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CHAPITRE X

FiG. m.

ELEVATION MECANIQUE DE L'EAU vrait être la \)li\s avantageuse pour des moteurs à vapeur actionnant des pompes, car l'elTort reste alors sensi!)lement le même en tous les points

de la course, aussi l^ien sur le piston moteur que sur celui de la pompe, et les deux diagrammes, représentant le travail moteur et le travail résistant, sont tous deux des rectangles. Mais la pratique a montre que l'emploi de la détente j)rocure une économie notable de consommation et qu'on peut corriger les elTets de la non-concordance des efforts moteurs et résistants, soit par un calcul convenable du volant, soit par une répartition de la détente entre deux ou trois cylindres moteurs en adoptant des machines à double ou triple expansion. Les moteurs du type Woolf à deux cylindres (/îr/. 171), où les pistons marchent parallèlement et dans le même sens, ont été appliqués avec succès aux élévations d'eau, particulièrement aux machines verticales à balancier. Dans les moteurs Compound, à deux et trois cylindres (/î,(). 172), qui se sont beaucoup répandus depuis 1873, les pistons ont encore des cour.ses égales et parallèles, mais dont le point de départ diffère pour chacun d'eux, sauf dans le cas où l'on adopte la disposition en tandem, c'est-à-dire où ils sont

montés sur une tige unique ifuj. 173). Les moteurs à un seul cylindre mais à longue

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genre Corliss,

détente et fermeture brusque d'admission, donnent des résultats aussi avantageux au point de vue de la consommation, coûtent ordinairement moins cher, et se prêtent souvent mieux à la commande des pompes ; ils demandent d'autre part plus d'entretien, et ne présentent probablement pas les mêmes garanties de durée.

Il n'y a pas d'autre motif à priori que l'économie à réaliser sur le combustible pour donner la préférence aux machines à haute pression et à condensation sur les machines à ba.sse pression et à échappement libre. L'emploi des hautes pressions permet toujours de réduire la consommation du charbon, et l'on n'admet plus guère de moteurs travaillant à moins de 4 ou 5 kilogrammes de pression ; on va même à G, 7 et 8 kilogrammes avec les moteurs Compound. La condensation ne devient avantageuse qu'avec des machines d'une puissance moyenne, l'échappement libre est préférable pour les petites, quand les circonstances locales

ne s'y opposent pas.

Autrefois on ne se servait pour la commande des pompes que de moteurs à marche lente; les machines de Cornouailles ne donnent que 7 à 8 coups par minute. Les progrès apportés à la construction des pompes, les modifications heureuses des pistons et des clapets, les moyens apph-

s 5. — choix' D'UN MOTEUR 257

qiiés pour diminuer les effets d'inertie, ont permis d'augmenter peu à peu la vitesse de marche des machines élévatoires, et elles font couramment aujourd'hui 20, 25, 30 tours et plus par minute. Rien n'empêche d'ailleurs d'adopter des moteurs à grande vitesse, lorsque la commande se fait par l'intermédiaire d'organes de transmission qui permettent de modérer néanmoins la vitesse des pompes à mouvement alternatif, ou lorsqu'il s'agit de pompes rotatives ou centrifuges. La tendance actuelle des constructeurs est tout en faveur des moteurs rajaides, qui sont à la fois moins coûteux et moins encombrants.

231 Générateurs de vapeur. — L'emploi de moteurs à vapeur implique celui de générateurs destinés à les alimenter; et, bien qu'au premier abord le choix de tel ou tel type de chaudières paraisse sans doute assez indifférent au point de vue de l'élévation de l'eau, il n'en faut pas moins s'inspirer des circonstances particulières dans lesquelles on se trouve pour déterminer celui qui doit être préféré dans chaque cas.

En dehors des considérations d'emplacement, de nature d'eau alimentaire ou de combustible, qui s'imposent en premier lieu, il conviendra, par exemple, de rechercher les chaudières à grande réserve d'eau et de vapeur (ordinaires à bouilleurs et réchauffeurs, semi-tubulaires, etc.) pour les services d'eau à marche continue de jour et de nuit, où l'on doit compter avec les négligences des chauffeurs et les défauts de surveillance, et celles à 7nise en pression rapjide (tubulaires, multitubulaires, à circulation) pour les services intermittents à besoins variables et changements subits. Les grandes masses d'eau et les fortes épaisseurs de briques sont avantageuses pour les services de jour, avec interruption complète pendant la nuit, parce qu'elles conservent longtemps la chaleur et réduisent le temps nécessaire pour la remise en marche.

La surface de chauffe et la surface de grille doivent être calculées de manière à suffire largement à la production de vapeur requise et k la consommation correspondante de combustible ; mais on doit éviter les exagérations auxquelles les constructeurs sont parfois enclins, parce que le travail des machines élévatoires reste constant et ne comporte pas ces accroissements successifs, qui, dans les ateliers industriels, conduisent si souvent à demander aux chaudières une quantité de plus en plus grande de vapeur.

La simplicité des formes est une des conditions à recommander surtout, car le générateur de vapeur est souvent considéré comme un accessoire et traité comme tel, et c'est pourquoi il faut en rendre la surveillance, l'entretien, le nettoyage, les réparations aussi faciles que possible. Elle est particulièrement nécessaire quand il s'agit d'installations de peu d'importance ou de localités éloignées des ateliers de con.struction.

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