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TOITURES VITRÉES

leurs en outre à craindre l'inconvénient fréquent de l'introduction de l'eau en temps de pluie.

Il faut donc, dans les lieux habités, lorsque l'on a recours à de semblables dispositions pour l'éclairage, établir d'abord, en dessous de la toiture, un plafond vitré offrant le moins de joints qu'il sera possible, puis dans le grenier, ainsi formé et limité en dessus et en dessous, installer, pour la saison d'hiver, des moyens de chauffage, qui s'opposent au refroidissement du plafond, afin d'éviter les mouvements d'air froid qu'on vient de signaler.

102. Observations de jour et du soir au château de Ferrières. — L'exemple le plus frappant que j'aie eu l'occasion d'observer de ces effets, est offert par le vaste salon du château de Ferrières et il m'a fourni quelques données qui permettent d'apprécier les quantités de chaleur, que de semblables vitrages peuvent laisser passer, et par suite de déterminer approximativement les moyens de chauffage à employer pour combattre le refroidissement.

Le salon central du château de Ferrières, nommé le Hall, a 22m,70 de longueur sur 12nl,30 de largeur ou 279mi,25 de superficie. Il est complètement entouré par d'autres salons, par des corridors, par des vestibules et autres dépendances. A l'aide de calorifères généraux, tous les locaux sont convenablement chauffés ainsi que le salon, qui n'a point de fenêtres dans ses murs, et qui est éclairé par un plafond vitré de 151mi,89 de superficie, recouvert par un toit également vitré, en sept travées, ayant ensemble 228m<i,48 de surface refroidissante.

Une large cheminée monumentale placée sur l'un des longs côtés du salon complète son système de chauffage.

Lorsque l'hiver, pendant le jour, le grenier vitré n'est pas chauffé, les effets indiqués plus haut se manifestent de la manière la plus incommode. L'appel d'air considérable produit par la cheminée, y détermine l'affluence de l'air refroidi au contact du plafond, et le voisinage de cette chemi-

née, auprès de laquelle on est, naturellement attiré par un feu brillant, devient intolérable.

Le soir, l'éclairage général du salon est produit à travers le plafond par l'allumage de 1000 becs de gaz, consommant ensemble 100 mètres cubes de gaz par heure, ce qui correspond à 34 becs de gaz par mètre carré de plancher du salon. La chaleur développée par cette abondante combustion suffit alors et au delà, pour empêcher le refroidissement de l'air du salon, et les effets qu'on vient de signaler sont annulés.

Pour obtenir, au moins dans une certaine proportion, le même résultat pendant le jour, l'on a été obligé d'installer dans le grenier vitré quatre poêles en fonte, dans lesquels on brûle du coke, et qui doivent y maintenir une température supérieure à celle du salon.

Des observations faites sur les consommations de coke pendant le jour et de gaz dans les soirées, ainsi que sur les températures intérieure et extérieure, permettent d'établir, approximativement au moins, le calcul des quantités de chaleur à développer dans l'espace compris entre la toiture et le plafond vitré pour éviter l'inconvénient du refroidissement.

A cet effet, en nommant :

G le nombre d'unités de chaleur ou de calories qui peuvent passer par heure à travers un vitrage de surface S ;

T la température de l'air du côté le plus chaud ;

T' celle de l'air du côté le plus froid ;

K un coefficient constant représentant le nombre d'unités de chaleur qui peuvent passer par un mètre carré de surface vitrée et par degré de différence de température entre les deux faces,

on peut exprimer la quantité de chaleur qui passe par heure à travers une toiture ou un plafond vitré par la formule

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