‹ Samuel Butler (1835-1902): Étude d'un Caractère et d'une IntelligenceChapitre 236 sur 255 · Fair Haven · texte numérisé non relu

Fair Haven

Butler. Hardi et paradoxal dans ses idées, souvent amer et désagréablement susceptible dans ses polémiques écrites, il se montrait dans ses relations personnelles scrupuleux à l’extrême, désireux de se conformer en tous points aux lois de la correction et de l'étiquette. Il avait au plus haut degré le sens du décorum nécessaire. Dans sa ferme à moutons de la Nouvelle-Zélande, il s’imposait comme un devoir de porter un faux-col empesé. Dans un de ses tableaux représentant un coin de sa chambre à Clifford’s Inn, on voit en bonne place un vaste chapeau haut de forme, qu’il portait aux enterrements. Au Canada, il faisait dire des messes pour le renflouement de la Compagnie menacée de faillite : « This I am told, écrivaitil, will be about the right thing! ». Quandil entrait dans une église italienne, il se signait avec de l’eau bénite; il exigeait qu’Alfred en fit autant, s’il l’accompagnait. « He did it, commente H. F. Jones en rapportant ce trait, because he could not bear that the people should think he was wantingin respect for the forms of religion? ». Il existe un «style » de la conduite qu’il convient d’observer, parce que sans rien enlever à nos actes de leur valeur propre il les rend agréables à autrui. Butler a sincèrement cherché, pour sa part, à se corriger du défaut d’impatience ou d’irritabilité, « and this, notait-il en 1897, not because T care two straws about my own character, but because T find correction of such faults as I have been able to correct makes life easier and saves me from getting into scrapes, and attaches nice people to me more readily# ». Onle voit avec étonnement, dans ses lettres et ses livres, s’arrêter gravement à considérer quelque menu point d’étiquette. Dans Alps, il rappelle aux touristes anglais qu’en dehors des grandes villes on doit saluer les prêtres italiens; et il est d’avis qu’il serait convenable d’en faire autant en Angleterre pour les pasteurs anglicans.4 Dans une lettre, il dit son regret qu’une de ses jeunes parentes n’ait pas écrit à sa belle-mère au lendemain

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