VI PREFACE
l'aspiration. Si, d'ailleurs, ses effets pour l'introduction de l'air nouveau sont réels, comme on ne saurait le contester, il n'assure pas mieux que le précédent la régularité de l'évacuation de l'air vicié.
Les essais tentés à l'Exposition universelle de 1 867 pour produire, dans certaines galeries, un abaissement artificiel de la température, en y introduisant de l'air pris dans des caves, sont loin d'avoir répondu à ce que l'on en espérait. On en verra la preuve dans le compte rendu des observations faites cet été et qui sera publié dans les Annales du Conservatoire.
Mais une application récente, dont les résultats ne sont pas encore publiés, paraît montrer que pour l'enlèvement des poussières des meules et dans d'autres cas analogues, les dispositifs de ce genre pourraient être utilement employés.
Sans prétendre qu'on doive, dans tous les cas, négliger l'emploi des deux derniers systèmes, je crois que, dans la plus grande généralité des questions de ventilation à résoudre, il y a lieu de préférer le système de l'aspiration, et c'est d'après cette conviction, partagée d'ailleurs après de longues discussions par le comité consultatif d'hygiène et du service médiéal des hôpitaux1, que j'ai adopté les règles dont je fais
1 . Rapport sur les appareils de chauffage et de ventilation à employer dans les hôpitaux, approuvé par le comité le 16 février 1865 et adressé le 17 mai 1865 à tous les préfets. (Voir au Bulletin officiel du ministère de l'intérieur, n° 5, 1865.)
PRÉFACE. Vil
connaître l'application aux cas les plus ordinaires delà pratique.
Ces règles sont d'ailleurs également admises en Angleterre et particulièrement en Russie par d'habiles et savants ingénieurs, qui en ont fait avec succès de grandes et nombreuses applications2.
Mais, ainsi que je l'ai dit plus haut, il est des circonstances exceptionnelles où il convient de modifier ces règles, car dans de pareilles questions il ne saurait y avoir de solution absolue et universelle.
Quel que soit d'ailleurs le mode que l'on emploie pour assurer dans les lieux habités un renouvellement convenable de l'air, quelles que bonnes que soient les dispositions prises et les règles du service prescrites, l'on ne doit pas se dissimuler qu'un contrôle régulier de l'exécution de ces prescriptions est le principal élément du succès régulier et qu'il est indispensable de l'exercer.
Il en est de ces appareils comme de tout autre soumis à l'action des hommes. Or, ce contrôle, cette surveillance sont la seule difficulté réelle, et c'est à leur absence qu'il faut attribuer les inconvénients signalés dans plusieurs cas. J'en ferai voir des exemples.
Si le fruit de ces longues études sur les moyens d'assurer la salubrité de l'air dans tous les lieux ha-
2. Note sur l'hôpital d'accouchement de Saint-Pétersbourg. (Annale? du Conservatoire des arts et métiers.)