Voir chapitre III, pages -51 à
m CHAPITRE XVII. - EXEMPLES DE DISTRIBUTIONS D'EAU
« clavici-, dont certaines touches principales sont à plus de 160 kilo- « niètn\s • » de distance.
424. Alimentation multiple et double canalisation.— Sans avoirencorc « la quantité d'eau qu'on doit souhaiter pour une grande capitale à la « fois élégante et industrielle, Paris, si pauvrement ahmenté il y a vingt « ans, est, quant à présent, la ville d'Europe où le .service public de lavage « et d'arrosement, est le moins incomplet »2, et doit être classé, en outre, au premier rang, pour la qualité de l'eau distribuée dans les maisons.
Ce double résultat a été obtenu grâce à l'exécution du programme tracé de main de maître par Belgrand, dont le nom restera toujours attaché au grand œuvre de la transfoi'mation du régime hydraulique de Paris.
C'est lui qui a conçu et fait triompher l'idée de la double canalisation,
de la division absolue de la distribution en deux services entièi'emeni distincts, l'un pour la voie publique, l'industrie, les cours, les écuries, les jardins, l'autre pour les habitations proprement dites, entre lesquels il a réparti les ressources fournies par une alimentation multiple et variée. Au service privé ont été attribuées les eaux d( source, Dhuis et Vanne, captées au loin, à l'abri de tout soupçon, pures, limpides, fraîches (9° à 11°), amenées par des aqueducs fermés dans des réservoirs couverts, et conduites sans voir le jour, sans possibilité de contamination, du point où elles émergent du sol jusqu'au robinet du consommateur. Au service public ont été rései'vées les eaux de la Seine et de-la Marne, assez pures chimiquement pour tous les emplois industriels, mais chaudes en été, froides en hiver, souvent troubles, et qui doi-
FiG. 528.— Itopaitition par provenances des ygj^^ g^j^g écartécS COmmC SUSpCCtCS de eaux dislribuécs en 1886. , ■• i n j
la consommation domestique ; celles du canal de l'Ourcq, longue dérivation à ciel ouvert, servant à la fois d'aqueduc pour l'amenée de l'eau et de voie navigable ; celles aussi des anciennes dérivations ( Arcueil, Prés Saint-Gervais), lourdes et séléniteuses, ainsi que les eaux chaudes des puits artésiens. C'est encore Belgrand qui, par