‹ Samson; piece en quatre actes, représentée pour la premiere fois sur le Théâtre de la Renaissance, le 6 novembre 1907Chapitre 102 sur 165 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

JACQUES

Je l'espère... Aussitôt trois maisons de notre place entameront ici, dans le même secret, la même besogne. J'ai choisi nos gens habituels, Gotlieb, Fischer et Germot. Je ne leur ai pas fixé de limite. C'est plus prudent. Je leur ai donné l'ordre d'ouvrir tout grand le robinet et de ne le refermer que sur un signe de vous. Le signe, vous le ferez donc, lorsque l'action cotera six cents francs, et alors seulement. Je pense que ce résultat sera atteint entre deux et trois heures. Jusqu'à ce point, nous comprenons-nous bien?

FLACH, sans enthousiasme.

Certes...

JACQUES

Vous paraissez troublé, ému...

FLACH

Monsieur Brachart, on le serait à moins!... Je vous l'avoue, je demeure abasourdi... Voire projet m'etïraye... il me bouleverse... Et puis vous m'avez habitué à plus de confiance. Vous n'attendiez pas la dernière minute, pour me communiquer vos décisions. 11 est vrai que vous n'en aviez jamais pris une pareille.

JACQUES

Oui... Un temps.) Flach, VOUS êtes acheteur de Cuivres?

FLACU

liien sur.

JACQDES

Combien de titres? Trois mille?

FLACH

Trois mille... Parfaitement!

JACQUES

Mes souvenirs ne me trompaient pas... Eh bien, les trois mille premiers titres vendus à Londres, ce matin, l'ont été pour votre compte... Un temps.) Ça va mieux?

FLACH, le sourire même.

Je vous remercie... Je suis très touché que vous ne m'ayez pas oublié... Je vous remercie de tout mon cœur... Me sera-t-il permis, toutefois, de vous poser une question?

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