‹ Salubrité urbaine distributions d'eau assainissementChapitre 96 sur 279 · CHOIX D'UN MOTEUR · texte numérisé non relu

CHOIX D'UN MOTEUR

bien à la commande d'appareils élévatoires à mouvement alternatif dont l'organe mobile se déplace verticalement : on lui reconnaît généralement certains avantages au point de vue de la durée des cylindres dont l'usure ost très lente et très régulière ; mais elle oblige souvent à recourir pour ]a commande des pompes à des tiges de grande longueur exposées à la llexion et à l'intei'médiaire d'un balancier, organe d'un réglage un peu délicat, et qui, prenant ses points d'appui soit sur les murs des bâtiments soit sur des supports spéciaux à une grande hauteur au-dessus du sol, exige des apparaux de levage particuliers, motive l'extension du service d'entretien et de surveillance à deux étages différents, et transmet parfois des ébranlements fâcheux aux maçonneries en élévation. La disposition horizontale facilite manifestement le service, qui se fait entièrement de plain-pied, mais on lui reproche la tendance à l'ovalisation des cylindres sous le poids du piston, qui peut en réduii'e la durée.

Presque toujours le moteur à vapeur comporte un arbre de rotation, sur lequel est calé un volant, destiné à faciliter le jDassage des ^joints morts et à compenser à chaque instant les différences entre la puis.sance et la résistance, en emmagasinant l'excès de force ou le restituant suivant les cas. Mais on a employé aussi pour l'élévation de l'eau des moteurs dépourvus de ces organes, soit en y attelant plusieurs pompes dont les mouvements sont convenablement alternés de manière que l'une d'elles soit toujours en pleine course quand la machine est au point mort, soit en admettant un .arrêt à chaque extrémité de la course comme dans le type de Cornouailles, qui a été considéré pendant longtemps comme le meilleur de tous pour les élévations d'eau. Le piston, en descendant sous l'action de la vapeur, soulève un poids par l'intermédiaire d'un balancier horizontal supérieur; puis un arrêt se produit, l'admission cesse, et le poids, entraînant le piston-vapeur, détermine le refoulement de l'eau, tandis que la vapeur passe par une conduite d'équilibre de la partie supérieure à la partie inférieure arrêt qui précède la réadmission de la vapeur : ces diverses phases du fonctionnement de la machine de Cornouailles à simple effet ne peuvent se succéder très rapidement, la marche de cette machine est donc nécessairement lente, ses proportions sont par suite relativement i:onsidéi'ables, et d'autre part elle n'a plus, sur les machines à double effet actuellement en usage, l'avantage qu'elle a pu présenter à une certaine époque au point de vue de la consommation. Toujours justifié dans le,? mines, où elle utilise le poids énorme des tiges de piston des pompes à grande profondeur, l'emploi de cette machine ne l'est plus pour les élévations d'eau des villes.

Au premier abord, il semblerait que la marche à pleine loression de-

du cylindre jusqu'à un nouvel

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