Fabrique à Paris par il/. Barriquand
rais en mouvement pai- les deux Ijras d'un levier coudé (fig, 474). Dans tous
ces appareils, le volume de clia(j[ue cylindrée étant la base du niesuraco
FlG. iri.
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de l'eau, la minuterie enregistre le nombre de cjdindrées ou ce qui revient au même le nombre de coups de piston, mais en les transformant pouv la commodité de la lecture en un nombre d'hectolitres ou de mètres cubes.
Plusieurs compteurs ont trois ou quatre pistons. Un de ces derniers, inventé par M. Samain et perfectionné par M. Badoîs, a donné des résultats satisfaisants : les quatre pistons, pourvus de garnitures en cuir, sont à simple effet ; par l'intermédiaire de quatre petites bielles, qu'ils actionnent sans y être rattachés, ils font mouvoir un arbre vertical à vilebrequin, dont la rotation entraîne un tiroir de distribution cii'culaire équilibré. (Fig. 476).
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Fig. i".
Le principe des compteurs à membrane diffère peu de celui des compteurs à pistons : deux capacités, qui peùvent être successivement rem-
§ 0. — ABONNEMENTS AU COMPTEUR ^^"i
plies d'eau, sont séparées par un diaphragme mobile, dont les mouvements ont pour effet d'augmenter ou de diminuer alternativement leur volume d'une même quantité. Le diaphragme, en caoutchouc, reçoit ordinairement la forme d'une clocha ou d'un soufflet. Nous mentionnerons, à titre d'exemple, la compteur Maldant, du système Oury (Fig. 477), où la membrane est en forme de cloche, et où un contrepoids détermine le changement de sens de l'écoulement, comme dans le Kennedy. Les compteurs à membrane, on devait s'y attendre, offrent un peu moins de précision que les compteurs à pistons ; car, si la course d'un piston peutêtre réglé avec une exactitude presquemathématique, la déformation d'un diaphragme est sujette à de petites irrégularités. D'autre part, l'usure inévitable de la membrane est un inconvénient, bien que le remiDlacement en soit toujours facile ; et elle résiste assez mal aux coups de béUer. Si le fonctionnement de ces appareils venait à être un peu améhoré, la possibilité de les construire à un prix modéré leur permettrait de faire une concurrence sérieuse aux compteurs à pistons.
Il convient de rattacher encore aux compteurs de volume le Crown meter ou compteur à com-onne, qui a eu du succès aux Etats- Unis, et qui ne manque pas d'une certaine originalité. L'organe mobile est un disque denté, tournant à l'intérieur d'une couronne également dentée ; ces pièces, d'égale épaisseur, sont comprises entre deux plateaux, percés de petits conduits pour la distribution de l'eau, et forment deux capacités, qui se vident et s'emplissent successivement sans empêcher l'écoulement continu du Hquide. Presque aussi précis que les compteurs à pistons, aussi simple que les compteurs de vitesse, cet appareil est évidemment fort séduisant, d'autant que sa fabrication, comportant peu d'ajustage, doit pouvoir être faite à bas prix. Malheureusement il ne tarde pas à donner lieu à quelques écarts de comptage et à perdre de son étanchéité, par suite du jeu que le disque prend bientôt entre les deux jDlàteaux.
373. Vérification des compteurs. — Quels que soient d'aiUeurs les types de compteurs que l'on choisisse, il faut pour tirer un bon parti de ces appareils les soumettre à des vérihcations, auxquelles on ne saurait apporter trop de soin. Tout compteur, avant d'être mis en service, doit subir une épreuve méthodique, et sufllsamment prolongée pour qu'on soitédilié sur ses qualités et certain de sa bonne fabrication. Il ne doit pas d'ailleurs êtfe perdu de vue parla suite; de temps à autre, des visites
Fig. 478.
et des essais permettent de reconnaître s'il conserve ses qualités primitives ou s'il a besoin de réparations.
Ces diverses opérations sont délicates et ne peuvent être faites que par un personnel intelligent et exercé ; elles supposent d'ailleurs une installation spéciale et un outillage que peuvent seules se procurer les villes d'une certaine impoi'tance.
A Paris, Couche a crée de toutes pièces, en 1881, un système complet d'essais et de vérilications, qui peut être ajuste titre considéré comme un modèle. L'atelier spécial de vérification des compteurs .se compose de deux salles distinctes : l'une est consacrée à l'essai des appareils nouveaux et à Texpérimentation prolongée de quelques spécimens de chaque type d'appareil admis, afin d'en déterminer la durée probable et d'étudier les modifications résultant de l'usure ; l'autre .sert aux épreuves régulières des compteurs des divers systèmes admis qu'on se propose de mettre en service, et qui doivent recevoir au préalable le poinçon ou cachet de la ville, comme témoignage de la vérification àlaquelle ils ont été soumis. En outre, des équipes volantes, pourvues d'un matériel approprié, procèdent sans interruption à la visite des compteurs placés chez les abonnés et les soumettent à de nouvelles épreuves sur place, de manière à en constater les défectuosités et à en provoquer la réparation s'il y a lieu. On s'assure qu'ils comptent exactement ou dans les limites de la tolérance à petit et à grand débit, à haute et à basse pression, et qu'ils se maintiennent étanches : un cra?i cVarrèt, qui permet, dans certains compteurs de petit diamètre, d'immobiliser le mécanisme, tout en ouvrant les orifices d'écoulement de l'eau, i-end commode et rapide cette dernière constatation. Enfin, quand une réparation a lieu sur place, le service des eaux, préalablement averti, fait relever la position des aiguilles avant le bris du cachet, et en vérifie la remise au point après le travail, qui donne lieu à l'apposition d'un nouveau cachet. Grâce à ce régime, rigoureusement et constamment appliqué, les résultats ont été absolument satisfaisants.
374. Régime des compteurs d'eau à Paris. — Nous avons indiqué plus haut quelles conditions un compteur doit remplir pour être admis par le service municipal des eaux de Paris. Jusqu'à présent aucun compteur de vitesse n'a pu y parvenir, non plus que le Crown; certains compteurs à membrane, dont les essais à l'atelier avaient été assez bons, semblent perdre, une fois en service, quelques-unes de leurs qualités, de sorte que les compteurs à pistons y sont actuellement seuls en usage, et i^armi ceux-là les mieux construits.
L'admission n'est prononcée qu'à la suite d'une longue série d'épreuves, qui présente les phases suivantes : 1° essai de laboratoire prolongé pendant plusieurs mois, à la suite duquel la pose de l'2 compteurs en ville est autorisée pour un premier essai pratique ; 2° extension de l'autorisation provisoire à 3Û0 appareils ; 3° nouvelle^extension jusqu'à 1,000 ;