Étude sur la Ventilation, 2e vol
En mai, par des températures extérieures de 18 à 20° à 7 heures et de 13 à 14° à minuit, la température sur la scène a été en moyenne de 21°, 7 à 22°,7.
159. Volume d'air évacué de la coupole par mètre cube de gaz brûlé. — Pendant les expériences de mai 1863, le volume de gaz brûlé par heure dans la salle, a été en moyenne de 83me,34et le volume d'air évacué ayant été de 38,547 mètres cubes dans le même temps, cela correspond à 462mc,5 d'air évacué par mètre cube de gaz. Mais dans la consommation ci-dessus est comprise celle d'un assez grand nombre de becs qui n'avaient pas d'action directe sur l'évacuation. L'on peut donc compter, comme nous l'avons dit, sur une évacuation de 600 à 800 mètres cubes d'air par mètre cube de gaz directement brûlé pour la produire, quand les dispositions prises seront convenables.
140. Conséquences des faits précédents. — Les résultats d'expériences directes faites en différentes saisons et dont les détails consignés dans mes Études sur la ventilation ont été communiqués à la préfecture de la Seine, montrent que les dispositions adoptées pour le chauffage et la ventilation du théâtre Lyrique sont susceptibles de produire des effets satisfaisants. Il en a été de même au théâtre de la Gaîté.
Il est fâcheux de voir le public, par suite de la parcimonie inintelligente d'un directeur de théâtre, privé des avantages qu'au prix de dépenses considérables l'administration de la ville de Paris a voulu lui assurer. C'est à cette administration avertie qu'il appartient d'y pourvoir.