DES LIEUX HABITÉS
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1. Les questions qui se rattachent au Chauffage et à la Ventilation sont tellement solidaires et connexes, au moins pendant les saisons froides, qu'il est à peu près impossible de les séparer, même dans un résumé des données de la science et de l'expérience, tel que celui qu'on se propose d'exposer ici; c'est par ce motif que je les réunis sous un titre commun.
îi. Appareils de chauffage. — On peut considérer les appareils de chauffage sous trois points de vue différents : 1° Sous celui de l'emploi économique du combustible; 2° Sous celui de la salubrité ; 3° Sous celui de l'agrément.
Pour le chauffage des locaux où l'on ne séjourne que peu de temps, tels que les vestibules des édifices publics, les escaliers, les salles d'attente, les églises même, la première considération peut faire décider de la préférence dans le choix des appareils.
Pour les lieux habités, la seconde doit au contraire constituer la condition principale, et à ce point de vue on peut poser en principe que tout appareil ou système de chauffage qui, par lui-même, n'assure pas un renouvellement suffisant et régulier de l'air, ou qui n'est pas combiné avec des dispositifs qui produisent ce renouvellement, est insalubre.
Quant à la troisième considération, si elle tend à faire négliger la première, elle se lie à la seconde, car il ne peut y avoir de chauffage agréable que celui qui est, avant tout, salubre.
Dans l'examen rapide que nous allons faire des appareils de chauffage considérés sous ces trois points de vue, nous séparerons ceux qui sont destinés aux services particuliers de ceux qui sont employés à des chauffages généraux.