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QUANTITÉ NÉCESSAIRE

En Allemagne, MM. Kônig et Poppe admettent l'es bases suivantes :

Par jour et par personne 25 litres.

Par jour et par cheval ^5 —

Par jour et par voiture à 2 roues 40 —

Par jour et par voiture à 4 roues "ÏO —

Darcy comptait déjà, en 1856, qu'une ville devait consacrer à la totalité des besoins du service privé 90 litres par jour. Il ne paraît pas que .■ette évaluation, alors fort large, doive être quant à présent sensiblement dépassée.

M. Fanning, dans son traité sur les distributions d'eau, qui a paru à New-York en 1882, ne demande pas plus pour les villes des États-Unis, où cependant la consommation dans la maison est si développée.

Service public. — Le désaccord est plus grand pour le service public. M. W. Humber ne demande que 5 btres par tête d'habitant, et M. Rankine 15 pour le lavage des rues, le curage des égouts et le service des incendies dans les villes anglaises. M. Gralm, d'après une statistique faite sur les 80 villes les plus importantes de l'Allemagne, trouve que la dépense d'eau du service public n'y dépasse pas 11 litres. M. Fanning admet pour les États-Unis une consommation de 15 à 20 lirres pour les fontaines de puisage et d'ornement, un demi-litre pour les incendies, et 45 litres pendant un tiers de l'année pour le lavage l't l'arrosage des rues, soit en moyenne 30 à 65 litres.

A Paris, la dépense moyenne dépasse 80 litres et peut aller jusqu'à 100 : on y lave en toute saison les caniveaux deux fois par jour au moins, l't cela dans toutes les rues sans exceiDtion ; on arrose abondamment les chaussées fréquentées pendant six mois de l'année et l'on emploie jusqu'à 6 et 7 litres par niètre carré à cet usage ; tous les urinoirs j)ablics sont lavés jour et nuit par un courant d'eau ; les jardins j^ublics sont luxueusement entretenus, les fontaines publiques sont nombreuses <>t bien alimentées, etc.

Les bouches de lavage sont réglées, à Paris, de manière à débiter l'",75 par seconde. On peut admettre qu'une borne-fontaine doit débiter un demi-litre à 1 litre, une bouche d'incendie ordinaire 2 à 5 litres et pour pompe à vapeur 10 à 30 btres.

Pour donner une idée du débit des fontaines monumentales, voici quelques indications au sujet des plus connues parmi celles qui existent à Paris ;

Fontaine Saint-Michel 44 litres par seconde.

— de la place du Ghâtelet 20 —

— des Innocents 37 —

Fontainesdela place duThé{ltre-Français(chacune) 18 —

— de la place de la Concorde (chacune) ... 50 —

56 CHAPITRE IV. — LES BliSOlNS

Jet d'eau du grand bassin des Tuileries 25 litres par seconde.

Gerbe du Pnliiis-Royal î;5

— (le la place Soufflot 25 —

— de In place de la Nation 120 —

— de la pince du Trocadcro 2'i0 —

— Cascade du Parc de Montsouris -15 —

— Grande cascade des Butles-Chaumont 80 —

— Cascade et effets d'eau du Trocadéro 'lOO —

On ne dépense pas moins de 18.000 à 20.000 mètres cubes d'eaii par jour à Paris pour le service des fontaines d'ornement alimentées en eau de rOurcq, qui cependant fonctionnent seulement de 11 heures du matin à la nuit ; c'est 9 litres environ par ]ia])itant. Les dimanches et jours de fêtes, la dépense s'augmente du débit des fontaines alimentées en eau de rivière et atteint 35.000 mètres.

Service industriel. — Pour l'évaluation des consommations industrielles nous indiquerons seulement les chiffres élémentaires suivants :

Machines à vapeur :

par cheval et par heure 20 à 35 litres.

- avec condensation 200 à 800 —

Brasseries :

par litre de bière 4 —

M. W. Humber compte de 6 à 45 litres par tête pour la totalité des consommations industrielles dans une ville anglaise ; M. Rankine 30 ; M. Grahn admet, pour l'Allemagne, que le service industriel absorbe en moyenne un quart de la consommation totale ; aux Etats-Unis, M. Fanning indique de 20 à 60 litres.

58. Consommation totale. — L'ensemble des besoins d'une ville était évalué par Darcy, en 1865, à 150 litres par habitant.

Dans des livres récents, on trouve encore des chiffres jieu différents : M. W. Humber donne comme limites inférieures et supérieures de la consommation totale des villes anglaises 70 litres (Norwich) et 240 litres (Glasgow) ; MM. Kônig et Poppe indiquent précisément encore la consommation de 150 litres comme une excellente moyenne pour les villes d'Allemagne, et il résulte d'un relevé statistique fait par M. Grahn, sur 80 villes choisies parmi les plus considérables de ce pays, qu'en 1875 on n'y dépensait pas plus de 63 litres. Pour les États-Unis, où l'usage de l'eau dans les maison est plus général, M. Fanning demande de 140 à 250 litres.

Mais il convient de remarquer que tous ces chiffres se rapportent à la consommation réelle et à la ?noiye?iJie de cette consommation dans l'année. Aussi, serait-ce commettre une erreur grave que de croire les besoins d'une ville entièrement satisfaits, le joiu- où elle serait pourvue d'une alimentation qui ne lui assurerait pas un débit journalier notable-

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