre, Geffroy, Masse, Vetter, Hamon, Picou, MazeroUes^ Ferat, Gendron, Ranvier, Courbet, etc.
IV. — Les Patsawstes. — Claude et Poussin. — Ruisdael et Hobbema. — Raphaël et Rembrandt. •— L'idéal et la nature. — La nouvelle école de paysagistes. — Rousseau. — Les effets dans la nature. — Le printemps. — M. Millats, de Londres. — Une chanson de Rousseau. — A travers un village. — Chaumières sous les arbres. — Corot. — Le paysage dans les étoiles. — Le peintre Olesinger. — Aux bords du Tibre. — Cabat. — Les victimes de l'ita-lie. — Danger de passer les Alpes. — La nature naturelle. — Un satyre dans la forêt de Fontainebleau. — Souvenir du lac de Nemi.
— Les demoiselles de Français. — M. Honoré Olivier. — M. Saal et les Baigneuses au clair de lune. — M. Flahaut et S09 Bois d'oliviers. — M. Chin treuil. — MM. Daubigny përe et fils. — MM. Blin, Bavoux^ Brigot, Washington, Dusaussay^ Victor Dupré, Aguttes, Daliphard, de la Rochenoire^ Michel de Metz, Cafrier, ïlervier, Leirone, Jeanron, Paul Uuet, Harpignies^ Melin^ Ronot, Teinturier, Bellet du Poisat^ Gudin, Ziem, Hanoteau, etc.
V. — MM. Fromentin, Magy, Reynaud, Belly. — Métempsycose du monde moderne. — L'espace est ouvert. — Signes d'un rajeunissement de l'art. — M. Adolphe Breton et l'idéal. — Une Gardeuse de dindons. — Bacchus et les vendangeurs.— Voir, c'est savoir. — Les grands prix de Rome à Péltin. — La galerie du comte*Duchàtel.
— Les paysanneries d'Adolphe Breton. — Prépondérance du sentiment humain dans la reproduction de la nature. — Gustave Plan-
die et Théophile Gautier. — Nature, tradition, inspiration. -*
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M. Emile Breton et ses paysages.— M. Guérard.— Adolphe Leleax.
— La Basse-Bretagne et la Vendée. — Envoi d*une paire de souliers par le télégraphe. — Les lutteurs en Bretagne et les courses à Paris. — M. Armand Leleux. •— M. Brion. — Poussin et Girodet. — M. Luminais, M. Gabé, M. Langée. — Une victime polonaise. — M. Maoet prendra-t il le taureau par les cornes? — Velazquez, Goya, le Greco. — Quelle est la couleur des ailes des anges? — Les pharisiennes de Paris. — M. Tissot, de Nantes, et ses « Femmes vertes. » — Sous les marronniers des Tuileries. — MM. Toulmouche, Fauvelet, Fichel, Garaud, Comte, Baron, Fauré, Lambert, Jean Desbrosses, Gustave Jundt et VoUon.
VI. — Les Portraits. — M. Winterhalter.— M. Chaplin. — Les chapelles de Cupidon. — La jeune fille aux tourterelles. — Les pénitents gris. — M. Voillemot. — M™« Henriette Browne. — M=»e O'Connell. — Portrait de Rachel. — M. Hébert. — Le spectre bleu. — Le Blue Boy de Gainsborough. — M. Edouard Dubufe.
— La liquidation des Vénus. — M. Bonnegrâce. — Le plus beau cadre du Salun. — M. Adolphe Brune. — M. tbilippe. — M. Biard et son sexagénaire. — M. Fantin Latour. — Hommage à M. Eugêne Delacroix. — M. Viry. ■— M. Henry Lehmaun. — M. Léon Olivié. — M. Hugues Merle. — M. Bonnat. — M. Gaillard et Denner. — M. Cordier, M. Chevrier, M»® Cerf. — MM. Roux, Brongttiart, May. — Portraits de chevaux et de chiens. — M. Jadin. — La meule de M. de Caraillon-Latour.— StUl life.^ M. Philippe Rousseau.— MM. Froloff et Lachfevre.— M. Gonaz. — Fruits et fleurs des régions tropicales. — M. Blaize Desgoffe. — Fruits et bijoux. — Raisins en verroterie. — Gare le rëgne animal 1 — Indépendance et impartialité. — Les dessins. — MM. Borione, Cals,
' Paul Dubois, Gigoux, Gratia, Hédouin, Lefebvre, Paul Martin, Tourny. — M. PoUet et les Danatdes. — M"^» la princesse Mathilde et M"»» la baronne Nathaniel de Rothschild. — Mii« Eugénie Morin. — Gravure et eau-forte. — Émaux et faïences. — Photographie.
VII. — Les Étrangers. — Hoslis, hostilité, hospitalité. — Influence réciproque des diverses écoles. — Dûsseldorf. — MM. Achenbach. — MM. Larch, d'Unker, Salentin.— M. Ittembach.— Marie, pleine de grâces. — Les fonds d'or. — M. Stephen Martin. — MM. «>n
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6 SOMMAiaK.
Tlioren ei Prendel. — H . inker. — BapUme et enterrement. — in» jpa^lai). — fiCR Uali^ns. — M. Achille Zo et M. Ferrendiz. — l^ Tribunal de Valence. — Les juges . . en peinture. — Les Hol- )^i|d^is. -T Israels. — M. Jamin. — UM. David files et Uerman ^en KptP. — Opux van Scbendel k acheter. — 11. Springer et les quais d'Amsterdam. — MM. Hanedoes^ Jougkind, de Haas. — Les peiplrps belges. — Leyp et Gallait.— M. Wiliems et M. Meissonier.
— ter})urg et v^m d(|r Meer, de Delft. — Les cpslumes el la physionomie. -7 ^. de 40Pgl^e. — M- Henri Bource. — Charles Baudelaire et les coïncidences mystérieuses. — M. Manet n'a jamais vu de Goya. — 4\i horçi de k^ mer. — Le Dimanche d'une jeune fille protestante. — M. van Hove.'— M. de WInne. — MM. Cock.
— M. Henri de Brackeleer. — Le slfecle s'encanaille. — Une Boutique de taUleur. — M. Louis Dubois: — M. Verlat. — Entre loup et renard. — MM. de Schampheleer^ Bohm^ de fapelçu, Robie, Hamman. — Au revoir.
yi||. — La Sculpture. — Barye. — Glesinger. — François I»»" et Napoléon I»r. — Jules César.— Les grands hommes ont-ils le cou court? — yn génie d'occasion. — Combat de taureaux.— Carrîer- Belleuse. — Ondine et bacchante. — La ligne courbe.— La femme est )ir) çpmposé de globes. — Le petit renard. — Pas trop de ficelles. <* M. Gain et sa Lionne du Sahara. — &I. Paul Dubois et §on petit prédicateur. — La médaille d'honneur décernée à un juort. — Mt Brian et »pn M^^-rcura. — Foyatier, Fauteur du Sparj^q^, — L'athlète Alsidamaa. — David d'Angers. — M. Perraud.
— M Fren^ipt. — Le petit Faune jouat^t avec des oursons.-^ Les çrinolji^çs en pl^ip air.— Les médailles : M^ae^Bertaux, MM. Bprrel père^ Çfiipbps^ Chatrous^e, Falguiere, Feugërea des Foris, France8chi> Igiiel, Prolheau, Sppers. Sussmann, Truphëme^ Santa Go- Ipqp^. — ^, Moulin. — M. Crauck et sa Victoire. — M. Félon et §i| ^mpke tQurrmilmt ^n dauphin,^ M. Barlboldi et le Martyr f^oderne. — PrppQélhée et le sphinx. — Eugène Delacroix. — Le romantisme.— Préault.» M. Mené et M. Barye fils. — Les bustes.
— Prêtres, militaires, mij^jciens, etc. — MM. Çordiep, Elex, C^ypeaux, Gilbert, Barre. — Claude Vignon. — Types çarieux. — tlésumé du Salon dé i8p4.
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Juf^ réP7gani$a(ion d^ T^col» des l^ea|2x-art$ a ét^ le Qpi»menceiQep( d'une pptitQ révolution qui se poursi^it dans toutes }es roesijrps réglemeptajrps f}^ Fart français. J^e besoin se fajsait sentir d'une centralisatioa effective qui mît Tart et les artistes directe^ien( sous la tute)|e de }'É{^i. h^ pfîiftralis^tiof} est Je principe régnant en France, ^t ]^ Ipgiqup goi|vqrn§mentale commandait sans doute 4e rip^ljtueK da^^ T^rJ comme partout. En général, le pei}p),Q ff^pQ^j^^ qî^oi qu'en disent li^s jourpau^, semble g'e^Fftypr de la liberté, comm§ d'up al^andon. Il n'a Çi^lf e ridép de faire ses affaires par Tinitiative iqdivif|i}^)|g ou par U soUdarjté dp groypeoieuts volontaires. Il ^t\pM d® y^^P^^ toufes Iqs chances de la vie. Môuje PQif)r re^j^rc|f53 ^p§ fftçujté^ inte})pctuelles of Pîprales, m^mp pp^gr Ig \f^^i] eî la fofluuQ, il fécl^fp^ }« conpQurs de l'ptgj;, L'^plrg jfliir, ÇP peiptre s'est suicidé, parce que rAdministratiqii jles (^eap-arts np Ipi avait pas acheté îin tableaij I
(.jB p^tit pqiip iJ'^t^t q^i a enlevé k l'Aca(|éraie la dif^ptipji 4^ J'^CQle d^ç l)pauî-§rls et de rjÉcplp de IJjfpe
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a donc été accepté d'emblée, — sauf par quelques académiciens. En s'emparant de l'éducation artistique, si exclusive sous le règne de TAcadémie, l'État, du moins, à élargi le programme des études et facilité la carrière des jeunes artistes.
Le patronage des expositions périodiques appartenait aussi à TAcadémie, comme la maîtrise do renseignement. Uannéer dernière encore^ le jury d'admission et des récompenses était composé desijufftre premières sections de l'Académie des beaux-arts. La même influence qui dominait les Écoles à Paris et à Rome décidait donc également la publicité des œuvres et la récompense des artistes. L'Académie façonnait des élèves et continuait à étendre sur eux les privilèges de sa protection, au détriment des artistes qui avaient Toriginalité de se former en dehors de la règle traditionnelle.
Par une ordonnance du 14 août 1863, signée de M. le surintendant des beaux-arts et de M. le ministre de la Maison de l'empereur, l'État, déjà maître de l'enseignement, s'est attribué la direction des expositions périodiques, et l'Académie n'est plus de rien dans le nouveau règlement. Un jury, électif en partie, et complété parle choix de l'administration^ est chargé de Padmission et des récompenses, sous la présidence de M. le, surintendant. L'Académie est définitivement dépossédée de sa longue omnipotence^ et la tutelle des arts passe à PÉtat.
Cette petite révolution gouvernementale a été très-habilement conçue et très-fermement conduite.
Il s'était formé déjà, autour de M. le surintendant et de son intimité, un groupe de journalistes, de critiques, d'artistes, d'amateurs, de fonctionnaires, qui ont
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fourni les agents de la nouvelle organisation. L'expérience ayant démontré que, sur l'échiquier politique, il était bon de faire occuper plusieurs cases par le même personnage, — que le général ou le magistrat fût à la fois sénateur ou député, président ou membre d'un conseil général, maire d'une commune, etc., — pareillement on a utilisé, dans le gouvernement des arts, quelques hommes de choix, p6ur%nclionner dans les commissions de rÉcole des beaux- arts et autres comités directeurs, dans le jury des expositions et des récompenses, partout où il faut une action homogène et continue. Admirable simplification des rouages du gouvernement d'un pays! Voulez-vous le procureur général? M. D. met sa loge ; le sénateur? il met son habit brodé ; le maire? il met ses gros souliers. De même, dans les arts, voulez-vous le professeur ? il prend son crayon ; le journaliste? il prend sa plume; le juré? il prend son lorgnon ; le juge des récompenses? il prend sa boule.
Pour montrer que le nouveau règlement des expositions périodiques donne à l'État le pouvoir absolu sur les arts, malgré la concession d'un suffrage partiel, il suffit de reproduire la liste officielle du jury qui a siégé dans la section de peinture : M. le comte de Nieuwerkerke, surintendant des bfeaux-arls et président des sections réunies ; M. le duc de Morny, président du Corps législatif; M. Robert Floury, directeur de TÉcolo des beaux-arts ; M. Théophile Gautier, membre du comité do rÉcole des beaux-arts et critique du Moniteur; M. Cabanel et M. Pils, professeurs à TÉcole des beaux-arts; M. Frédéric Reiset, conservateur des musées impériaux ; tous fonctionnaires nommés par l'État ; plus,
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10 uim DE 1864.
quatre pqintrQSs -r s^^pt agents de TÉtat sur ooEe mem* bres. Dans les aeptions de sculpture, d'architecture, de gravure, sQqt adjoints au$ aftist^s les conservateurs des muséqs impéri^uj:, quelques journalistes, des professeurs à racole des beau^^-arts, des chefs de bureau et d^s conseillers référendaires.
Cet état-major de Tart^ prudemment organisé par la surintendance, est déjà nfattre do la situation. Il tient renseignement par ses professeurs, l'administration par s^s employas, la presse par ses critiques, tous pratiquant une solidarité vraipqent ferragusienne (voir les Treize^ de Balzac). U propagande les mêmes hommes et les mêmes théories, sortant du même foyer. Et ce qu'il y a de merveilleux, a -est que ce groupe central, spécialement voué à la conduitfi des arts, est relié, par des influences qui semblent assez éloignées et presque hostiles, à d'autres groupes agissant sur les lettres, sur la politique, sur toutes les branches de Téconomie sociale. Avec une telle organisation et de (elles adhérences^ on doit compter que la surintendance des qrts ne sera pas un vain mot, et peut-être parviendra-t-elle à susciter une école qui représente l'art du règne, comme l'école pseudo-romaine représente la première période impériale. Il ne lui faudrait que le temps.
Pour commencer, et dès le début, cette révolution a du succès. Le jury, avivé par des éléments nouveaux, s'est montré intelligent et môme généreux. Les a non admis» ont leur salle, où brille encore, avec ses chevaux, M. Vincent Brivet, élève de M. Yvon.Maisiln'y a point à regretter d'exclusions injustes, si ce n'est peutêtre pour les paysages de M. Farjon, élève de Troyon.
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