‹ Samuel Champlain [microforme]Chapitre 86 sur 117 · F4 LI · texte numérisé non relu

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NOTES EXPLICATIVES 447 il p ar e. vaux héroïques des bons Pères, souffraient fatigues, privations à } le pour l’exaltation de la foi catholique, et quelquefois mouraient pit | È n pour elle. 1] | nt Qui connait, même nommément, les Frères Jésuites Fran- ‘ni 1 \ n- | cois Malherbe, LeBoesme, Nicolas le Faulconnier, Domini- 11 | É que Scot et Ambroise Cauvet ? Cependant ils rendirent dans ‘a {L\ es leur sphère spéciale des services signalés aux premiers apôtres 4! | on du Canada dans leurs rudes travaux de missionnaires, Al | les Il s’en trouva sur le nombre assez considérable de ces bra- Bi. | les ves auxiliaires des Récollets et des Jésuites qui exercèrent À 1k dans la colonie un métier appris en France, Ainsi le frère (4 | Cauvet était habile dans l’art de la menuiserie, En 1648 on \ | | le voit s’occuper de la construction de la maison des offices, 4 | | à Québec, Le Frère N. le Faulconnier faisait en même temps ni‘ IE 1l les travaux de la maçonnerie, De son côté le Frère Liégeois 3h | | avait la surintendance générale de la construction. k | | Parmi ces humbles disciples de St-Ignace, on rencontre 4 | des chirurgiens, comme le Frère Florent Bonnemer, dont il pe | importa de modérer le zèle dans la pratique de son art, Mais ne NL h | le plus grand nombre d’entre eux accompagnaient les Pères ‘4 | il ARE dans leurs missions lointaines, soit à Tadoussac et au lac ï 1} rh St-Jean, comme les Frères Charton et Malherbe, soit à la ‘3 | i "re ; mission du St-Esprit, des Outaouais, comme le Frère Le- 54 1R | rite Boesme, soit enfin chez les Hurons, comme les Frères Scot à. | | {LL Drès et Masson. # | | Les Frères jésuites se divisaient en deux catégories, Il y { : il r Ares avait les Frères Coadjuteurs et les Frères donnés ou Frères ” il | || Lans gris. LI oint Les Frères Coadjuteurs les plus marquants furent Jean U 1 | tra- | Liégeois, Ambroise Cauvet, Nicolas Le Faulconnier, Pierre 1 Feauté, Louis Le Boesme et François Malherbe, Le Journal fl nada, des Jésuites en cite plusieurs autres, mais il s'intéresse sur- i

tout au Frère Liégeois, dont il raconte la mort tragique dans de longs détails:

“ Le 29 de mai (1655), c'est l'écrivain du Journal qui parle, une troupe de sept ou huit Agniers, ayant aperçu notre Frère Liégeois dans les champs voisins de Sillery, où il s'occupait utilement et courageusement au service des missionnaires et de leurs néophytes, dans des temps fort dangereux, ils l’investirent tout à coup, le prirent sans résistance, lui percèrent le cœur d’un coup de fusil, et l’étendirent mort à leurs pieds; l’un d'eux lui enleva la chevelure et l’autre lui coupa la tête, qu’il laissa sur la place.

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“ Le Frère Liégeois a passé plusieurs années dans le Canada et il a rendu de bons services à la mission et spécialement au Collège de Québec... De Québec il passa aux Trois-Rivières, où il bâtit une maison commode avec une chapelle pour uos missionnaires et leurs sauvages, De là il revint à Québec, où il s’occupa à perfectionner les ouvrages qu'il y avait conduits autrefois, Enfin durant le fort de la guerre des Iroquois, il fut envoyé à Sillery pour aider ou conduire les sauvages dans la construction d’un nouveau fort, qu'ils faisaient dans les champs. C’est là où il trouva la récompense de ses travaux, je veux dire une mort précieuse, tandis qu’il travaillait à garantir nos néophytes des insultes de l’froquois.

“ Il paraît par nos mémoires, continue toujours l'écrivain du Journal, que le Frère Liégeois fut considéré des gouverneurs de son temps, et que nos Pères avaient en lui une confiance particulière ; puisque pour le service de la mission, et à l’occasion de nos diverses bâtisses, il a plusieurs fois traversé les mers, Je ne trouve point dans les annales, quel était son nom de baptême, (la Relation de 1655 l'appelle Jean), ni de

11} | “OTES EXPLICATIVES 449 Will (ll ans quelle province il était; quoiqu'il en soit, je ne doute pas (il que Dieu ait récompensé son zèle, son courage et ses travaux.” 1 qui Le bon Frère Liégeois fut enterré au bas de la chapelle des | l Jésuites, en dessous de l’autel de la congrégation des hommes, | tre | , À à ie 3 où il a reposé jusqu’en 1878. Le 31 août de cette année-là, ail | a le gouvernement ayant ordonné de faire des fouilles sur le 1 | “x terrain des Jésuites, l'on découvrit plusieurs -quelettes dont | | lui un était privé de son crâne. C'était sans aucun doute celui 4) | Là du Frère Liégeois, qui après avoir été tué de la mauière fl Al lui atroce que l’on sait, eut la tête coupée par les sauvages qui All Il la laissèrent sur place. Les Pères Jésuites De Quen et Du all { Perron vinrent plus tard partager avec le frère Liégeois la Al { Ne demeure funèbre d’où ils furent tirés tous trois en 1878, il 1 ada placés dans un des magasins militaires, puis transportés au 14 1 | eu cimetière Belmont, et finalement dans la chapelle des Ursu- | dl iè- lines, HS OUT Après un témoignage aussi flatteur donné sur le compte 11] {l | ué- du Frère Liégeois par l'écrivain du Journal des Jésuites, on | pl ait est fondé à croire que le rôle du frère coadjuteur ne se limi- mal nr Lro- tait pas seulement à accompagner les Pères dans leurs mis- # | jf au- sions évangéliques, Lui aussi travaillait à sa manière à con- CUT ent vertir les sauvages infidèles et à ramener au bien var l’exem- % | ! ses ple des vertus, ceux des Français qui auraient chercher à s’en | 1! ail- écarter, Plusieurs Frères furent ainsi les victimes de leur dé | ll dévouement à la foi catholique, les uns recevant des blessures A Il du graves, d’autres trouvant la mort de la main des sauvages ou ni Qu urs dans des pérégrinations périlleuses. C’est ainsi que le Frère 5: At nce Gaspard Goüault, apothicaire, de Poitiers, destiné pour la mis- sl il ( loc- sions des Hurons, et fort bon garcon, d’après le Journal des ° pat les Jésuites, périt dans un naufrage au Cap à l’Arbre, c’est-à-dire EU son à St-Jean Deschaillons, avec sept de ses compagnons de je de voyage. DA # ul fi ali | Ÿ | HU ENRUTE fl WA

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