DU CHOIX A FAIRE ENTRE DIVERSES EAUX
POUR l'alimentation d'une VILLE
122. Comparaison générale des eaux de diverse nature. — Lorsqu'on veut établir a loriori un classement général des diverses eaux fournies par la nature, on cite presque toujours ce passage deCelse : Aqua levissima iiluvialis est, deinde fontana, tum ex puteo, post hœc ex nive aut (jlacie, gravior lus ex lacu, gravissima ex pahtde, en admettant avec lui que les eaux naturelles se répartissent comme suit par ordre de légèreté : eau de pluie, eau de source, eau de rivière, eau de puits, eau de Jilacier, eau de lac, eau d'étang ou de marécage.
Mais ce classement n'est plus conforme aux idées modernes, et il est maintenant considéré comme erroné. Il y a quelques années, la Commission anglaise de la pollution des rivières proi^osait de le remplacer par la classification suivante :
; 1 Eau de source ) , , , , , ^,
Tro„„ „„, , 1 o 1 •■ ri / très agréables au gout.
Eaux salubrcs 2 Eau de puits profonds )
( 3 Eau superficielle de montagne. J , , ,
Eaux sus actes [ ^^''^ ^'"^^ ' "^"^ ''''
^ ■■■ I 5 Eau superficielle de terrain cultivé j
Eauxdano-ereuses ^ ^ rivières recevant des eaux d'égout. ( potables. ° ( 1 Eau des puits ordinaires )
qui, hien que plus satisfaisante, n'a certainement rien d'absolu, car on peut faire de lionnes distriliutions avec les eaux désignées comme ■suspectes ou môme dangereuses.
D'ailleurs, nous l'avons vu, on ne saurait guère employer l'eau de pluie m l'oau de puits pour l'organisation d'un service de quelque importance; le choix se trouve restreint aux eaux des rivières et des lacs, a celles des sources et des nappes souterraines. De ces trois principaux
modes d'alimentation, les deux derniers tendent actuellement à l'emporter, à cause surtout de ladiniculté que l'on éprouve à écarter toute cause présente ou future de contamination lorsqu'on a recours au premier : puis l'on recherche de plus en plus la liinpi.lité et la fraîcheur, ce qui donne nécessairement l'avantage aux eaux provenant de l'intérieur du sol sur les eaux de superficie. Il est vrai que les sources font souvent défaut, que les nappes souterraines n'offrent pas tpujours une ressom-ce suffisamment sûre et abondante, tandis que les rivières, les fleuves, les lacs, fournissent des quantités d'eau presque indéfinies et d'une qualité très accoptal)le dans bien des cas.
123 Étude des conditions locales. — En réalité, il y a heu de fan-e une étude spéciale toutes les fois qu'il est question d'établir une distribution d'eau; et le congrès de Dusseldorf paraît avoir posé le vrai principe lorsqu'il a pris, en 1876, la décision suivante :
« Toutes choses égales d'ailleurs, on doit donner la préférence au « système qui présente le plus de garanties d'une bonne alimentation en a tout temps, par suite de la simplicité et delà sûreté de son fonctionne- « ment, et qui exige la moindre dépense de premier établissement et de
« frais annuels capitalisés. » . x x ^ t i i
Pour se prononcer en parfaite connaissance de cause, d faut toutd abord poser avec soin les données du problème : quantités nécessaires, qualités requises, dépense possible, puis passer en revue les ressources de la ré-ion classer et discuter les diverses solutions, éliminer celles que tel ou^ tel 'motif rend inacceptables, et faire une comparaison complète et rationnelle de celles qui ont résisté à l'élimination.
Dans cette étude déUcate, il est souvent nécessaire de temr compte aussi de certaines particularités locales, de diverses circonstances qm ne se rattachent pas directement à la seule considération du mode d alimentation : tantôt les eaux de sources auxquelles on voudrait recounr sont utilisées déjà, tantôt les rivières servent a la navigation, tan ot elles fournissent aux prairies des eaux d'irrigation, de la force motrice aux usines, des eaux d'arrosage ou d'agrément dans des propriétés paitîculières etc., et l'on ne peut détourner une partie du débit sans nu le aux sa';rd'où l'obligation de mettre en balance les différents mterets en nrôse'nce' d'étudier les conséquences de la perturbation apportée au éo? fanTi;", les points de droit qu'elle soulève, d'évaluer l'importance des indemnités ou des compensations à fournir pour réparation du pie-
"■''Fiimemment l'alternative se pose entre une alimentation par machines et une dérivation, entre des eaux basses à élever au moyen d^en- ^ns spéciaux et des eaux qui peuvent être amenées simplement par 1 effet dl a ra i^é II n'est pas rare que le premier système se recommande de la S^^^;^^- /;/ . , 'ie,. établissement, mais il exige une
:X urenÏeL. continu et d.lica, dos .ais .nnuCs