ÉTABLES ET ÉCURIES
141. La capacité des écuries et des étables doit être de 5 mètres cubes par tête d'animal : c'est la proportion adoptée depuis 1841 par le ministère de la guerre, pour les chevaux de la cavalerie. Dans toutes celles qui ont été construites depuis cette époque pour le service de l'armée, la largeur allouée à chaque cheval est de ln,,45 environ.
Cette augmentation de l'espace a produit, de 1835à 1858, une réduction des pertes sur 1000 chevaux de 51 morts de la morve, pendant la période de 1835 à 1845, à 10 seulement pendant celle de 1848 à 1858, et de 94 morts de toutes maladies, de 1835 à 1845, à 22 seulement, de 1848 à 1858.
Les grandes administrations de services publics, telles que la Compagnie générale des omnibus, et celles des chemins de fer, ont donc tort de réduire à 20 ou à 25 mètres cubes par cheval la capacité de leurs écuries.
142. De l' ouverture permanente des portes et des fenêtres. — Des expériences poursuivies pendant plusieurs années dans des régiments de cavalerie, occupant des garnisons situées au nord, au centre ou au midi de la France, ont prouvé que les chevaux se maintiennent en meilleure santé et plus vigoureux dans des écuries dont les portes et les fenêtres, en nombre suffisant , sont constamment ouvertes , de nuit comme de jour, en toute saison, que quand on les tient fermées.
Des observations analogues ont été faites sur des étables contenant un grand nombre de têtes de bétail, qui sont ainsi mises à l'abri des péripneumonies et autres affections épidémiques des voies respiratoires.
145 . Du volume a" air à allouer par tête. — Lorsque les écuries et les étables ne sont pas disposées de manière à introduire l'air sur toute leur longueur et sur les deux faces opposées, il convient de disposer, à partir du plafond, soit au milieu des allées, si elles sont doubles, soit au-dessus du passage, en arrière des chevaux, des cheminées d'évacuation construites, s'il se peut, en briques et assez larges pour assurer une évacuation de 1 80 à 200 mètres cubes d'air par heure et par cheval, à la vitesse de 0m,70 en une seconde, que peut déterminer une différence de température de 6 à 7°, entre l'air extérieur et l'air intérieur de l'écurie. Cela conduit à donner à ces cheminées 0mi,07 à 0m<ï,08 de section par tète de cheval.
A l'aide de cette ventilation, l'état hygrométrique de l'air