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MOYENS DE CONTROLE

teurs, placer l'anémomètre au-dessus ou au devant de cet orifice, et prendre pour vitesse moyenne de passage de l'air celle qui résulterait du nombre de tours observé. On s'exposerait à de graves erreurs.

Il convient alors de placer devant l'orifice et d'y appliquer le plus exactement possible un tuyau qui en épouse la forme à sa base et qui se raccorde avec une partie cylindrique de 0ra,60 au moins de longueur, dans laquelle on introduit l'anémomètre, qui indique alors la vitesse de passage dans cette partie du tuyau auxiliaire. L'on en déduit ensuite facilement le volume d'air extrait ou introduit par seconde et par heure.

147. Moyens de contrôle de la régularité d'un service de ventilation. — Si l'usage des anémomètres portatifs convient pour les expériences d'étude ou de constatation des résultats que la ventilation peut produire, il ne suffit pas pour s'assurer que le service des grands établissements se fait avec la régularité nécessaire et prescrite par les règlements ou par les marchés.

Dans des cas pareils, il convient de recourir à l'installation d'anémomètres de plus grandes dimensions, mis en rapport avec un compteur électrique, placé dans le cabinet du chef de l'établissement ou dans un lieu apparent et à l'aide desquels on peut, d'heure en heure ou chaque matin et chaque soir, reconnaître de suite si le renouvellement de l'air a eu la régularité et l'activité prescrites.

Ce n'est pas ici le lieu de décrire ces appareils *, je me bornerai à dire qu'un anémomètre de ce genre est employé avec succès, depuis plusieurs années, au Conservatoire des arts et métiers, pour assurer la régularité du service de la ventilation des amphithéâtres, et que chaque année il y fonctionne environ cinq mois de suite sans dérangement et sans exiger d'autre soin que le renouvellement des sels de la pile deux ou trois fois par saison.

1. Voir les Annales du Conservatoire, 5e volume, 1864, page 341.

Un autre anémomètre semblable a fonctionné avec continuité dans des cheminées d'évacuation de l'hôpital Lariboisière pendant plusieurs mois, et a servi à faire connaître tous les matins, pour le service de nuit, et tous les soirs pour le service de jour, le volume d'air vicié évacué d'un même pavillon de 106 lits pendant douze heures consécutives.

Des moyens d'observation de ce genre, automatiques et indépendants de l'action personnelle des employés, sont des corollaires indispensables des grands dispositifs de ventilation, si l'on veut que le service y soit assuré d'une manière régulière et ils rendent la surveillance des chefs d'établissement très-facile et très-efficace.

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