‹ Salubrité urbaine distributions d'eau assainissementChapitre 168 sur 279 · Vcrein von Gas-und Wasserfachmaiincrn · texte numérisé non relu

Vcrein von Gas-und Wasserfachmaiincrn

2. Die Art dcr Wasserversorguntj des Sliidte des dcutschcn Reiclics.

lenient des eaux de rivièi'C, que la proportion de l'eau de source est plus i^raude dans les petites villes et moindre dans les grandes, que, sur 100 villes où l'on distribue des eaux souterraines, 54,3 l'ont amenée par la gravité, et 45,7 l'élèvent mécaniquement, etc.

Aux Etats-Unis, un simple particulier, M. Croes, a entrepris, à lui seul, une statistique du même genre. A cet efl'et, il a envoyé un questionnaire aux municipalités, tout comme le congrès des ingénieurs allemands ; puis il a publié, sous forme de tableaux, les réponses qui lui sont parvenues, en laissant une place blanche en regard du nom des villes qui se sont abstenues, dans l'espoir que la constatation de leur négligence obligera les municipalités à lui adresser des renseignements pour uivdeuxième édition.

422. Absence de toute statistique en France. — Rien de semblable n'existe en France et n'y a même été tenté. Peut-être faut-il l'attribuer à ce fait que, dans notre pays où l'administration tient tant de place, il n'y a pas de service qui soit chargé de centraliser les renseignements relatifs aux distributions d'eau. Beaucoup de travaux de canalisation s'exécutent dans les villes, sans même que l'administration supérieure en ait connaissance, puisqu'il suffit d'une simple autorisation des autorités départementales ; quant aux autres, les do.ssiers qui les concernent étant examinés dans plusieurs ministères à des points de vue différents, ils ne laissent partout que des traces fugitives ou insuffisantes, dont on ne saurait tirer aucun aperçu d'ensemble sur la progression des services d'eau et les résultats obtenus.

D'autre part, il n'y a guère d'ingénieurs qui se soient tout spécialement consacrés à cette branche de leur art, et les municipalités, en quête d'une solution, s'adressent un peu au hasard à ceux qu'elles ont sous la main, quand elles ne veulent pas en passer par les fourches caudines des compagnies financières ou des entrepreneurs spécialistes. Les bonnes volontés ne manquent pas cependant, et il a été publié, en France, un grand nombre d'ouvrages remarquables sur les distributions d'eau, dont quelques-uns sont devenus classiques ; mais les travaux d'ensemble, donnant des vues générales sur la matière, sont relativement rares, et ce sont le plus souvent d'intéressantes monographies.

A notre époque, où la question de l'eau potable prend, dans les villes, une telle importance et se trouve presque partout à l'ordre du jour, il serait vraiment à désirer qu'on entreprît de dresser le bilan des services d'eau en France, de constater les efforts déjà faits et les résultats obtenus. Cela faciliterait grandement, sans aucun doute, les améliorations à venir : ce serait un encouragement pour les uns, un stimulant pour d'autres, un enseignement pour tous.

Faute d'un travail de ce genre, nous ne pouvons donner ici les renseignements statistiques qui s'y trouveraient bien à leur place, et nous nous bornerons à présenter quelques exemples de distributions d'eau,

comme types des divers modes de réalisation pratique des dispositions passées en revue dans les précédents chapitres.

423. Importance du service. — « Paris, dit Couche dans son beau « livre sur les Eaux de Paris en 1884, est, de toutes les villes du monde, « celle dont la distribution d'eau présente la plus vaste exploitation faite « d'ensemble. »

C'est, en effet, un seul et unique service qui assure dans toute l'étendue de cette grande cité et l'alimentation de la rue et celle des maisons, qui pourvoit aux besoins pulDlics et industriels, en même temps qu'aux besoins domestiques d'une population de plus de 2.300.000 habitants.

Il dispose, pour l'alimentation, de :

Cinq dérivations, dont trois considérables : le canal de l'Ourcq, l'aqueduc de la Dhuis et celui de la Vanne ;

Deux puits artésiens, de plus de 500 mètres de profondeur ;

Vingt usines élévatoires, avec quarante et une machines à vapeur et vingt-deux moteurs hydrauliques, représentant plus de 4.000 chevauxvapeur utiles.

Cet outillage déjà formidable va s'augmenter prochainement de deux nouvelles usines élévatoires, d'un troisième puits artésien, et d'un nouvel aqueduc de dérivation, dont les travaux sont en cours ou les projets en préparation.

Les réservoirs de distribution, au nombre de dix-sept, tous en maçonnerie et la plupart couverts, ont une capacité totale de près de 600.000 mètres cubes. Un dix-huitième, à trois étages d'eau superposés, est en ce moment même en construction.

La canalisation publique n'a pas moins de 2.000 kilomètres de longueur; les appareils de distribution, posés sur la voie publique et dans les promenades, sont au nombre de 17.000, et les prises d'eau pour abonnements, de 60.000, avec 50.000 compteurs.

La quantité d'eau distribuée par jour atteint moyennement 420.000 mètres cubes et peut s'élever à plus de 500.000.

Dans ce vaste ensemble, l'unité est assurée par un réseau télégraphique spécial (j[ui ne cesse ce de transmettre, des extrémités au sei'vice cen- « tral et du centre aux extrémités, les renseignements et les instructions, « déterminant, en quelque sorte, heure par heure, le jeu de ce grand

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