ACTE TliOISIEME
JACQUES
Laissons cela... Jamais. Mon prétendu voyage est destiné à faciliter une opération de Bourse, une opération importante... capitale...
FLACH, à demi- voix.
Laquelle ?
JACQUES
Flach, nous allons baisser.
FLACH
Baisser!
JACQUES
Baisser. La baisse sera rapide, brutale, foudroyante. Les Cuivres égyptiens tomberont aujourd'hui même de deux cent cinquante francs.
FLACH
Hein?... Quoi?... Deux cent cinquante...
JACQUES
Deux cent cinquante. Les Cuivres clôturaient
hier à huit cent quarante-quatre ; j'entends que nous touchions, cet après-midi, le cours de six cents.
FLACll
Monsieur... parlez-vous sérieusement?
JACQUES, sèchement.
Et VOUS?
FLACH
Mais... je...
JACQUES, lui imposant silence.
Je VOUS en prie, mon petit Flach, le temps presse... Accordez-moi toute votre attention et ne m'interrompez plus. Depuis ce matin onze heures, depuis l'ouverture de la Bourse de Londres, deux maisons anglaises vendent des Cuivres à tous les cours, à tours de bras... Dans une demi-heure, à midi, Londres nous enverra, par conséquent, une forte baisse... quatre-vingts ou cent francs.
FLACn
Cent francs 1