DAS
br
une alliance qui semble avoir été mé-
agée par le concours de M. de Monts,
# Le 27 décembre, il signa à Paris son
contrat de mariage avec demoiselle L Hélène Boullé, fille de Nicolas Boullé, M secrétaire de la chambre du roi, et de ; dame Marguerite Alix. A cet acte | assistèrent, comme témoins, le sieur L de Monts, qui portait encore le titre }
de lieutenant-général du roi, et plu:
sieurs membres de sa compagnie qui avaient contribué à la fondation de
Québec. Le mariage se fit probable :
ment vers le commencement de l’annét 4
1611. Hélène Boullé n'avait encor
que douze ans, et elle avait été élevé ; dans le calviniste ; tandis que Cham ®
plain était parvenu à un âge mûr, c#
elle À se faisait gloire d’être catholique sinmoi À Boullé. cère ; cette union fut cependant heu- ‘1 : td 1 reuse. Il instruisit lui-même la jeune O1, e e à | { - personne, et eut le bonheur de la concet acte à “vertir à la foi catholique, à laquelle - ‘à que, € q le sieul :
le titre Ile demeura toujours fermement atta e
hée pendant le reste de sa vie. A
et plu#
cause de son extrême jeunesse, elle agnie qui"
| demeura à Paris auprès de ses parents lation de 4 P P ;
robable + ce ne fut que dix ans plus tard P
que elle suivit son mari au Canada.” je l’annét
it encort {
& élevé! « Dès le premier mars 1611, Champlain e à
1e Cham
,. @ada. La traversée fut longue et pée mur, ec E l
Pont-Gravé repartirent pour le Ca-
rilleuse. En approchant du Grand- Banc, le vaisseau se trouva enveloppé de brumes épaisses, au milieu d’énor- :
mes banquises de glaces. Nos voyageurs furent ainsi entre la mort et la !
vie pendant plus de deux mois, et h’arrivèrent à Tadoussac que le 18 de |
mal.
A Québec, Du Parc et ses compa- « gnons avaient passé un fort bon hiver, M
sans maladie, ni accident.
Champlain se rendit immédiatement
au Grand-Saut, où il arriva le 28, rame- *
Lt Grandnveloppé au d’énor-
(os voya-
ort et la
COMpPa- «
)n hiver, 4
nm:
hant avec lui S
avignon. Les Algon.
quins dev
alent y être rendus dès Je 20,
Mais n'arrivèrent que le 13 de Juin,
Les traiteurs, qui, l’année précë.
dente, étaient montés au-deyant des
ap de la Victoire, se rendirent, cette année (1611
qu'au Grand-Sant.
Sauvages, Jusqu'au c
), jus- Une des raisons qui les fit aller si loin, fut sans d'épargner à ceux qui descendaient à la traite les da) an long Voyage $ 410quois; mais la
alité des Marchands était surtout
et les atta es riv
ce Qui les faisait Courir à ]
‘encontre
de ces barbares, pour enlever plus tôt
leurs riches pelleteries.
fn attendant l’arrivée des sauvages Champlain s’occupa à faire une exploration plus complète des environs du Grand-Saut, “afin de trouver un lieu convenable pour la situation d’une habitation, et d'y préparer une place pour y bâtir. Je considérai, dit-il, fort particulièrement le pays ; mais en tout ce que je vis, je ne trouvai point de lieu plus propre, qu'un petit endrait qui est jusques où les barques et chaloupes
peuvent monter aisément, néanmoins
g BE: HS SEE 1 EE PE
avec un grand vent, ou à la cirque, à
cause du grand courant d’eau ; car,
plus haut que le dit lieu (qu’arons
nommé la Place-Royale), y a quantité de petits rochers, et basses qui sont fort dangereuses... Avant donc reconnu fort particulièrement et trouvé ce lieu un des plus beaux qui fût en cette rivière, je fis aussitôt couper et défricher le bois de la dite Place-Royale, pour la rendre unie et prête à y bâtir.”
Sans paraître regretter sa fondation première, Champlain prévoyait le moment où il u”viendrait nécessaire d'éta-
blir de nouvelles habitations ; et, en
nn
désignant d'avance l'emplacement de la florissante ville de Montréal, il ne montra pas moins de sagesse et de hauteur de vue que dans son premier choix. Malheureusement, l’état de dénuement dans lequel on le laissa pendant plus de vingt ans, ne lui permit pas de réaliser toute la grandeur de
ses projets.
L'affection et la confiance que lui témoignèrent, cette année, tous les sauvages qui vinrent à la traite, est une preuve frappante que la conduite qu'il
avait tenue, était en effet le vrai moyen
(re ro DE CEUR SES e me 53
SR
te
it de
il ne
et de
emier de déa penpermit
ur de
e lui es SaUst une
e qu'il
oyen
ni # Lu A À o ; ‘a Ê à
ns Her mns chan e
de s'attacher ces nations, et par suite de les amener insensiblement à la connaissance de l'Evangile, et à la lumière
de la civilisation.
Aussitôt arrivé en France, Champlain se hâta d’aller trouver M. de Monts, pour lui faire connaître les belles espérances qu’on pouvait se promettre des Alsonquins et des Hurons, pourvu qu'on leur prêtàät du secours dans leurs guerres, comme il leur avait été promis. Mais les associés, fatigués des dépenses, ne voulurent plus con-
tinuer l'association, parce que, sans
privilége, le commerce devenait ruineux. “M. de Monts convint alors avec eux de ce qui restait en l’habitation de Québec, moyennant une somme de deniers qu'il leur donna pour la part qu'ils y avaient, et envoya quelques hommes pour la conservation de la place, en attendant qu'il püt obtenir une commission. Mais des afluires de conséquence lui firent abandonner sa poursuite, ” et il remit la chose entre
les mains de Champlain.
Sur ces entrefaites, arrivèrent les
vaisseaux de la Nouvelle-France (1612).
Er
SRE ni he EN Pegs E L En
A jait rue Ils rapportèrent que les sauvages, cette nt alors année, étaient descendus au saut Sainthabit Louis au nombre de plus de deux scie cents, avec l'espérance d'y rencontrer
la part Champlain ; qu'ils avaient paru fort ar la p:
contrariés de ne pas l’y voir, après les quelques
on de la N espérances qu'il leur avait données. Ce
t obtenir On les avait assurés qu'il tiendrait sa O
dhidéu-de | promesse, et reviendrait l’année suiures
vante ; ce qu'il fit en effet. Mais cerains traiteurs, poussés par la jalousie
et l'esprit de lucre, ne manquèrent pas
lonner sa 1 #
rent Îles di Jju'quà assurer à ces peuples que ce(1612).
de profiter de cette circonstance, pour
faire courir de faux bruits, et allèrenr
Champlain était mort, et qu’ils ne de- ?
vaient plus compter sur son retour.
Champlain, cependant, travaillait activement à remédier à tous ces désordres. Il jugea que le plus sûr moyen de faire réussir une entreprise qui intéressait l'honneur de la religion et
de la France, était de mettre la nou-# unc
de
velle colonie sous la protection de opt:
entreprises, lui remontrant l'imporMdate,
tance de l'affaire, les moyens de lMmois,
saisine [ER
ne de- : régler, et la ruine totale dont elle était out. à menacée au grand déshonneur du nom (À français, si Dieu ne suscitait quelqu'un qui la voulüt relever. Le comte promit, sous le bon plaisir du roi d'en moyen prendre la protection.” ise qui} lision «ti Charaplain présenta, en conséquence,
la nou-h june requête au roi et à son conseil ; et
tion ac} 4 | obtint que le comte de Soissons serait
Ne Re
e, et Saw à [nomimé gouverneur et lieutenant-cé- L princl Léa de la Nouvelle - France, Celuisaintes ci recut ses lettres de commission en
Rdate du 8 octobre 1612
impor ,et,le 15 du même
| | Anois, Champlain était nommé son
ra
S de 14
LE