PREFACE. V
tème, toujours et souvent dans une énorme proportion, plus ou moins aidé par les effets de l'aspiration naturelle, ne suffit pas, surtout dans les grands locaux, pour assurer l'évacuation régulière et stable de l'air vicié objet principal de la ventilation.
Il y a cependant des cas particuliers où l'emploi de ventilateurs insufflants est commandé par les conditions locales. Telles sont les galeries étroites des mines.
Dans d'autres cas, l'usage des ventilateurs employés pour produire l'aspiration est indiqué par des conditions locales. Aussi est-il parfaitement justifié, par exemple, dans les mines où les puits d'aérage laissent suinter des quantités d'eau considérables, qui refroidiraient une colonne d'air ascendante chauffée par un foyer d'aspiration, dans celles où la présence de gaz inflammables rendent l'emploi de ces foyers inadmissibles, etc. Il en est de même des ateliers où se développent des poussières dangereuses, que l'aspiration déterminée par la chaleur ne suffirait pas à enlever et où la présence d'un moteur permet facilement d'installer des appareils mécaniques.
3° Quant à un troisième mode, récemment proposé par d'habiles ingénieurs , les expériences comparatives faites au Conservatoire * des arts et métiers ont montré qu'il ne présentait pas d'avantage économique sur le système bien plus simple et plus direct de