‹ Samuel Butler (1835-1902): Étude d'un Caractère et d'une IntelligenceChapitre 17 sur 255 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Les idées et les mœurs en 1854 : calme général ; — Orthodoxie ; — Autoritarisme raisonneur ; — Littérature et science : — Signes précurseurs de changements ; — Efforts vers un élargissement des disciplines traditionnelles ; — A Cambridge : absence de hardiesse intellectuelle.

Butler à Cambridge. Premier usage de la liberté ; —

Sérieux et méthode ; — Isolement et insociabilité ; —— Les études, 2remiers pas dans la littérature ; The Eagle ; — On English Composition ; — Our Tour ; — Compositions satiriques.

Au sortir de l’école, Samuel fut inscrit à St. John's college, et partit pour Cambridge; il avait un peu moins de dixneuf ans. Ce changement d’atmosphère et de vie l’enchanta plus qu'il ne le laissa paraîtret. Il contribua à faire de lui, au moral comme au physique, un homme. Si au bout de ces quatre années, il n’a pas encore assez évolué, assez « grandi » pour connaître ses goûts intimes et voir clairement sa voie devant lui, il possède cependant un sens assez averti de ses répugnances profondes pour éviter au dernier moment l’écueil suprême, et un caractère suffisamment müûri pour résister aux vents qui l’entraînent vers lui. C’est donc un moment important de la vie de Butler qui commence ici : une sorte de tunnel où nous voyons entrer l’adolescent timide et taciturne, et d’où nous verrons émerger un homme assez sûr de lui pour tenir tête à l'orage familial, prêt à s’expatrier en des

1. Cf. Erewhon: la réflexion de Higgs visitant les « colleges of Unreason » (Cambridge) : «che must be indeed an ill-grained and ungrateful person who can have been a member of one of these colleges without retaining an affectionate feeling towards it for the rest of his life », p. 217. Sur la volupté de l’indépendance, cf. W. of A. F., 198, 199, 200.

terres lointaines plutôt que d’adopter une carrière pour laquelle il sent qu’il n’est pas fait. Peu de signes vont nous révéler le progrès caché de cette âme. Mais ils seront parfois significatifs.

Au moment où l’adolescent quitte le milieu un peu étouffant de Langar pour faire son apprentissage du monde, peutêtre convient-il de couper le fil biographique de cette étude pour brosser rapidement le fond sur lequel va s'inscrire son évolution intellectuelle et morale. Il est impossible de décider a priori si l'ambiance générale, et, dirons-nous, la température spirituelle de l’époque n’influeront pas sur elle, par action ou par réaction. À vrai dire les circonstances semblent alors peu propres à exercer sur cette âme méfiante une pression quelconque. La situation se caractérise, à première vue, par un calme apparent à peu près complet!. La prospérité générale que l’exposition mémorable de Hyde Park? vient en quelque sorte de symboliser, et l’absence d’agitation politique sérieuse, créent un air raréfié où les esprits les plus vifs s’assoupissent sous l’œil vigilant des corps constitués et des puissances officielles. Toutes les églises semblent prospérer, et le sentiment religieux est loin de chômer. Ce dont l’église anglicane se plaindrait, au contraire, c’est d’un excès de ferveur et d’enthousiasme dans certains milieux. Cependant, l'opposition catholique, qui avait repris ses progrès après le mouvement d'Oxford, s’est immobilisée sur ses positions?; les dernières conversions retentissantes sont celles de Manning et de Hope Scott, amis particuliers de Gladstonei. Le mouvement ritualiste s’est apaisé. Les « dissenters » et les « non-conformistes » continuent bien à recruter des fidèles pour leurs chapelles, mais qui le sait? Cela se passe au fin fond des campagnes, ou dans les faubourgs des grandes villes.

L'Eglise d'Angleterre ne craint rien. Etablie et trônant, officiellement installée en contrôle souverain dans les grandes

1. Samuel Butler a lui-même, dans W.of À. F., dressé en une demi page un court tableau de l’état des esprits en 1858, mais surtout au point de vue religieux. W. of À. F., p. 208.

3. En 1850 Pie IX divise la Grande-Bretagne en 12 évêchés et place Wiseman à Westminster.

universités et les « Public Schools », elle prêche le dogme du péché originel et sa rémission par le baptême; elle enseigne que la nature humaine hérite d’un germe de corruption et que seuls les sacrements peuvent la sanctifier, que seules la contrainte, l’abnégation, l’obéissance l’empêcheront de s’égarer. Si d'aventure elle croit deviner qu'un individu, un ouvrage, menacent la paix des esprits, elle agit par une pression sans éclat, fait le silence autour du livret, ou oblige le professeur trop philosophe à démissionner de son postez.

Dans le domaine de la conduite morale, l’enseignement religieux orthodoxe s’accommode assez bien des idées que propagent les philosophes indépendants. L’intellectualisme utilitaire de Bentham, de Mill et des « radical philosophers » garde si bien ses positions qu’il donne à tous les théoriciens de la conduite, qu'ils soient religieux ou laïques, un fonds d'idées assez éprouvées pour laisser l'impression d'une base immuable. Le goût de la raison et des raisonnements a rarement été plus profond, plus répandu qu’à cette époque. C’est un axiome que toute démarche doit se fonder en raison. Le père de famille £favant de donner les verges à son fils, s’arrête un moment à lui démontrer ses motifs. On retrouve chez tous un même besoin de justification personnelle appuyée sur des arguments évidents ou des autorités reconnues, la même horreur du capricieux, de l’insouciant, de l’irréfléchi®. Le jeune Samuel se heurtera à deux types principaux d’individus : d’une part des esprits sincères, mais entiers, d’autre part des esprits faussés chez qui l’aberration de jugement ou de conduite a son origine profonde dans une inconsciente duplicité, un subtil mensonge vis-à-vis de soi-même. Butler ne saura pas toujours reconnaître la grandeur des premiers, qui le blesseront à l’égal des autres. Mais ses yeuxd’adolescent, d'étudiant, puis de colon, ce regard aigu craintivement abrité sous les forts sourcils noirs, auront percé à jour assez de gestes contradictoires, de mensonges intimes, de manies et de petits

1. Par ex. : pour le livre de W. R. Greg, The Creed of Christendom (1851).

2. Par ex. : J. A. Froude, qui, après The Nemesis of Faith où il démontrait l’origine mythique de foules les religions, est obligé de quitter Exeter College (1849) — ou les démêlés de Gorham avec les autorités ecclésiastiques, à propos notamment de ses idées sur le baptême.

3. Christina Pontifex, dans W. of À. F., n’est pas une exception; ses divagations même ont leur logique interne.

égoismes pour lui faire en son âge adulte une expérience riche de souvenirs.

Cette recherche de l'autorité en toute chose conduit, dans le domaine de l’art et de la littérature, à une timidité qui a souvent fait crier au philistinisme. Le goût public est loin d’être émoussé cependant; mais il est en quelque sorte stabilisé, eb toute nouveauté le choque d’abord. Rares sont les bons écrivains du milieu du siècle qui n’en font point l’amère expériencel. La science fait encore assez peu parler d’elle; le public n’en veut connaître que les applications. Ces âmes orthodoxes auxquelles la religion établie et la morale officielle font un sûr rempart de défense, ne songent guère à jeter les yeux de ce côté-là de l’horizon. Les savants travaillent dans leurs laboratoires, ou explorent de lointaines îles de corail?. Mais l'industriel n’attend de leurs expériences qu’un nouveau procédé de teinture ou le perfectionnement de ses machines; le marchand, qu’un produit de plus à exporter; le clergyman botaniste, la définition d’une nouvelle sorte de fougère. Toute la bourgeoisie et toutes les églises reposent confiantes sur le double oreiller des deux grandes lois qui ont présidé à la création : la théorie des catastrophes en géologie, et celle de l’immuabilité des espèces en biologie. L’énorme majorité ae l’Angleterre victorienne ne soupçonne pas qu’il puisse y avoir là matière à controverse et à bouleversement.

Cependant ce caractère en quelque sorte statique de la période n’est, à le bien examiner, que le résultat d’un équilibre. Les « années d'apprentissage » de Samuel vont se faire dans

1. L'exemple le plus frappant entre beaucoup d’autres est celui de Maud, de Tennyson (pourtant déjà classé comme grand poète), qui fut si mal accueilli en 1855 qu’un ami du poète dut publier quelques mois après un Maud vindicaied.

Le grand homme du jour est Lord Lytton. Le succès d’Erewhon, publié anonymement en 1872, sera dû en partie à ce que le public lui en attribuera pendant quelque temps la paternité (cf. plus bas).

2. Parmi les savants qui se firent un nom dans l'histoire du mouvement évolutionniste, beaucoup furent au début de leur carrière attachés à des expéditions navales d'exploration. Cf. Darwin sur le Beagle, Hooker sur l’Erebus, Huxley sur le Ratïtlesnake; Wallace cependant n'eut aucune mission officielle, mais il arma à ses frais des navires sur lesquels il fit de longs voyages, en Insulinde notamment.

3. En 1833, Lyell avait causé une grosse alerte, en révélant l'antiquité d’un globe qu’il montrait évoluant sans cataciysmes d’une période géologique à une autre; mais l’autorité et la force de l’enseignement traditionnel étaient telles que le silence s'était fait autour des plus hardies de ses idées, et les horizons entrouverts s'étaient refermés.

une atmosphère d’apparente immobilité, mais où courent çà et là de subtils, d’inquiétants frissons, les uns venus de loin déjà, d’autres qui naissent à peine. Si leur effet immédiat est restreint, ce n’est pas qu'ils soient sans force, c’est que l’attention sommeille et que l’esprit critique a perdu tout soupçon. Dans le domaine religieux et philosophique, le vent souffle de l’est; les travaux de l’exégèse allemande ont déjà passé la mer et répandent une confuse appréhension dans le camp des traditionnalistest., G. Eliot s'emploie à les vulgariser : sa traduction de la Vie de Jésus de Strauss est déjà ancienne, mais l’Essence du Christianisme de Feuerbach paraît, traduit de sa main, l’année même ou Samuel Butler entre à Cambridge. L'année précédente, G. H. Lewes avait présenté au public d'Angleterre le positivisme français dans son ouvrage Comle’s Philosophy of the Positivist Science. H. Spencer va publier ses Principes de Psychologie (1855). C’est encore en 1854 que Holyoake, le rationaliste radical qui s’était vanté?, à tort du reste, d’avoir été le dernier Anglais poursuivi devant les tribunaux pour athéisme blasphématoire, développe son « sécularisme », sorte de religion naturelle dont il se fait le prophètes. Son nom vaut la peine d’être noté ici; car nous le verrons, dix ans après, ouvrir à Butler les colonnes d’un de ses journaux. Les feuilles périodiques et les revues se cantonnent en général dans un conformisme bien pensant ou une prudente neutralité de langage; mais dans certaines salles de rédaction se forment des cercles d’esprits libres, épris d'aventure et d'originalitéf. Et une poignée de savants encore obscurs, à l’insu du public et à l’insu les uns des autres, préparent en silence ces grandes hypothèses et ces systèmes hardis qui brusquement

1. Voir quelques passages de l’Autobiography of Mark Rutherford : « Indeed, the word « German », was a term of reproach signifying something very awful, although nobody knew exactly what it was » (Auliob. of M. R. ch. II, p. 14 (edit. Unwin’s Cab. Lib.) et encore (même chap. p. 17) : « It was a time in which the world outside was seething with the ferment which had been cast into it by Germany and by those in England whom Germany had influenced, but not a fragment of it had dropped within our walls. »

Voir aussi W. of À. F., p. 209 : « The wave of scepticism that had alrealdy broken over Germany was setting towards our own shore... »

2. Dans sa brochure, The Hislory of the last Trial by Jury for Atheism in England, 1851 (l'affaire elle-même remonte à 1842).

3. Secularism, the practical Philosophy of the People (1854).

4. Par ex. : chez John Chapman, red. en chef et éditeur de The Wesiminster Leview, 142, Strand, à laquelle coïlaboraient Froude, W. R. Greg, G. H. Lewes Francis Newman, James Martineau, H. Spencer etc.

révélés aux alentours de 1859-60, feront de cette date le véritable tournant du siècle.

À vrai dire ces ferments épars ne parviennent point à troubler sensiblement la quiétude ambiante. Chez les individus qu'ils émeuvent obscurément, ou qui ont gardé, des précédentes alertes, l'impression angoissante d’un équilibre précaire, l'esprit de compromis s’est mis à l’œuvre. Déjà les Vestiges of Creation! avaient été suivis en 1847 par les Footprints of Crealion de Hugh Miller, réponse conciliante où l’auteur cherchait un terrain d’entente entre l’église et la science. La théologie libérale de Matthew Arnold représentera elle aussi un effort d’apaisement par une compréhension plus vaste et une fusion harmonieuse des courants éternels de pensée. Son Empedocles paraît en 1852, un recueil de poèmes en 1853. À la même date appartiennent les Essais Théologiques de F. D. Maurice qui tentent de concilier le socialisme naissant et le vieux christianisme. En même temps, tout un groupe de jeunes philosophes s'occupe à élargir sans fracas les cadres de l’orthodoxie religieuse. Ils se donnent ou se font donner le nom de « Broad Church Party? », qui est par luimême suffisamment explicite. Il s’agit de concilier les exigences de l’intellectualisme et du rationalisme scientifique avec les besoins irréductibles de l’âme. Cette église élargie acceptera dans son sein toutes les bonnes volontés humaines et tolérera toutes les interprétations de l’inconnaissable, n’excluant qu’une chose : l’intolérance, n’en exigeant qu’une : l'indépendance de penséeÿ.

La question sociale ne doit pas être évoquée ici. Butler lui restera jusqu’à sa mort à peu près complètement étranger. Son instinct solidement individualiste détournera sans effort son attention critique des épineux problèmes de justice sociale, de législation et d'organisation économiques que con-

1. Plus exactement Vestiges of the Naïural History of Creaïion, par Robert Chambers, 1844 (publié anonymement).

2. Dès 1850, Arthur Penrhyn Stanley, Doyen de Westminster (1815-1881) écrivait dans la Edinburgan Review que : « the Church of England, by the very condition of its being, was not High or Low, but Broad, and had always included, and been meant to include, opposite and contradictory opinions... »

3. L’essai de Mill sur la liberté ne paraîtra qu'un peu plus tard (en 1859), mais il est écrit dès 1854, et c’est précisément pendant ces quelques années que s'opère chez le philosophe cette transformation intérieure qui le conduira à corriger un radicalisme trop simpliste et trop sec, à rapprocher l’utilitarisme des conclusions de la morale traditionnelle.

tinue cependant de poser, sous l’effet même de la prospérité nationale, l’industrialisation du travail. A cette époque, du reste, l'écho des protestations de pitié et d'horreur qu'avait soulevées la misère du peuple aux alentours de 1840 a fini de s’éteindre. La misère sans doute n’est pas vaincue; elle se cache, elle est honteuse. Les classes dirigeantes, en s’appropriant la méthode interventionniste, en s’occupant des travailleurs et des pauvres, de leurs droits, de leur relèvement moral, de leur instruction, leur ont fait accepter pour un temps l’idée de leur propre bassesse. De la grande vague de zèle charitable d’où étaient nés quinze ans auparavant le mouvement de la Jeune Angleterre et la campagne de prédication philanthropique, subsiste chez l'élite la notion d’une compensation nécessaire, un besoin d’action sociale; aristocrates, artistes, écrivains se penchent vers les masses ouvrières, tentent de les éclairer, en leur inculquant une culture esthétique et intellectuelle. Parallèlement aux œuvres charitables proprement dites, qui foisonnent, se créent des centres d'éducation populaire soutenus par la seule bonne volonté des particuliers. C’est en 1854 que se fonde le « Working men’s college » où Ruskin, dès cette date, fait des cours, et où l’on verra un jour Butler faire des conférences!

En somme une vaste et généreuse idée baigne la pensée anglaise en ce milieu du siècle ; un mot la résume : « Progrès? ». Mais ses contours sont encore vagues et ses aspects contradictoires. Vers 1855 ce terme aux yeux de la foule désigne, avant toute chose, l’accroissement des commodités de la vie ou du bien-être coilectif. Les hommes politiques y voient un meilleur aménagement de la hiérarchie sociale; les savants l'appliquent à leurs inventions et aux procédés industriels qui en résultent. Qui oserait en vérité imaginer qu’à moins d’un lustre de là, les assises mêmes de l’histoire, de la morale et du dogme chrétien se trouveraient menacées, et qu’une poignée de naturalistes allait fournir aux philosophes les éléments d'une reconstruction complète de l’univers ?

1. sur la question de l’Etat social de l’Angleterre entre 1835 et 1850, les divers mouvements qui tendent à l'améliorer et l’évuilibre des forces spirituelles en présence, voir l'ouvrage deM1.L. Cazamian, Le roman social en Angleterre,

2. « The watchword of the present day is Progress » écrit J. H, Shorthouse en

1854 (Life and Letters, 1, 51), H. Spencer publie en 1857 un livre intitulé : Progress, its Law and Causes.

Fort, 3

Dans cette Angleterre de 1854, si exactement équilibrée, si peu aventureuse, on pourrait croire que les universités du moins constituaient un refuge pour l’esprit de critique et de curiosité. Il n’en est rien. Des deux vieilles universités, Cambridge a souvent passé pour la plus libéralet. Cette généralisation est assez sujette à caution. Vers le milieu du xix® siècle, il serait plus exact d'affirmer le contraire. L’influence d'A. Comte s’était fait sentir à Oxford d’une manière suffisamment nette pour éveiller de lourdes inquiétudes dans les sphères de la philosophie traditionaliste. Bon nombre de « positivistes anglais », pour leur donner le nom qu'ils avaient pris eux-mêmes, étaient des «oxonians? », et certains des professeurs développaient même ex cathedra des idées doucement subversives comme celles de l’évolution historique*. Benjamin Jowett, que semble hanter inconsciemment l’idée même d'évolution, publie en 1855 son édition des Epîtres de saint Paul avec des notes critiques; il s'élève contre la doctrine du péché originel et contre celle du rachat. Mais son latitudinarisme mal assuré l’expose à la rancune tenace des autorités. En somme il couve encore à Oxford un reste de l’effervescence qui y régnait vingt ou vingt-cinq ans plus tôt, au moment du mouvement des tracts; on s’y passionne encore pour les discussions théologiques, et déjà pour les philosophies étrangères (française et allemande). Peut-être ces réactions dans le sens libéral avaient-elles précisément pour cause profonde à la fois une étude plus poussée des textes sacrés, et une connaissance plus approfondie des questions théologiques. Quoi qu'il en soit, Cambridge ne se fait remarquer de son côté ni par le zèle des maîtres ni par la curiosité des étudiants. La routine la plus démodée, une discipline étroite et périmée président à tous les moments de la vie scolaire. L'assistance aux services religieux est obligatoire pour tous; il yen a quatorze par semaine, et l'étudiant doit assister à un minimum de

1. Par exemple en 1854, les non-conformistes étaient absolument exclus d'Oxford, tandis qu'à Cambridge, ils étaient admis aux études (mais non aux concours, examens et diplômes). Benn remarque (Hisiory of English Rationalism, IT, 115, 116) : « Downrightness and plain-speaking are perhaps a little more encouraged at Cambridge than at Oxford. »

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