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CASERNES

Pour les saisons d'hiver, de printemps et d'automne, ces proportions seraient surabondantes , et l'on se réservera les moyens de fermer une partie des orifices, de manière à restreindre la circulation de l'air dans des limites convenables. Mais la manœuvre des registres ou des clapets ne devrait jamais être laissée à la discrétion des soldats.

La nécessité d'éviter que, dans leur ignorance, les hommes ne cherchent à boucher les orifices d'évacuation, oblige dans ce cas à déroger à la règle générale qui prescrit de placer ceux-ci près des lits et du plancher, et l'on sera obligé de les disposer près du plafond, de même que ceux d'arrivée de l'air nouveau.

Les premiers seront ouverts au-dessus de l'intervalle des lits, et leurs conduits seront disposés près des tuyaux de fumée des cheminées, ou recevront ceux des poêles, si l'on en emploie. Les seconds, destinés à l'introduction de l'air nouveau, seront ménagés aussi près du plafond et dans la face du mur opposé.

Cette disposition présentera l'avantage que si, comme cela arrive souvent dans les ventilations dues à la seule action des températures < naturelles, le mouvement change de sens, de façon que le conduit d'évacuation devienne conduit d'arrivée, il n'en résultera pas d'inconvénient pour les hommes qui, dans les deux cas, seront aussi éloignés que possible des orifices. •

On complétera ces précautions en disposant aux orifices des directrices horizontales ou inclinées, qui obligent l'air à suivre toujours pour y arriver ou pour en déboucher la direction horizontale ou à peu près.

Il n'y aura d'ailleurs pas à craindre que l'air affluent se dirige immédiatement vers les orifices d'évacuation avant d'avoir circulé dans les salles ; la différence des températures intérieures et extérieures suffira toujours pour produire des mouvements de circulation.

8i . Utilisation de la chaleur perdue par les fourneaux de

cuisine. — Dans la plupart des casernes, les cuisines des compagnies qui occupent une même partie des bâtiments desservis par un seul escalier, et souvent aussi toutes celles qui sont nécessaires pour un même pavillon, sont réunies au rez-de-chaussée dans une salle unique affectée à ce service. Là des fourneaux distincts servent à la préparation des aliments de chaque compagnie, escadron ou batterie. A proximité de ces fourneaux activement chauffés deux fois par jour, ou dans leurs cheminées même, il serait très-facile et peu dispendieux d'établir des récipients d'eau chaude sous forme de cylindre à double enveloppe, de bouteilles, etc., comme les constructeurs de calorifères en emploient souvent, et d'où partiraient des tuyaux de circulation d'eau chaude qui s'élèveraient verticalement dans les conduits d'évacuation de l'air vicié des chambres, et assureraient ainsi, en tout temps et sans .frais, le renouvellement de l'air.

L'on pourrait aussi, presque sans dépense, desservir des salles de bains, qui seraient d'une grande utilité aux infirmeries des corps de troupes.

La ventilation étant, comme on l'a dit, encore plus nécessaire dans les casernes la nuit, où tous les hommes d'une chambrée sont réunis, que le jour, où ils sont presque tous à l'extérieur, des registres dont le maniement ne devrait être fait que par ordre et sous le contrôle des adjudants de semaine, serviraient à restreindre ou à interrompre l'évacuation pendant le jour, pour accumuler la chaleur dans les conduits, afin de l'utiliser la nuit.

82. Dispositions générales et proportions à adopter pour la ventilation des hôpitaux. — L'on ne se propose dans ce qui suit que de faire connaître les proportions des parties principales des passages et des conduits qu'il est nécessaire de ménager dans les salles d'hôpital que l'on veut ventiler

pour assurer facilement l'évacuation de l'air vicié et l'introduction de l'air nouveau.

Ces proportions s'appliquent d'ailleurs aux diverses dispositions que les conditions locales peuvent conduire les architectes à adopter.

Le volume d'air à extraire et à introduire dans les salles de malades pouvant, selon les circonstances, varier de 60 à plus de 100 mètres cubes par heure et par lit, on prendra pour base du calcul des proportions des appareils à établir celui de 80 mètres cubes par heure et par lit.

Lorsque les conditions locales le permettront, l'évacuation par appel de l'air vicié aura lieu, en général, de préférence par des conduits descendant, ouverts derrière la tête des lits, à hauteur du plancher, mais dans les parois verticales des murs et au nombre d'un au moins pour deux lits dans les hôpitaux ordinaires, et d'un par lit pour les hôpitaux d'accouchement.

Lorsque l'on emploiera pour mode de chauffage la circulation de l'eau chaude, et que les dispositions adoptées ainsi que le voisinage des cheminées d'appel le permettront, l'on cherchera à utiliser pour l'appel une partie de la chaleur des petits fourneaux et des réservoirs d'eau chaude nécessaire aux besoins courants.

Mais il ne faudrait pas que l'utilité de ces petits réservoirs, qui n'ont qu'une très-faible capacité, conduisît à adopter exclusivement, comme l'a fait L. Duvoir, l'appel par en haut, qui est moins avantageux.

83. Avantage de l'appel par en bas. — On rappellera que la disposition qui résultera de l'appel par en bas atténuera beaucoup l'affaiblissement occasionné dans les murs par le passage des conduits d'évacuation. Ainsi, pour un bâtiment ayant trois étages de salles comme ceux de l'hôpital Lariboisière, les trumeaux du second étage ne recevraient aucun conduit d'évacuation, puisque le leur propre partirait du plancher, ceux du premier étage ne seraient traversés que par un seul conduit venant du second étage, et ceux du

rez-de-chaussée ne seraient évidés que par les deux qui correspondraient au premier et au deuxième étage'.

Les épaisseurs des murs étant plus grandes aux étages inférieurs, ces évidements seront toujours à proportion moins fâcheux dans le système de l'appel par en bas que dans celui de l'appel par en haut, qui oblige au contraire à établir le plus grand nombre de conduits dans les trumeaux des étages supérieurs, où les murs ont le moins d'épaisseur.

Cette considération est un motif de plus et qu'apprécieront les architectes pour préférer l'appel par en bas à celui qui se ferait par en haut.

Les figures 27 et 28 (pi. ïî), qui ne représentent que des indications d'ensemble, font voir avec évidence l'avantage que présente l'appel par en bas sur l'appel par en haut, au point de vue de l'affaiblissement que produisent dans les murs les passages des conduits d'évacuation de l'air. L'appel par en bas donne d'ailleurs, comme on le sait, la facilité d'utiliser toute la hauteur de la cheminée générale d'évacuation, au bas de laquelle se rendent les conduits, pour donner à l'appel toute l'activité désirable. Il constitue un moyen plus économique d'utiliser la chaleur dépensée pour le produire.

Pour un bâtiment d'une construction analogue à celle de l'hôpital Lariboisière, dont les trumeaux ont au rez-de-chaussée 3m,05 de largeur moyenne sur 0m,80 d'épaisseur ou 2mi,44 de section, si les deux conduits venaient du premier et du deuxième étage, en descendant vers les caves, ils exigeraient au plus dans les murs, en y comprenant les languettes de séparation et même le parement intérieur en briques de champ, une tranchée de 2 X0m,30-f-0m,05=0m,65 de large sur 0n,22-}-0n,,05 = Cm,27 de profondeur ou en

tout 0mi,1755 de section; c'est-à-dire —de la section totale

du trumeau seul, ce qui ne peut avoir aucune influence

sur la stabilité d'un édifice bien construit et bien ancré.

A l'inverse, si l'évacuation se faisait par en haut, les trumeaux du deuxième étage qui n'auraient que 3m,05XCra,6û = lmtï,83 de section, devraient être traversés par trois conduits exigeant une tranchée de 3X 0m,30-}-G:,,,10 = lm de large sur 0m,27 de profondeur ou 0n,ri,27 de section; ce

qui équivaudrait à — ^ de celle de la maçonnerie. Gela ne

serait pas encore inadmissible.

Dans le cas où les conduits d'introduction d'air nouveau devraient être aussi pratiqués dans les trumeaux, ce que l'on pourra éviter quelquefois dans les hôpitaux dont les salles n'auront qu'un nombre de 12 à 14 lits, l'on verrait encore que l'affaiblissement des murs par le passage de tous les conduits ne compromettrait pas la solidité de murs convenablement reliés entre eux et ancrés.

84. Cas où les murs n'auraient pas une épaisseur suffisante. — Lorsque la nature des matériaux employés ou des conditions locales ne permettent pas de donner aux murs des épaisseurs suffisantes pour y pratiquer ces passages avec sûreté, l'on pourra établir les gaines d'évacuation et d'arrivée de l'air en saillie à l'intérieur des salles, en les construisant en maçonnerie légère de briques.

Alors, pour diminuer le moins possible la largeur disponible de ces salles et ne pas nuire à leur aspect, on restreindra l'épaisseur des gaines, en leur faisant occuper à peu près toute la largeur extérieure des trumeaux.

85. Emplacement des gaines d'évacuation. — On prendra les dispositions nécessaires pour que les gaines ou conduits d'évacuation ne soient pas traversés par les poutres ou solives du plancher, ce qu'il sera facile d'éviter à l'aide de chevêtres.

S'il n'y a pas de caves sous les bâtiments, ce qui d'ailleurs n'est pas indispensable, l'on établira des arceaux assez grands pour donner les sections de passage nécessaire et ils seront à l'extrados recouverts , ainsi que le reste du sol du rez-de-chaussée, d'une aire de béton avec

enduit de bitume, pour préserver le rez-de-chaussée de l'humidité.

Si quelque difficulté s'opposait â ce que les conduits d'évacuation descendissent au-dessous du sol du rez-dechaussée, on les terminerait à hauteur de ce sol. Ce n'est que dans des cas exceptionnels ou pour des bâtiments existants, offrant des obstacles particuliers, que l'on dirigerait ces conduits de bas en haut vers les étages supérieurs ou vers les combles.

Dans tous les cas, les conduits d'évacuation de l'air vicié correspondant à des lits placés aux différents étages les uns au-dessus des autres, resteront isolés dans leurs parcours vertical et ils ne seront réunis par groupe, dans des conduits collecteurs partiels et horizontaux, qu'après y être demeurés séparés par des languettes sur une étendue de trois à quatre mètres, au delà du débouché de ceux qui seront les plus voisins de la cheminée générale d'évacuation, afin de s'opposer, autant que possible, à l'établissement des communications d'un étage à un autre.

86. Proportions des gaines d'évacuation et des conduits collecteurs. — On calculera la section à donner aux premiers conduits d'évacuation, en comptant sur l'extraction d'un volume

gQmc

d'air de 80 mètres cubes par heure ou de —-. : =0mc,0222

OOUU

en une seconde par lit et sur une vitesse moyenne de passage de 0m,70 en une seconde, ce qui conduit à leur don-

Qmc 0222

ner ' = 0mq,O320 de section par lit; et comme on

peut admettre que, dans les hôpitaux ordinaires, il suffira d'un conduit pour deux lits, il devra avoir 0mi,064 de section ou par exemple 0^,22 de profondeur sur 0m,30 de largeur.

Pour les hôpitaux de femmes en couches, le volume d'air à évacuer par lit étant de 100 mètres cubes par heure ou de 0™,c,027 par seconde, la section des premiers conduits sera de Qmt<,040.

Dans les premiers conduits collecteurs, qui réuniront les précédents par groupes, on admettra que la vitesse moyenne sera de 1 mètre à lm,20 en une seconde et l'on calculera leur section d'après cette base et d'après le nombre de lits dont ils devront assurer l'assainissemeut.

Les seconds conduits collecteurs, s'il l'on en établit pour réunir tout l'air vicié évacué par les précédents, seront proportionnés en y supposant une vitesse moyenne de lm,40 à lm,50.

87. Cheminée d'évacuation. — Enfin dans la cheminée générale d'évacuation on admettra que la vitesse moyenne doit être d'environ lm,80 et qu'à sa partie supérieure elle sera au moins de 2m,00 en une seconde, afin de la mettre à l'abri des bourrasques.

Au bas de la cheminée on établira une grille de fer entourée d'un rebord en briques et qui sera complètement isolée des parois, afin que l'air affluant des conduits collecteurs puisse en partie circuler autour et ne s'échauffer qu'à une température modérée mais suffisante.

Dans tous les cas, l'on devra ménager une entrée directe ouvrant à l'extérieur à la base de la cheminée et par laquelle le chauffeur viendra alimenter le feu. S'il était obligé de faire son service par les galeries d'évacuation, il courrait risque d'être asphyxié ou au moins fort incommodé.

La température intérieure moyenne de la cheminée doit en toute saison excéder d'une quantité constante, de 20 à 25°, en général, celle de l'air extérieur pour donner à l'appel et en tous temps la même énergie. Le feu du foyer d'appel devra être beaucoup plus énergique l'été que l'hiver.

Des dispositions analogues proportionnées d'après les mêmes bases seront prises dans le cas où la répartition adoptée pour les divers pavillons conduirait à n'établir qu'une seule cheminée d'évacuation pour un plus grand nombre de bâtiments.

Des moyens que l'on fera connaître plus tard pourront permettre de constater la régularité de marche du feii.

88. Cas où Von peut faire l'appel au niveau du plancher. — Quand la disposition générale adoptée pour les bâtiments comprendra une galerie de promenade le long d'une des faces, l'appel pourrait être exercé à hauteur de chaque étage, et de manière à éviter l'ouverture d'aucun conduit vertical dans les murs, en plaçant, pour l'évacuation de l'air vicié, en un point de cette galerie, la cheminée d'évacuation, vers laquelle les conduits partiels seront dirigés en passant dans des entrevous disposés au plafond des corridors (pi. II, flg. 29).

Une pareille disposition permettrait d'utiliser, plus facilement que toute autre pour activer la ventilation, une partie de la chaleur des petits réservoirs d'eau chaude nécessaires au service et pour les bains, celle des fourneaux à cataplasmes, celle des tuyaux de fumée, des fourneaux de cuisine, etc.

Dans ce cas, chaque pavillon aurait sa cheminée générale d'évacuation menant à hauteur de chaque étage l'air vicié, qui en proviendrait, dans des gaînes spéciales isolées les unes des autres, jusqu'au-dessus de l'étage supérieur. Au bas de chacune des gaines collectrices, on pourrait disposer un petit foyer auxiliaire d'appel, qui ne servirait que pour les cas où son action serait indispensable pour obtenir un appel assez énergique.

Il doit être d'ailleurs entendu que, dans tous les cas, la surface intérieure des gaînes devra être recouverte d'un enduit aussi bien lissé que possible, pour diminuer la résistance de ces parois au mouvement de l'air, et que des ouvertures ou regards y seront ménagés, pour permettre de les nettoyer au moins deux fois par an, afin d'enlever les toiles d'araignées et autres obstacles susceptibles de gêner la circulation de l'air.

En général, il serait convenable de faire surmonter la cheminée d'évacuation par un appareil à girouette, dont le vent

dirigerait le tuyau d'évacuation du côté d'aval, ce qui permettrait d'utiliser l'action des courants d'air les plus énergiques, au profit de l'appel qu'ils contrarieraient sans cette précaution.

Les proportions et les dispositions générales que l'on a indiquées, seront aussi observées lorsque l'on aura été obligé de faire l'appel de l'air vicié, soit au niveau des salles comme on l'a indiqué plus haut, soit par la partie supérieure des bâtiments, ainsi que cela peut arriver, surtout quand il s'agit de bâtiments existants.

Toutes les fois que les conditions locales le permettront, les tuyaux de fumée des appareils de chauffage seront dirigés dans la cheminée générale d'évacuation pour utiliser la chaleur abandonnée par leurs parois. Ils y seront isolés et seront en fonte.

89. Utilisation de la chaleur perdue des buanderies et des cuisines.— Les foyers de chaudières de la buanderie seront, s'il est possible, établis à la base même de cette cheminée, afin d'utiliser au profit de la ventilation la chaleur acquise dans ces foyers par les gaz produits de la combustion.

90. Application des règles précédentes. — Supposons qu'il s'agisse d'un hôpital de 100 lits répartis dans deux pavillons auxquels l'on ne donnerait qu'une même cheminée d'évacuation, qu'il y ait deux étages contenant ensemble 50 lits par pavillon, distribués dans quatre salles de 12 lits et deux chambres à un lit.

Dans cette hypothèse, chaque salle contiendrait six lits sur chaque face, et il y aurait trois conduits d'évacuation de 0mci,064 de section ou de 0m,22 sur ûra,30 intérieurement.

Ces conduits verticaux descendront au-dessous du sol du rez-de-chaussée, et se réuniront deux à deux au nombre de six, dans de premiers collecteurs horizontaux, destinés à livrer passage à l'air appelé par les premiers, et qui chacun devront évacuer 12 xcme,222 = 0me,266 en une seconde, à la vitesse de lm,00 en une seconde. Ils auront donc une section de 0m<»,266 ou 0ra,52 sur 0m,52, par exemple.

L'un de ces conduits, qui évacuerait en outre l'air des deux chambres à un lit, ou 14X0mc,G222=:0me,31, devrait avoir 0mi,31 de section ou 0m,52 sur 0m,60.

Si ces conduits n'arrivent pas directement à la base de la cheminée, et si les dispositions générales adoptées obligent à réunir les premiers collecteurs de chaque pavillon dans un deuxième collecteur, on aura pour le volume d'air auquel celui-ci devrait donner passage 50XOac,0222=lme,ll, avec une vitesse de l"y±0. Sa section transversale sera alors

égale à ' =onM>77 ou 0m*,80 et pourra avoir 0m,90

sur 0m,90.

Si la cheminée générale doit évacuer l'air vicié des deux pavillons, ou pour 100 lits 8000mc par heure ou 2mc,222 en une seconde, à la vitesse moyenne de lm,80 en 1 SeCOn- Çmc 222

de, sa section sera égale à • ' — = lm<i,24, et son diamètre moyen sera lm,255. Celui du sommet sera réduit à lm,l9 pour y obtenir la vitesse de 2m,00 en une seconde.

91. Introduction de V air nouveau. — Les orifices d'introduction de l'air nouveau chaud ou frais, seront toujours pratiqués près du plafond, et répartis aussi uniformément que possible dans toute l'étendue des salles, à raison d'un pour deux lits, s'il se peut, ou d'un au moins pour quatre lits.

Quand ils seront ouverts dans les parois verticales des murs, ils seront munis de cloisons directrices, en forme de jalousies inclinées à 20 ou 25° à l'horizon, de bas en haut, afin de faire affluer l'air dans ce sens vers le plafond.

La section transversale des conduits verticaux ou autres sera calculée de manière que l'air les parcoure avec une vitesse qui n'excède pas lm à lm,20. Celle des passages immédiats d'affluence de l'air dans les salles sera déterminée par la condition que la vitesse dirigée vers le plafond n'atteigne aussi que 1™ à lm,20 en une seconde.

Bans le cas où l'air affluerait de haut en bas dans le sens vertical, par des ouvertures ménagées dans le plafond même,

ce qui peut arriver si l'on emploie des doubles planchers ou quand on aura un grenier servant de chambre à air, la somme des sections libres de passages par les orifices devra être calculée par la condition que la vitesse n'excède pas 0m,50 à 0ra,60 en une seconde.

Lorsque l'on se servira pour le chauffage de calorifères ordinaires, l'air chaud qu'ils fourniront devra être introduit avant son entrée dans les salles, dans une chambre de mélange, où l'on pourra faire arriver de l'air extérieur, en proportion convenable, pour modérer, selon les besoins, la température de l'air à fournir aux salles.

Pour assurer le mélange de l'air extérieur avec l'air chaud fourni par l'appareil de chauffage, il convient de diriger l'air frais au moyen de languettes plus ou moins longues, selon les cas, au-dessus du courant d'air chaud. Il arrive alors que le premier, plus dense que le second, tendant à s'abaisser, tandis que le second, plus léger, s'élève, le mélange se produit nécessairement.

. Cette disposition s'appliquerait aussi bien à des orifices isolés et directs d'accès de l'air chaud et de l'air frais dans les salles qu'à ceux d'affluence dans les chambres de mélange.Ces languettes devront être faites en briques, posées à plat et avoir au moins 0m,05 d'épaisseur.

Dans la saison du chauffage, la température de l'air affluent devrait, pour une ventilation salubre, différer aussi peu que possible de celle que l'on veut maintenir dans les salles, et qui doit être habituellement de 15 à 16°.

Ces chambres de mélange pourront être formées soit par des entrevous pratiqués au-dessus des calorifères, soit dans des corridors ou des pièces de petites dimensions.

Des registres seront disposés dans les chambres de mélange, pour permettre de faire varier à volonté et selon les besoins, la température de l'air qu'elles fournissent.

Des dispositions analogues seront prises lorsqu'on emploiera des appareils de chauffage, par l'eau chaude ou par la vapeur.

Si l'hôpital est convenablement isolé et situé dans une position salubre, les prises d'air extérieur pourront être faites, soit à fleur de sol, au milieu de pelouses de verdure ou de jardins, comme à Vincennes et à l'hôpital d'accouchement de Saint-Pétersbourg ; soit à hauteur des divers étages.

L'on ne devra recourir aux cheminées d'appel descendant pour prendre l'air à une certaine hauteur, que dans les cas où la proximité de bâtiments plus ou moins insalubres donnerait lieu de craindre l'infection de l'air à la surface du sol.

L'on aura soin alors de placer la cheminée de prise d'air aussi loin que possible de celle d'évacuation générale. La section de cette cheminée et, en général, celle de tous les orifices extérieurs de prise d'air, sera calculée de façon que la vitesse d'introduction n'y excède pas 0m,60 en une seconde, afin que l'appel qu'elle excercera dans son voisinage ne s'étende qu'à une petite distance.

Les conduits d'arrivée de l'air pris ainsi à une certaine hauteur, devront être munis de registres ou de portes qui permettent de les fermer, si cela est nécessaire.

Pour la saison d'été, où l'action de l'appel sur l'introduction de l'air n'est plus favorisée par l'élévation de température que le chauffage communique à l'air nouveau, l'on devra ménager dans les murs des bâtiments des orifices auxiliaires disposés comme les précédents, et particulièrement ouverts sur les faces exposées au nord ou au levant, et munis de moyens de fermeture intérieure à ressorts de rappel, qui permettent de les ouvrir ou de les clore à volonté. L'air ainsi introduit pouvant, pendant la nuit, être trop frais, il importe que sa vitesse d'arrivée soit dirigée de bas en haut vers le plafond, et de 0m,60 en une seconde environ, afin qu'elle s'éteigne rapidement avant qu'il n'arrive aux orifices d'évacuation. Cette disposition est préférable à celle des fenêtres anglaises.

La manœuvre de tous les registres sera disposée de ma-

nière qu'elle ne soit qu'à la disposition exclusive des agents préposés au service.

Lorsqu'un dispositif quelconque de ventilation par appel aura été établi, l'on constatera par des expériences spéciales faciles à faire dans la cheminée générale d'évacuation, ou, si l'on veut, dans les conduits partiels, si le volume d'air prescrit est réellement évacué, et quel est l'excès correspondant de la température dans cette cheminée sur la température de l'air extérieur, et si pour cet excès, qui, en général, différera peu, comme on l'a dit plus haut, de 20 à 25°, l'on a obtenu la ventilation voulue, on prescrira de régler le chauffage de la cheminée de façon qu'en tous temps sa température dépasse de la même quantité celle de l'air extérieur.

L'on fera connaître plus tard des moyens de contrôle qui faciliteront à cet effet la surveillance de MM. les directeurs d'hôpitaux.

92. Dispositions pou?" la ventilation d'été. — Lorsque les salles de l'hôpital seront chauffées à la fois par des calorifères généraux et par des cheminées pour lesquelles on devra préférer la disposition des cheminées ventilatrices décrites au n° 13, qui détermineront à la fois l'évacuation de l'air vicié et la rentrée d'une proportion assez considérable d'air nouveau, convenablement chauffé, l'on devra, à leurs orifices d'introduction, en ajouter d'autres assez nombreux et disposés comme on l'a dit pour la ventilation d'été.

Les cages des escaliers, les antichambres et autres pièces donnant accès dans les salles, devront être chauffées à une température qui, pour ces dernières surtout, devra être au moins égale à celle des salles. L'on atténuera ainsi l'effet des rentrées d'air produit par ces ouvertures sous l'action de l'aspiration. Il serait donc convenable d'établir des calorifères généraux pour ces locaux, même quand on se servirait de cheminées à l'intérieur des salles.

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