W;ilcr Stipply. New York, 1883, p
CHAPITRE IV. LES BESOINS D'après M. Fanning, à New-York, la consommation par haletant a
augmenté en dix ans do 70 0/0, à Louisville, Cliicago, hiooklyn, Cleveland, de"lOO 0/0.
On conçoit, en elîet, que, lorsqu'une distribution d'eau est récente, les anciens moyens d'alimentation continuent de fournir de l'eau pendant un certain temps, que les habitudes do parcimonie, motivées par la difficulté avec laquelle on se procurait l'eau antérieurement, ne s'effacent pas immédiatement : ce qui est considéré d'abord comme un luxe devient peu à i)eu un besoin pour les classes riches, puis pour la population entière; enfin, des usages nouveaux surgissent, grâce à la facilité et à l'économie que l'on trouve à les satisfaire par l'emploi de l'eau.
« Lors donc qu'on projette une distribution d'eau, il faut tenir compte « dans une juste mesure des besoins présents et des besoins à venir. » (Dupuit. )
63. Calcul de l'alimentation nécessaire. — Suivant qu'on .se préoccupe plus ou moins des diverses causes de variation et do majoration qui viennent d'être signalées, suivant qu'on se propose de satisfaire aux besoins immédiats ou à ceux d'un long avenir, on se trouve naturellement conduit à admettre des chiffres sensiblement différents pour l'alimentation des villes. De là, des divergences importantes dans les évaluations des auteurs.
D'autre part, on ne doit pas oublier que la consommation, par habitant, est toujours plus élevée dans une très grande ville que dans une ville de second ordre, et dans celle-ci que dans une petite ville. L'ingénieur allemand Salbach compte 50 à 100 litres pour les agglomérations de moins de 5.000 habitants, 120 au delà; 150 à 200 litres pour les villes importaates.
M. Fanning demande, pour l'alimentation des villes de 10.000 habitants, liO à" 200 litres par tête; pour celles de 20.000, 170 à 230; de 30.000, 20U à 280; de 50.000, 250 à 320; de 75.000 et au-dessus,
En France, on admet encore généralement que 200 à 250 litres, par tête, suiïisent pour une large alimentation. Mais déjà Marseille et Car-
§ 1. — QUANTITÉ" NÉCESSAIRE Cl cassonne ont dépassé ce chiffre; il est devenu trop faible pour Paris, et Lyon demande 400 litres.
En Angleterre, M. W. Ilumber ne paraît pas réclamer une alimentation plus abondante.
M. Grahn a trouvé qu'en 1875 l'alimentation moyenne des 80 villes les plus importantes de l'Allemagne était de 179 litres. MM. Kônig et Poppe pensent qu'une bonne distribution d'eau doit compter 150 à 170 litres, dont 25 en eau destinée à la boisson. M. Biirkli demande de 135 à 270 litres. .
« J^orsque le service public, » dit M. Huct, « aura pris dans les villes « d'Ano-leterre le développement qu'il a dans les principales villes de « France, et que, en France, les besoins domestiques seront devenus ce « qu'ils sont en Angleterre et en Amérique, la consommation s'élèvera « facilement de part et d'autre k 300 ou 400 litres par habitant. »
64. Données statistiques. - Voici, d'ailleurs, d'après des indications récentes, quelle est l'importance de l'alimentation dans un certain nombre dé villes de France et de l'étranger.