‹ Salubrité urbaine distributions d'eau assainissementChapitre 114 sur 279 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

DISTRIBUTION GENERALK pour en déduire tous les autres : on porte sur une lii,nie horizontale < i conune abscisses des longueurs proportionnelles aux diamètres, les deux

éi)aiss<'urs connues donnent deux ordonnées dont il suffit de joindre les extrémités pour obtenirlaligne droite qui permet de déterminer toutes les autres.

L'épaisseur des tuyaux augmentant avec leur section, le poids au mètre courant croît plus rapidement que les diamètres; il en est de même du prix de fourniture. Mais comme, inversement, le i)rix de pose s'élève moins vite, il en résulte une sorte de compensation, si bien que, suivant une remarcpie de Dupuit, confirmée d'ailleurs par l'expéi-ience, les prix au mètre courant des tuyaux de fonte mis en place sont à peu près proportionnels aux diamètres.

289. Réception et épreuve des tuyaux de fonte. — Pour s'assurer de la (jualité de la fonte et de la bonne fabrication des tuyaux, il est d'usage d'exercer une surveillance dans les usines et de procéder à des essais par l'intermédiaire cVagents réceiotionnaires spéciaux.

Ces agents doivent veiller à la régularité des mélanges, assister aux coulées, faire mouler de temps à autre des barreaux destinés à être soumis à des essais au choc ou à la traction, etc. Ils font sonner les tuyaux au marteau : une oreille exercée perçoit en effet un son très différent si la fonte est pleine et homogène ou si elle présente des fêlures ou craquelures. Ils vérifient toutes les dimensions, ce qui ne présente aucune difficulté pour les longueurs, les diamètres, etc., mais demande pour les

épaisseurs un examen long et minutieux au moyen de compas spéciaux d'un maniement assez malaisé, à moins qu'on ne se contente, comme on le fait généralement depuis (jue les tuyaux sont coulés debout, d'en constater le poids, qui doit être supérieur ou au moins égal à un minimum déterminé dans chaque cas.

Ils président enfin à l'épreuve pratique, qui consiste à remplir d'eau chaque tuyau et à y produire la pression maxima à laquelle il devra résister. On emploie universellement pour cette épreuve une machine fort simple {fig. 279), composée de deux plateaux verticaux, dont l'un est fixe et l'autre mobile, et entre lesquels on assujettit le tuyau à essayer, placé horizontalement ; un conduit aboutissant au plateau fixe sert à remplir le tuyau d'eau, et une pompe de conqu-ession ou un accumulateur à y élever la pression, jus({u'à ce que le manomètre indique la limite qu'on s'est proposé d'atteindre. Il ne doit se produire à ce moment

§ 9. — TUYAUX DE CONDUITE «25 aucun écoulement d'eau à ti-avcrs les parois du tuyau ni même de suinte^ ment, sans quoi il est rebuté. E\\ Allemagne, on complète l'épreuve eii frappant le tuyau au moment où il est soumis à la pression maxima, au moyen de marteaux d'un poids ^ déterminé. On jDourrait aussi produire artificiellement des ^ coups de bélier, afin de s'as- .surer que la fonte est en état • — ^ d'y résister. Quelquefois, pour abréger le temps de l'épreuve ou pour économiser l'eau, on introduit dans le tuyau un noyau en bois qui occupe la majeure partie du vide.

On ne peut malheureusement pas essayer à la presse les pièces de rac^ cord et c'est un motif de plus pour leur donner, comme on l'a déjà indiqué plus haut, un surcroît, d'épaisseur destiné à compenser cet inconvénient. /

Après les essais, les vérifications et l'épreuve à la presse, les tuyaux sont le plus souvent recouverts d'un enduit de goudron ou de coaltar : on les porte d'abord dans un four chauffé à température convenable, puis on les plonge, au sortir du four, dans le bain de coaltar. L'enduit dont ils se trouvent ainsi revêtus les protège efficacement contre la rouille, soit avant l'emploi, soit même après la mise en service; à l'intérieur, il empêche ou retarde l'action que l'eau pourrait produire sur la fonte, et, s'il se forme des dépôts, il les rend moins adhérents. Appliqué avant les essais, l'enduit aurait le grave inconvénient de masquer les défauts de la fonte ; aussi faut-il tenir la main à ce que les opérations aient toujours lieu dans l'ordre qui vient d'être indiqué.

On a proposé de remplacer Ja coaltarisation de la fonte par une sorte d'oxydation superficielle qui aurait pour effet de la protéger ensuite contre toute attaque par l'eau ou l'air humide; mais ce procédé, beaucoup plus coûteux, ne s'est pas répandu jusqu'à présent, et le goudronnage est d'un emploi à peu près général.

290. Assemblage des tuyaux de fonte. Divers types de joints. — Les tuyaux de fonte étaient primitivement assemblés au moyen de brides; ils étaient terminés de part et d'autre par une couronne plane percée de trous, et chaque joint était formé de deux de ces couronnes entre lesquelles on interposait une rondelle de cuir ou de plomb serrée par des boulons passés dans les trous. Ce mode d'assemblage est rigide et invai-iable, de sorte que tout changement de forme ou de longueur, dû, soit aux effets de la dilatation, soit aux tassements du sol, et dépassant la limite d'élasticité du métal, amènerait nécessairement une rupture, si 1 on n'y parait par l'emploi des compensateurs, placés de distance en dislance et permettant à la conduite de se prêter à des mouvements de iaible amplitude. Ce palliatif s'est montré souvent insuffisant, et on a peu a peu substitué un mode d'assemblage moins rigide au joint à brides qui

faibles longueurs

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•n'est plus guère usité aujourd'liui que pour certains raccords et sur de

dès lors, il est sans inconvénient, et présente au contraire l'avantage de se faire et de se défaire très aisément à froid et sans déplacement des pièces contiguôs. Les rondelles de plomb, ordinairement planes, parfois au.ssi cannelées, sont serrées fortement au moyen des boulons qui sont en nombre d'autant plus grand que le diamètre est plus grand lui-môme ; puis on achève le joint par un ynatage destiné à refouler le plomb et à réaliser une étanchéité parfaite.

Le type d'assemblage le plus répandu aujourd'hui est celui connu sous le nom de joint à emboîtement. Il se compose de deux parties, mâle et femelle, pénétrant l'une dans l'autre, et laissant entre elles un intervalle

que l'on remplit de corde goudronnée puis de S^^^^. plomb. Le bout mâle présente ordinairement, du

cûté extérieur, une bande saillante plate ou arrondie qui constitue le co/'do?x; le bout femelle ou emboîtement amie section en forme de tulipe et le bout mâle s'y engage sur une longueur de 0™,08 à 0"", 10 environ. Dans un pareil joint rien ne s'oppose plus au jeu de la dilatation, la conduite s'allonge librement;

elle se prête aussi à de petits mouvements verticaux. Le plomb est coulé à chaud; le fond de l'espace annulaire laissé entre les deux tuyaux emboîtés a été préalablement rempli au moyen de corde goudronnée enroulée en plusieurs torons et serrée au ciseau, de manière à laisser pour le plomb un espace libre de 0'", 04 de longueur ; puis on enroule en avant de l'emboîtement un l)ourrelet d'argile laissant à la partie supérieure deux ou trois évents, le plomb fondu est versé ra pidement par l'un de ces évents tandis que l'air emprisonné s'échappe parles autres jusqu'à ce que le métal venant refluer au dehors indique que le vide a été entièrement rempli. Il ne reste qu'à enlever le bourrelet d'argile, à ébarber le plomb et à le mater avec soin. Quand la pression intérieure est considéralîle, elle tend à repousser au dehors la corde et le plomb : pour empêcher cet effet on peut employer un collier de serrage; mais on se contente le plus souvent de donner à l'emboîtement une forme intérieure telle que le plomb ne puisse glisser sans s'écraser, ce qui suppose alors un effort considérable ; en France, on ménage à l'intérieur de l'emboîtement une petite rainure à section demi-circu-

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laire, clans laquelle le plomb vient former une saillie qui s'oppose auxg-lissements ; ailleurs on en est venu à d'autres dispositions, de manière à donner par exemple à la couronne de plomb plus d'épaisseur vers l'intérieur du joint ou au milieu qu'à l'extrémité; quelquefois aussi l'em-

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