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AQUEDUCS COUVERTS

182. Leurs avantages. — Dans un aqueduc couvert, l'eau est garantie contre les contaminations du dehors, les eaux superficielles, le développement des végétaux ou des insectes, la chaleur et le froid, contre la malveillance même, pour peu que l'on prenne les précautions convenables.

La constance de la température y est obtenue à la seule condition que le dessus de la couverture soit à une profondeur suflisante au-dessous du sol, 0'",80 à 1 mètre dans nos pays, 2 mètres sous un chmat plus froid. Les eaux do la Dhuis et de la Vanne conservent à 1 degré près leur

température initiale, après des parcours de 130 et 170 kilomètres, aussi bien pendant les grandes chaleurs de l'été ([ue pondant les froids les plus vifs de l'hiver, de sorte qu'elles arrivent aux réservoirs sans avoir perdu la fraîcheur qu'elles présentent aux sources mêmes. Le môme résultat a été constaté sur la dérivation de Francfort, après un parcours de 82 kilomètres.

La composition de l'eau ne paraît point s'altérer par un écoulement prolongé dans un aqueduc en maçonnerie; elle ne se charge pas de chaux si elle est naturellement douce, et. pour peu qu'elle soit incrustante, elle dépose sur toute la surface mouillée une couche de tartre solide et adhérent qui supprime tout contact direct avec les parois.

Le prix d'établis.semcnt des aqueducs n'est d'ailleurs pas trop élevé lorsqu'on leur donne une section de forme rationnelle, étudiée de manière à réduire au minimum les cubes de déblai et de maçonnerie. En effet, une galerie souterraine, nécessairement maintenue par le sol naturel dans lequel elle est placée, ne peut pas se renverser à l'extérieur ; et, pour peu qu'on donne à la voûte assez de flèche pour rendre très faible la poussée aux nais.sances, on arrive aisément a obtenir, même avec une épaisseur de maçonnerie très réduite, l'équilibre entre la pooissée et la pression extérieure des terres, telle qu'elle s'exerçait sur le massif que la galerie remplace. C'est, en somme, une espèce de tuyau auquel il convient de donner une épaisseur variable avec le diamètre, mais toujours médiocre et à peu près constante sur tout le périmètre.

183. Section transversale des aqueducs couverts. — On doit rechercher, pour les aqueducs couverts comme pour les rigoles, la section, qui présente le plus fort rayon moyen, ou, en d'autres termes, celle qui, pour un périmètre donné, offre la plus grande section d'écoulement; il faut en même temps se proposer de réduire au minimum la poussée exercée .sur les terres.

La forme circulaire répond mieux que toute autre à cette double condition, car, d'une part, une voûte en plein cintre ne donne ]ms de réaction horizontale aux naissances, et, d'autre part, on peut admettre que la figure correspondant au rayon moyen maximum est le segment de cercle qui a pour corde le côté du triangle équilatéral inscrit ».

Dans certains cas, cependant, ou peut être conduit à préférer au cercle une autre forme qui présente quelque avantage à d'autres points de vue. C'est ce qui arrive notamment lorsqu'on veut donner à l'aqueduc une section qui permette la circulation d'un homme debout, et que le cercle calculé pour le débit

i En réalilé le maximum, d'après Konig cl Poppe, corrospond au cas où l'arc mouillé est de hl' 27' 13", landis que la rè^lc pratique donnée ci-dessus suppose un Te de 24;)' sculomenl. Il est «ujérieur .l'un cinquième environ au rayon nu.yen du cercle plein ou du demi-cercle.

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