Annales du Conservatoire, 6e vol
Dans les lieux abondamment ventilés, il faut donner aux calorifères pour 1000 mètres cubes de capacité des salles 20 mètres carrés de surface de chauffe quand les tuyaux sont horizontaux, 15 mètres carrés cpuand les tuyaux sont verticaux; pour les lieux non ventilés, l'on peut réduire cette proportion respectivement à 15 et à 10 mètres pour 1000 mètres de capacité.
Les bouches de chaleur par lesquelles afflue l'air chaud, doivent toujours être disposées dans des parois verticales, pour éviter qu'elles ne soient obstruées par les ordures du balayage. Dans les salles habitées, il convient en outre de les placer près du plafond, surtout s'il y a des cheminées ou d'autres moyens d'appel et de circulation de l'air.
Il convient de disposer au-dessus ou près des calorifères à air chaud une capacité dans laquelle débouche l'air qu'ils fournissent et où, par des ouvertures munies de registres, on puisse introduire de l'air froid en proportion convenable, pour que le mélange, qui en résulte, ait une température de 30 à 40° au plus.
Cette capacité qu'on peut appeler chambre de mélange est un accessoire indispensable de tous les calorifères de ce genre, qui servent à chauffer des lieux habités et occupés pendant quelque temps. C'est de là que doivent partir les conduits de distribution de l'air chaud. — Des registres faciles à manœuvrer servent à régler, selon les circonstances, les proportions d'air chaud et d'air frais.
D'autres registres doivent aussi être disposés sur les divers branchements de distribution de l'air, pour en assurer, en régler ou en interrompre la répartition, selon les besoins.
Lorsque les calorifères à air chaud ne sont pas pourvus d'une chambre de mélange, permettant l'introduction de l'air froid , ils ont l'inconvénient très-grave de fournir de l'air à une température souvent excessive et de produire un chauffage très-insalubre.
Dans ce cas la simple fermeture de la plus grande partie des registres de distribution, en restreignant le nombre des