‹ Salubrité des habitationsChapitre 10 sur 53 · C ES · texte numérisé non relu

C ES

mq

Mitres

rectangulaires

largeur

longueur.

8. Proportions des tuyaux de fumée et des mitrons dans les maisons à loyer à plusieurs étages. — Dans les villes où l'on construit des maisons à loyer ayant un grand nombre d'étages, et en particulier à Paris, les tuyaux de cheminée sont construits en briques de formes spéciales ou en tuyaux de poterie surmontés le plus souvent par des mitrons cylindriques des dimensions suivantes (pi. I, fig. 2) :

Numéros

Section

des

Diamètres.

de

modèles.

passage.

mq

On distingue trois types de tuyaux de fumée en poterie : 9. 1er Type. Tuyaux en briques moulées dites wagons (pi. I, fig. 3). Ils se placent dans l'épaisseur des murs de refend, ou de face, dont ils font partie intégrante. Il y en a de cinq modèles ou numéros différents, que l'on doit employer, selon

la capacité des pièces à chauffer et selon l'épaisseur des murs destinés à les recevoir. On pourra se régler, pour le choix des modèles et pour celui du mitron cylindrique à employer, sur le tableau suivant :

DIMENSIONS DES TUYAUX CONSTRUITS EN "WAGONS ET DES MITRONS A EMPLOYER SELON L'ÉPAISSEUR DES MURS ET LA CAPACITÉ DES LOCAUX.

Capacité

des locaux.

Épaisseur

des

murs.

Dimensions intérieuies.

Section

de

passage

de la

fumée

Numéros

des mitrons

correspondants

à employer.

Section

de passage

Ai-

Rapport

des

sections

me 100 h 140 80 à 100 80 à 100 80 à 100 45 à 601

mq

mq

10. 2e Type. Tuyaux dits boisseaux (pi. I, fîg. 3), destinés aux cheminées adossées aux murs sur lesquels elles se trouvent en saillie. Ces tuyaux en poterie sont minces et ont une hauteur moyenne de 0m,33. Il y en a de six numéros, que l'on pourra choisir d'après les indications du tableau suivant :

DIMENSIONS DES TUYAUX CONSTRUITS EN BOISSEAUX ET DES MITRONS A EMPLOYER SELON LA CAPACITÉ DES LOCAUX.

cfi

Capacité

Section

Section

Rapport

des

sections

des locaux

à chauffer.

Dimensions intérieures.

de

passage A.

Numér es miti respon emplo

de

passage

Ai.

ta

Ai.

me

mq

mq

il. Observation. — L'on voit que les tuyaux en wagons et en boisseaux ne conviennent que pour des appartements de dimensions ordinaires, et seraient tous insuffisants pour les grands salons de réception.

12. 3e Type. Tuyaux en briques cintrées dites briques Gourlier (pi. I, fig. 5). Ce genre de tuyaux n'est employé que pour les plus petites cheminées ou pour le cas où l'on se sert de poêles. Les briques, moulées en forme de voussoirs, sont réunies au nombre de quatre pour composer la partie correspondante du tuyau. Leur épaisseur est ordinairement de 0m,075. Il n'y en a que deux modèles; l'un, qui laisse un vide de 0m,25 de diamètre ou 0m(i,0(i90 de section, est destiné aux murs de 0m,50 et de 0m,45 d'épaisseur; l'autre, de 0m,22 de diamètre intérieur ou de 0mc,038 de section, s'emploie pour les murs de 0ra,40 d'épaisseur.

Ces tuyaux de fumée ne peuvent assurer la ventilation que de très- petites pièces d'appartement et ils ne doivent pas recevoir de mitron. Leur usage est généralement limité aux pièces chauffées par des poêles.

DES CHEMINÉES VENTILATRICES.

15. Ces cheminées, dont l'idée première n'est pas nouvelle, ont, comme beaucoup d'autres dispositions proposées par des constructeurs, pour objet d'utiliser plus avantageusement que les cheminées ordinaires la chaleur développée par le combustible, en déterminant l'introduction d'un volume considérable d'air nouveau échauffé à une température modérée, destiné à remplacer celui qui a été appelé et évacué par le tuyau de fumée et à atténuer beaucoup l'entrée de l'air extérieur froid par les joints des portes et des fenêtres.

Mais, tandis que tous les dispositifs proposés jusqu'ici n'introduisent qu'un assez faible volume d'air nouveau égal à peine à 0,10 de celui que la cheminée évacue, etl'élèventà des températures de 100 à 120°, et parfois plus, les propor-

CHEMINEES VENTILATRICES. 9

tions adoptées pour les cheminées des casernes anglaises par M. le capitaine du génie Douglas Galton ont fourni une solution très-satisfaisante du problème, ainsi que l'ont montré des expériences exécutées au Conservatoire des arts et métiers sur deux cheminées de ce genre J .

Les figures 6, 7,8,9etl0(pl. I) montrent que ces cheminées se composent d'un foyer ordinaire' chauffé au bois ou à la houille, complètement isolé du mur en arrière. Le tuyau de fumée, en fonte dans la hauteur de la pièce à chauffer, est isolé jusqu'au plafond, dans une gaîne où pénètre de l'air extérieur introduit par-dessous, latéralement ou par derrière, selon les conditions locales. Près du plafond, la gaîne, que l'air extérieur a parcourue, en s'échauffant, offre une ouverture garnie de directrices qui obligent cet air à se diriger vers le haut de la pièce. Cette ouverture doit être munie d'une trappe à ressort ou à coulisses facile à ouvrir et à fermer, selon que le feu est entretenu ou éteint.

L'observation montre qu'avec les proportions indiquées plus loin, le volume d'air ainsi introduit à 33° diffère peu de celui qui est évacué par la cheminée, ce qui supprime à peu près les rentrées d'air froid par les portes.

Cette introduction d'air chaud jointe au chauffage par le rayonnement ordinaire de la cheminée augmente de beaucoup son effet calorifique, qui s'élève à 0,35 de la chaleur développée par le combustible, tandis que les cheminées ordinaires n'en utilisent que 0,12 à 0,14, et les cheminées munies de l'appareil Fondet à 0,20 environ.

14. Toutes les fois que les conditions de la construction permettront l'installation de ce genre de cheminée, il est évident qu'on devra le préférer à tous les autres et l'on pourra suivre pour leur construction les proportions indiquées ci-après, page 10 :

Il est bon d'ajouter que la plupart des modèles de cheminées en fonte, destinées à brûler de la houille ou du

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