ACTE TROISII':Mt
LE GO VAIN, marchant sur lui, la canne haute.
I']l comment?
JACQUES, assez terrible.
Comme ça! Vous voyez? Comme ça!... (Jacques
a saisi Le Govain par les poignets et !•'. fait reculer.) laQS
histoires que vous racontez derrière mon dos, elles sont vraies! J'ai fait tous les métiers. J'ai vécu de mes bras! Faut bien que ça serve à quelque chose!... Posez donc votre joujou!... (La main de Le Govain, sévèrement « travaillée », laisse tomber la canne.) Ça me sert à vous épingler au mur, comme un papillon...
(Jacques, ce disant, a pris Le Govain à la gorge et il le pousse vers le mur, mais chemin faisant le couple rencontre une table sur laquelle aussitôt Jessie est à demi renversé en arrière.)
LE GOVAIN
Voulez-vous me lâcher?
JACQUES
Ne gigotez pas, mon petit!... Je vous étrangle.
Un temps.) Je suis le plus fort!
LE GOVAIN, dune voix blanche.
Voulez- VOUS me lâcher?
JACQUES, qui le lient toujours à la gorge.
On promet d'être gentil, de ne pas me quitter, de tenir compagnie à son camarade? Dites? Promet-on?
LE GOVAIN
Soyez tranquille... Je ne me collette, pas avec un portefaix!
JACQUES, qui, après un temps, a lâché prise, mais qui reste sur la défensive, les poings en avant.
Je n'en exige pas davantage ! Je ne suis pas
diflicile? (il ramasse la canne de Le Govain et replace un
meuble.) Là! mettons un peu d'ordre... J'étais sûr que votre bonne éducation l'emporterait... J'en étais sûr!
LE GOVAIN, qui arrange sa cravate.
Je vous répète...
JACQUES
()h! vous êtes courageux! Je ne le nie pas... Mais traverser le hall du Rilz avec du linge en