CHAPITRE
de O^.OS à O'^.IS d'épaisseur on
FiG. 21 i. — Uôsoi'voir de Nuremberg.
même genre pratiqué dans une ment de briques.
:i. — RÉSERVOIRS
tout y assure l'étanchéité. A Fécanip, à Sens, des réservoirs ont été creusés dans la craie compacte ; le ciel est reste apparent sans aucun revêtement, et les parois sont recouvertes d'une couche très mince de maçonnerie, A Nuremberg (Bavière), on cite un réservoir du épaisse couche de grès avec un revête-
257. Réservoirs partiellement en déblai. — Fréquemment les réservoirs sont placés de telle sorte que la tranche d'eau emmagasinée soit partie au-dessous, partie au-dessus du sol : ce cas se présente, par exemple, lorsque le terrain naturel n'est pas tout à fait à une altitude suffisante pour un réservoir entièrement en déblai, lorsqu'il présente à faible profondeur une couche dure dont le déblai serait coûteux et qui fournit une excellente base de fondation, ou encore quand l'ouvrage est construit à flanc de coteau.
Un revêtement plus ou moins épais peut suffire dans la partie basse
FiG. 213. — Réservoir d'Aberclecn.
où les parois sont formées par le sol naturel, mais, dans la partie haute, l'enceinte doit être rendue assez résistante par elle-même pour
FiG. 216. — Réservoir de Charonne. ' Fig. 217. — Réservoir de Genlllly.
supporter la poussée de l'eau, et composée entièrement de matériaux rapportés. Ce sera tantôt une digue en terre avec un revêtement F (/((](. 215), fascinage, perré, etc., comme on en rencontre assez souvent en Angleterre, où il est en outre d'usage d'interposer un corroi d'argile A;
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FiG.218. — Réservoir de Uosenhiige] (Vienne).
§ 3. - RESERVOIRS EN ELEVATION 285
tantôt, et plus généralement, ce sera un mur en maçonnerie. Dans l^ien des cas, la distinction entre la partie haute et la partie basse disparaît, et l'enceinte est l'orniée sur toute sa hauteur par un mur, dont l'épaisseur est calculée soit en tenant compte de la résistance du sol naturel contre lequel il s'appuie latéralement vers sa base, soit exactement comme s'il était tout ;i fait en élévation et construit comme tel : ces deux dispositions se rencontrent à Paris, l'une au réservoii' de Charonne, l'autre à celui de Gentilly; les réservoirs de Vienne (Autriche), sont un exemple de la première, celui de Montmusard, à Dijon, se rattache à la seconde [fig. 237).
258. Réservoirs entièrement en élévation. — Quand le niveau du sol conduit à placer le réservoir entièrement en élévation, non seulement l'enceinte doit résister par elle-même à la poussée de l'eau sans aucune intervention du sol, mais en outre le radier doit être porté par des substructions dont les dispositions dépendent de la hauteur à leur donner et de la nature de la fondation. D'ordinaire, ces substructions se composent de votites en berceau ou de voûtes d'arêtes, dont les retombées sont portées par des murs ou des piliers, et qui forment parfois des galeries, utilisables soit pour la pose de la tuyauterie de service, soit même comme magasins.
Les réservoirs du Panthéon et Racine, à Paris, l'ancien réservoir de Reims, celui d'Orléans, sont dans ce cas.
Afm de tirer un meilleur parti de cet étage inférieur, dont l'altitude du sol a fait une nécessité, on a été conduit, dans certaines circonstances, à le pourvoir d'un radier et à le transformer en un second réservoir placé au-dessous du premier. Tantôt le bassin inférieur sert uniquement de réserve et permet de fan-e exceptionnellement le service avec une pression un peu moindre en cas d'accident ou de pénurie d'eau : c'est le cas du réservoir de Montrouge à Paris (eau de la Vanne), où Vêtacje supérieur, de 100.000 inetres cubes de capacité, est destiné à faire ordinairement le ser-
FiG. 219. — Réservoir d'Orléans.
Coupe suivant A, B. — Plan suivant C, D.
vice, tandis que Vétaije inférieur, qui peut contenir 150.0f)0 mètres cubes, n'est utilisé que pour recevoir le tro])-plein du premier < i le suppléer pendant lu nuit à l'époque des grandes consonunations. Tantôt l'étage inférieur reçoit de l'eau d'une autre nature et se relie à un autre réseau de conduites, de sorte (jue l'ouvrage forme eu réalité deux réservoirs distincts supcr])Osés : les réservoirs de Ménilmontant, de Passy, de Belleville, à Paris, en fournissent des exemples;
FiG. 220. — UésGi'voir de Montrouge
FïG. 2-21. — Ilésorvoir de Belleville.
les bassins hauts assurent, dans la partie correspondante de la distribution, le service privé ou domestique en eau de source, et les comjjurtiments du bas, le service public et industriel en eau de rivière. Un réservoir, actuellement en construction sur le sommet de la butte Montmartre, à Paris, ne comprendra pas moins de quatre étages supei posés : les trois supérieurs sont destinés à recevoir des eaux de diverse nature et feront trois services différents, le quatrième est un simple support utilisé pour le passage des conduites.
Les dépenses d'établissement croissent très rapidement avec la hauteur de l'ouvrage au-dessus du sol, quand on emploie la maçonnerie pour la construction du réservoir proprement dit ; aussi est-on conduit à donner la préférence aux cuves métalliques dans la plupart des cas où le fond du réservoir doit être placé à un niveau très supérieur à celui du terrain. Elles sont fort employées pour les alimentations de gares, où l'eau doit être tenue à proximité des voies et à quelques mètres audessus du niveau des rails. Ces cuves sont à base circulaire ou rectangulaire : la première disposition est la plus avantageuse bien qu'elle ne se prête guère à la division du réservoir en deux compartiments ; on y supplée au besoin en le composant de deux cuves juxtaposées.
259. Tours d'eau. — Quand une cuve formant réservoir est placée au sommet d'une construction de grande hauteur, l'ensemble prend le nom de tour d'eau. Le volume d'eau emmagasiné est alors toujours fort restreint; et, si l'ouvrage doit commander le service d'eau d'une ville de quelque importance, il faut renoncer à lui donner une capacité suffisante pour compenser les variations diurnes de la consommation et faire l'office de régulateur de la distribution. On ne lui demande plus que d'assurer la permanence de la pression dans les conduites, et c'est en agissant sur l'alimentation qu'on pare aux variations qui se produisent dans le service.