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d'abord pour les visiter et lier ay
ec eux une amitié encore plus durable, mais
aussi pour leur demander ce qu'ils lui avaient déjà Promis, c'est-à-dire, de lui faciliter Je Voyage de la mer dn Nord, que de Vionau Prétendait avoir vue l'année Précédente,
De Vignau, qui n'avait jamais ét6 plus loin que la cabane de Tessouat, ne pouvait plus échapper à une conviction des plus humiliantes et des plus terribles. Tessouat et les autres Capitaines, indignés d'une si im pudent: imposture, S'écrièrent «
qu'il le
fallait faire mourir, ou qu'il dit celui avec lequel il y avait été, et qu'il déclarût les lacs, rivières et chemins par lesquels il avait passé.” De Vignau n'avait garde à’accepter un pareil déf ; il avait toujours compté que les diffi-
cultés incroyables d’un pareil voyage
effraieraient Champlain, su qu’enfin,
quelque obstacle insurmontable finirait |
par lasser son courage, et qu’ainsi, “
après avoir fait sans dépense le voyage :
du Canada, il n’en toucherait pas moins.
la récompense promise à sa prétendue |
découverte. hs un
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N ples, l’année pré
+ Lu Lé + Ne " «
AVE greg de ( Après avoir songé à lui,” ilse Jeta
à genoux aux pieds de
Champlain, et dem anda
SON pardon.
“ Ainsi, transporté de colèr
e, dit Champl
ain, je le fis retirer, ne le
Pouvant plus endurer devant moi, ”
Les Algonquins vou-
aient absolument en faire }
onne justive, et, si
Champlain ne leur eût défendu de lui f,
aire
aucun mal], ils l'evssent failliblemen
tmisen Pièces.
Cette expédition, quoique manquée
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dans son objet Principal, eut néanmoins
| ün excellent résultat. Tous ces peu-
cédente, aVaient été si
mécontents des traiteurs, qu'ils avaient pris la résolution de ne plus descendre; et il fallui tout l’ascendant que Champlain avait sur eux pour les ramener
à de meilleures dispositions.
De retour en France, Champlain s'occupa de mener à bonne fin les négociations qui n'avaient pu se ierminer avant le départ des vaisseaux, et réussit enfin à former une puissante compagnie, qui devait se composer des marchands de Saint-Malo, de Rouen, et de la Rochelle : mais les Rochelois furent
si longtemps à accepter les conditions,
Samuel de Ch amplain
BAS RENR qu'on les laissa de côté
et les Bretons «
: les Normands Prirent l'affaire moitié par moitié, ”
À peine cette société des Marchands
était-elle Îormée, que quelques malouins incommodes, fâchés de ne s'être
Pas présentés à temps, et ne Pouvant contester les droits de la compagnie, eurent l'adresse de faire insérer, “ au Cahier général des états” nn article
demandant que la traite fût libre pour
toute la province. Champlein, voyant
ACore sur le point d’é
chouer un projet qui sembl]
ait promettre un meilleur
avenir à sa chè
l'intérét qu'il as
fut Maintenue d
Non content
Procurer un bien
Spectacle de tant
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plain S'ocCcupait en même te que tous les avant
ni loi, sans dieu et
re colonie, alla tron
le prince de Condé, et Jui re
Il plaida si bien la cause, que |
ans ses droits.
d'assurer le
Matériel de ]a Nou velle-Franco
encore plus p
Champlain
né
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Présenta
à ne point laisser annuler un Priviléce aussi
Cessaire.
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Progrès
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de peuples sans foi,
Sans reiivion,
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il avait PU le const
ater d Foyages, ay
ans tous ses
UX infidèles. « Je Jugeai à Part moi dit-il ue ce serait faire une Srande f.
aule, si je ne m'em- Ployais à leur Préparer quelque moyen Pour les faire venir à la COhnaïissance
de Dieu. ” C
Jusque-]} d'exécuter ce sai
" c'est qu'il fallait fai
qui eût excége Ses Moyens ”: ef il com- Prenait mieux UC personne Ja diff.
culté de Pourvoir aux frais et à l'en.
tretien d'une mission. Surtout ave
Cune
compagnie dont plusieurs des membres
étaient calvinistes.
Ayant eu occasion de s’en ouvrir à
plusieurs, et, entre autres, au sieur Houel, celui-ci lui suggéra de s'adresser aux Récollets, lui promettant son appui et toute l'influence qu’il pouvait avoir auprès du provincial, le P.du Verger. Afin de faciliter cette bonne œuvre, Champlain alla lui - même trouver les cardinaux et les évêques qui s'étaient rendus à Paris pour la tenue des états-généraux, et réussit à
recueillir une somme de près de quinze
cents livres pour l’achat des choses les
plus nécessaires,
Toute l’année 1614 fut aïinsi employée à consolider les réglements de la compagnie des marchands, et à préparer les voies aux missionnaires. Enfin, au printemps de 1615, Champlain repartit de France avec quatre relie gieux récollets : le P. Denis Jamay, commissaire, le P. Jean Dolbeau, le P, Joseph le Caron et un frère, nommé
Pacifique du Plessis. Ils arrivèrent à
Tadoussac le 25 de mai.
Aussitôt que les barques furent prêtes, Champlain se rendit à Québec, où, de concert avec le P. Dolbeau, il
détermina l'emplacement de la pre-
mière église du pays, et du logement
des Pères qui devaient la desservir.
L'habitation occupait tout le milieu de la pointe de Québec, c’est-à-dire, le terrain renfermé entre la Place et les rues Notre-Dame, Sous-le-Fort et Saint- Pierre. Impossible de loger une chapelle dans l'enceinte, elle contenait déjà le magasin, trois corps-de-logis et
quelques petites dépendances, et la
nilieu ire, le et les Saint- Chaenait ris et
t Ja
ee plus petite bâtisse eût Complètement
absorbé tout l'espace qui servait de Cour intérieure. Dv côté du Îleuve, il ne restait puères que la largeur de la rue Saint-Pierre : en arrière il fallait laisser un Passage. Enfin du côté du Saut-a1-Matelot il n’y avait qu’une Petite lisière de terre qui venait mourir au pied de la côte actuelle de Ja basse ville ; une chapelle, placée de ce côté, eût obstrué les défenses de Ja place, Sans Compter qu'elle eût été sérieuse.
ment exposée à nos trop fréquentes
tempêtes Ze nord-est, I] n'y avait donc
qu'un seul endroit convenable ; l'anse
du Cul-de-Sac, dans le voisinage du jardin de Champlain, offrait un assez joli fonds, retiré et solitaire, comme il
convient à la maison de Dieu.
Moins d'un mois après, le 25 de juin 1615, le P. Dolbeau y disait la première messe, et les offices continuèrent à s’y célébrer régulièrement tous les
dimanches.
Cette année enfin, après tant de re-
tards et de désappointements, Cham-
plain put réaliser et compléter ce qu'il
n'avait pour ainsi dire qu'ébauché en
16138, l'exploration des pays de l’ouest, et un commencement de colonie chez
les Hurons,
Toutes ces entreprises, cependant, ne pouvaient être menées à bonne fin, que par le moyen et le concours des nations indigènes. Cette année, plus que jamais, les sauvages, descendus à la traite, représentèrent vivement à Champlain, que, si on ne leur prêétait un secours efficace, il devenait de plus
| en plus impossible de quitter leur
| pays, pour venir de si loin s’exposer
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