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Ouest tant cherché par tous les navi-
gateurs.
Un de ceux qui étaient retournés
du Canada en 1612, nommé Nicolas de
Visgnau, lui assura aue le lac où l'Ou- [æ) ? À
taouais prenait sa source, se déchar- !
geait dans la mer du Nord, sur ie rivage É
de laquelie il disait avoir vu de ses | ] propres yeux les débris d'un vaisseau ; le et ies chevelures de quatre-vingts An- ‘ et:
glais qui formaient l'équipage. Ce récit | jus paraissait d'autant plus vraisemblable, . dé que ies Anglais avaient tout récem- | jusc
ment poussé leurs coursesavantureuses Bi
jusque dans les profondeurs de la baïé d'Hudson. Le chancelier de Sillery, le maréchal de Brissac, le président Jeannin, et autres personnes graves, furent d'avis que Champlain ne devait pas négliger de voir la chose en per-
sonne,
Il partit donc de l’île Sainte-Hélène,
le 27 de mai 1613, avec quatre français et un sauvage, et remonta l'Outaouais jusqu’à la résidence de Tessouat, chef des Algonquins de lIle, c’est-à-dire jusqu’à l'île des Allumettes. Tessouat,
qui avait déjà fait la connaissance de
Champlain, les années précédentes, reçut cette visite inattendue et inespérée, avec toutes les marques de la plus vive satisfaction. Il prépara. un grand festin, pour souhaiter la bien-
venue à ces hôtes extraordinaires.
Tous les principaux chefs devaient s’y
trouver, et, là, Champlain leur ferait connaître ses intentions et le hut de
son voyage
Le repas fini, il fallut, suivant la coutume, fumer le calumet pendant une demi-heure ; après quoi, Cham-
plain leur exposa, qu'il était venu
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