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MOYENS DE CONTROLE

146. Des moyens à employer pour constater la marche et les résultats d'un service de ventilation. — L'on a vu par les nombreux exemples qui précèdent que l'établissement d'un système complet et régulier de renouvellement de l'air dans les lieux habités ne présente, en réalité, aucune difficulté et que les règles à suivre sont fort simples. Leur application le serait également et donnerait lieu à peu de dépenses, si les architectes avaient toujours le soin d'arrêter les dispositions à prendre en même temps qu'ils étudient les projets de construction, au lieu de ne s'en occuper que quand les constructions sont déjà presque terminées.

Mais, quand un ensemble de dispositions ont été prises pour assurer le renouvellement de l'air, la première chose à faire est de constater si les résultats cherchés ont été obtenus, la seconde est de régler le service des appareils.

Pour reconnaître quels sont les volumes d'air évacués et introduits, on se sert d'un petit appareil portatif, nommé anémomètre, composé d'un moulinet à ailettes très-léger et très-mobile et d'engrenages avec cadrans, qui indiquent le nombre de tours faits par les ailettes, dans un temps donné.

L'expérience montre qu'avec des appareils de Ge genre l'on déduit la vitesse de l'air du nombre de tours des ailettes, au moyen d'une relation de la forme

V étant la vitesse en une seconde,

a un terme constant, qui exprime la vitesse de l'air à laquelle le moulinet commence à tourner,

b un nombre constant,

N le nombre de tours des ailettes en une seconde.

Ainsi l'un des anémomètres du Conservatoire a pour formule

Cet instrument doit être placé, autant que possible, dans une partie des conduits parcourus par l'air où la vitesse soit à peu près uniforme et bien réglée. On le met en marche pendant deux minutes au moins , si l'on a une montre à secondes, ou quatre ou cinq, si l'on ne dispose que d'une montre à minutes. Du nombre de tours faits dans ces intervalles de temps, l'on déduit celui qui correspond à une seconde, d'où l'on conclut la vitesse V.

On multiplie cette vitesse par l'aire de la section du conduit où l'on a observé, exprimée en mètres carrés, et on obtient le volume d'air écoulé en une seconde, puis celui qui est passé en 3600 secondes ou par heure.

Si on craint que dans le conduit la vitesse soit variable par suite de ses grandes dimensions ou d'autres circonstances, il suffira d'y promener l'instrument qui donnera alors, avec une exactitude suffisante, la vitesse moyenne de l'air.

Lorsque l'on veut déterminer le volume d'air qui est aspiré ou qui est introduit par un orifice recouvert par un grillage, il ne faut pas, comme le font quelques observa-

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