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PROPORTIONS DES CHEMINÉES VENTILATRICES

Capacité des pièces à chauffer.

Volume d'air

à évacuer

et à introduire

par heure.

Section du conduit de fumée.

Aire

de passage

de la

mitre.

Section totale

de !a

gaînede passage

de l'air nouveau.

rac

me

mq

mq

mq

Au-dessus de la pièce à chauffer la gaîne d'air extérieur est arrêtée et le tuyau de fumée est monté en tuyaux ou en briques comme à l'ordinaire.

Si cependant on voulait profiter de la gaîne pour chauffer une pièce située au-dessus, on pourrait la prolonger, en la munissant à chaque étage d'un registre, pour en régler l'effet.

Les âtres de ces cheminées doivent d'ailleurs être disposés comme ceux des cheminées ordinaires. Ils seront en fonte et le foyer sera garni de briques réfractaires, si l'on doit y brûler de la houille ou du coke.

Un mantelet mobile sera disposé pour y être accroché au moment de l'allumage.

15. Observation relative aux grands appartements. — Il convient encore de rappeler ici que les proportions que l'on vient d'indiquer pour ces cheminées ventilatrices ne peuvent être notablement dépassées, même pour les plus grands appartements. Mais si deux cheminées ordinaires, placées dans une même pièce, se contrarieraient souvent, le même inconvénient ne se présenterait pas avec des cheminées

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ventilatrices qui s'alimentent elles-mêmes de l'air nécessaire à leur tirage.

Cependant, pour des cas semblables, il conviendra de joindre aux cheminées des calorifères établis d'après les principes exposés plus loin et principalement employés à chauffer les vestibules, les cages d'escalier, les corridors, les antichambres et n'introduisant dans les appartements mêmes de l'air chaud qu'à des températures modérées de 35 à 40° vers les parties supérieures.

16. Service particulier. — Ces appareils, ordinairement placés à l'intérieur des appartements, constituent le moyen de chauffage le plus économique.. Ceux qui sont construits en faïence, en tôle, ou en fonte, sans bouches de chaleur, prenant l'air à l'intérieur, utilisent et abandonnent dans les locaux échauffés 0,85 à 0,90 de la chaleur développée par le combustible (pi. I, %. 11).

Mais le volume d'air qui passe par le poêle et s'échappe par le tuyau de fumée n'est que d'environ 5 mètres cubes par kilogramme de bois brûlé ; de 6 à 7 mètres cubes par kil. de houille; et de 10 à 12 mètres cubes au plus par kil. de coke avec un feu très -actif.

Des poêles de ce genre ne déterminent donc l'évacuation de l'air vicié des appartements que dans une proportion tout à fait insuffisante et qui est au plus — de la

capacité des locaux chauffés dont l'air ne serait ainsi , par leur action, renouvelé qu'une fois en dix heures.

Le chauffage par ces appareils est donc évidemment insalubre.

Il a de plus l'inconvénient d'établir des différences considérables entre les températures qui régnent à diverses hauteurs. Ces différences peuvent s'élever à 10° ou 12° pour des appartements de 4 à 5 mètres de hauteur.

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