‹ Samson; piece en quatre actes, représentée pour la premiere fois sur le Théâtre de la Renaissance, le 6 novembre 1907Chapitre 60 sur 165 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

CLOTILDE

A quelques minutes près...

HONORÉ, à. sa femme.

C'est bien simple, elle venait tout droit de chez nous !

Mon ami, je vous en prie... N'interrompez pas ! . . .

HONORÉ

Bien, bien !

FRANÇOISE

Alors, ma petite?

CLOTILDE

J'attendais Madame pour la déshabiller, mais elle a pris un livre et elle m'a dit : « Tout à l'heure, je vous appellerai ». En effet, un peu plus tard, Madame me sonne et me commande : « Clotilde, un autre manteau... le manteau de zibeline. Je sors. — Mais Madame n'a pas gardé la voiture ! Le mécanicien est parti ! — Ne vous inquiétez pas de cela! » J'étais tellement surprise, que je n'ai pas pu m'empêcherde ûeman-

der : « Madame va se promener toute seule «i cette heure-ci? » Et Madame a répondu un peu sévèrement : « Apportez-moi ce manteau et vous pourrez vous coucher ensuite! » J'ai obéi pour le manteau. Seulement, Madame la Marquise me comprendra, j'ai ouvert une fenôtre et j'ai suivi Madame des yeux. J'étais inquiète... Alors... N'est-ce pas, je ne cache rien à Madame la Marquise?...

FRANÇOISE

Hien!

Absolument rien!

CLOTILDE

J'aperçois une automobile qui stationnait devant la maison voisine : devant le 88. Quelqu'un a, de l'intérieur, ouvert la portière. Madame est montée et en route!

HONORÉ

L'ne automobile!... De quelle couleur cette automobile?

CLOTILDE

Monsieur le Marquis, je n'ai pas distingué.

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